Epidémies : sale temps pour les virus

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L'hiver tarde, et avec lui ses traditionnelles épidémies, telle la grippe ou la gastroentérite.
Signe de températures trop douce pour la saison, certaines allergies printanières font déjà leur apparition.©Public Domain

Epidémie de grippe inexistante, virus en retard, infections plus résistantes, allergies précoces… En attendant l’arrivée prochaine du froid, la douceur inhabituelle sème le bazar dans les cabinets médicaux.

L’exceptionnelle douceur de cet hiver a beau être agréable, elle n’est pas sans induire d’étonnantes conséquences, jusque dans les salles d’attente des cabinets médicaux.

L’épidémie de grippe en retard

Certains virus, que l’on subit habituellement plus tôt dans la saison, sont en effet en retard, à l’image de la grippe. « La grippe commence habituellement à se manifester durant la deuxième quinzaine de décembre. Or cette année, nous n’avons rencontré que quelques cas sporadiques et le virus, qui préfère le froid et l’humidité, est beaucoup moins présent qu’à l’accoutumée », témoigne le docteur Grégory Roucher, médecin généraliste à Mions, dans l’Est Lyonnais. Le froid, en effet, a tendance à fragiliser les voies respiratoires, ce qui, lié au fait que l’on reste plus volontiers confiné à cette période, contribue à propager le virus. Ces conditions n’étant pas encore réunies, les praticiens ne font pas face à la traditionnelle affluence de patients : « Les pathologies infectieuses représentent normalement à cette époque de l’année 75% de nos consultations. Or la proportion est moindre cette année ».

Des virus plus costauds

Serait-on moins malade, en ces temps de douceur climatique ? Si certaines pharmacies confirment une baisse (légère !) de vente de médicaments, quelques virus semblent pourtant s’accommoder parfaitement de cette situation digne d’un mois de mars, ni trop chaud, ni trop froid…
Des virus plus résistants, et donc plus virulents : bronchites, rhinopharyngites, trachéites ou otites ont ainsi tendance à traîner en longueur. C’est également le cas de la bronchiolite : « les cas sont plus sévères : j’ai dû faire hospitaliser quatre nourrissons en décembre, au lieu d’un seul de temps à autre », révèle le docteur Roucher.

Des allergies incongrues à cette époque

Autre étrangeté de cet hiver, une recrudescence précoce de rhinites et de conjonctivites. Signe d’une nature qui ne sait plus à quel saint se vouer, la pollinisation est en avance (ou en retard !) et engendre son lot d’allergies habituellement coutumières du début du printemps ou de l’automne.
Selon les prévisions, un climat plus conforme aux habituelles saisonnières devrait gagner le pays dans le courant de la semaine prochaine. Le vrai hiver arrive. Les grippes et autres gastroentérites aussi…
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A savoir


Comme chaque année, le pays sera frappé par son habituelle épidémie de grippe saisonnière. L’hiver dernier, ‘’sur les 9 semaines de l’épidémie, un excès de 18300 décès a été estimé, qui a majoritairement concerné les personnes âgées’’, selon l’Institut National de Veille Sanitaire, qui rappelle toute l’importance de la vaccination, notamment pour personnes à risques (seniors, fammes enceintes, malades chroniques…) et les professionnels de santé.

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