Les enfants concernés souffrent pour la plupart de troubles d'apprentissage de la lecture ou de troubles de la coordination du geste volontaire. ©Shutterstock

Votre enfant écrit lentement, de manière irrégulière ou peu soignée ? Peut-être faut-il consulter un graphothérapeute… Les explications de la graphothérapeute Josiane Gontard, spécialiste des troubles de l’écriture à Lyon et à Sorgues.

Qu’est-ce que la graphothérapie ?

Schématiquement, il s’agit d’une technique de rééducation… de l’écriture. L’objectif est de retrouver de la lisibilité et de la vitesse. Mais aussi de libérer l’écriture afin qu’elle soit le reflet de la personne.

 

Quelles sont justement les personnes concernées ?

Des enfants à partir de 5 ans et des adolescents souffrant de dysgraphie (troubles de l’apprentissage de la lecture) ou de dyspraxie (troubles de la coordination du geste volontaire). Beaucoup souffrent de troubles de l’attention ou de la concentration. Ils ne sont pas encore en échec scolaire mais vivent mal leurs difficultés d’écriture. On traite aussi de plus en plus d’adultes en manque de confiance ou souffrant d’une maladie neurodégénérative comme Alzheimer.

 

Troubles de l’écriture : les signes qui ne trompent pas 

Comment détecter ces problèmes d’écriture ?

Si votre enfant présente une écriture peu soignée, manquant de lisibilité, voire carrément illisible, lente, maladroite ou sinueuse, il ne faut pas hésiter à consulter.

En cas de doute, on fait passer un entretien oral et un bilan graphomoteur complet (posture, tenue du stylo, rapidité, déroulement du geste graphique…). L’objectif, identifier l’origine et les raisons de ces troubles de l’écriture.

L’analyse approfondie des résultats va donc permettre de comprendre comment et quand sont intervenus ces troubles de l’écriture, examen indispensable avant d’entamer une thérapie.

 

Comment les régler ?

En travaillant d’abord sur des techniques de relaxation du geste graphique, qu’il s’agisse d’exercices respiratoires, de sophrologie ou d’hypnose (voir encadré).  Le reste de la séance est consacré à divers exercices de motricité. Par exemple sur de grandes feuilles A3 ou au tableau, avec des crayons multicolores très gras pour faciliter l’acquisition du geste. En effet, la rééducation ne porte pas seulement sur l’écriture elle-même, mais aussi sur le dessin de quelques formes fondamentales (boucles, coupes, arceaux, hélices, etc.). Il s’agit de faire travailler l’enfant sur la souplesse et l’aisance dans le geste. On insiste aussi sur la posture, la bonne position corporelle durant les exercices.

 

Quelle est la durée du traitement ?

En moyenne, une dizaine de séances de trois quarts d’heure permettent à l’enfant d’acquérir une écriture homogène. Et donc de retrouver de la confiance en lui.

 

À SAVOIR

Médecine douce en fort développement en chirurgie comme en psychiatrie, l’hypnose est aussi efficace en matière de graphothérapie, notamment pour traiter les troubles des hauts potentiels (enfants précoces ou philo-cognitifs). « La technique consiste à mettre le patient dans un état modifié de conscience (entre sommeil et relaxation) pour influer sur sa concentration, son hyperactivité, ses phobies scolaires… », explique Josiane Gontard qui collabore ainsi régulièrement avec l’hypnothérapeute lyonnais Jacques Marcout.

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