ronflement : conséquence d'une vibration du pharynx
Les ronflements peuvent entraîner des problèmes au sein d'un couple. © Pexels

Passé 50 ans, quatre personnes sur dix sont victimes de ronflements. Un bruit rauque et très souvent gênant, émis à la suite d’une forte vibration du pharynx. On sait que ce phénomène s’explique à travers l’âge, le poids et le sexe du dormeur, mais aussi par une foule d’autres facteurs comme la position durant le sommeil, une fatigue passagère ou chronique, la consommation d’alcool ou de tabac, etc. Le point sur un désagrément nocturne potentiellement pénible pour l’entourage et qui peut aussi cacher un éventuel problème respiratoire.

Le ronflement touche au quotidien 40% de la population de plus de 50 ans. Mais les adultes plus jeunes peuvent aussi être concernés par ce que l’on nomme également la ronchopathie, pour de multiplies raisons. Tout comme les enfants, dans une bien moindre mesure.

 

Qu’est-ce que le ronflement ?

Handicap nocturne, le ronflement est la conséquence directe de vibrations inhabituelles du pharynx. Pour des raisons variées, les muscles de l’arrière de la gorge, du voile du palais, de la luette et du palais se relâchent durant le sommeil. Ils prennent alors plus de place et encombrent les voies respiratoires. À l’inspiration, l’air a donc du mal à se frayer un chemin, entraînant la vibration du pharynx et par conséquence le ronflement.

Ces ronflements ont un impact direct sur la qualité du sommeil. Le sommeil d’un ronfleur est en effet fréquemment entrecoupé par des micros-réveils. Selon leur nombre, ces réveils intempestifs nuisent au côté réparateur du sommeil.

 

Quelles sont les causes du ronflement ?

Plusieurs facteurs peuvent déclencher un ronflement. On sait que l’âge du dormeur, qui devient plus facilement sujet au ronflement en vieillissant, joue énormément. Au fil des années, les tissus musculaires de la gorge ont en effet tendance à se relâcher.

Le genre a également une incidence. Les hommes, du fait de leur pomme d’Adam qui réduit l’espace nécessaire au passage de l’air, ronflent plus que les femmes. Ces dernières, en revanche, sont de plus en plus concernées après la ménopause.

Le surpoids ou l’obésité, aussi, favorisent la ronchopathie. Un excès de poids entraîne en effet un rétrécissement des voies respiratoires.

Il existe également des causes ponctuelles aux ronflements, liées à l’état de santé et/ou à l’hygiène de vie d’une personne. Un nez bouché, un manque de sommeil, une position sur le dos pour dormir, une fatigue importante sont autant d’éléments susceptibles de provoquer des ronflements. Tout autant qu’une obstruction nasale déclenchée par une déviation de la cloison nasale, une rhinite allergique ou encore une angine.

Une surconsommation d’alcool ou de tabac peut aussi favoriser l’apparition de ronflements.

La prise de médicaments, tels les somnifères, en entraînant un relâchement des muscles de la gorge, peut aussi déclencher des ronflements.

 

Quelles conséquences au quotidien ?

Le ronflement régulier peut entrainer des répercussions plus ou moins lourdes sur la vie sociale. Un ronfleur, du fait d’un sommeil altéré, a ainsi des chances d’être fatiguée au cours de la journée, de faire face à une somnolence impromptue et donc de manquer de vigilance.

Le ronflement a également des conséquences sur la vie de couple. Le bruit généré peut en effet empêcher le partenaire de dormir convenablement. Ce qui a une incidence sur sa propre qualité de sommeil, et donc sur son humeur et sur sa santé en général.

 

Ronflements : quand faut-il s’inquiéter ?

Les ronflements sont généralement bénins et sans gravité. Mais il est important de consulter un médecin en cas d’apparition de certains symptômes : fatigue importante, défauts de concentration, maux de têtes, anxiété, troubles de la mémoire…

Le ronflement est également l’un des symptômes du syndrome d’apnée du sommeil. Celle-ci se caractérise par une interruption passagère de la respiration durant le sommeil. Ces pauses respiratoires peuvent durer entre dix et trente secondes. Et avoir de lourdes incidences sur la santé : maux de tête au réveil, des troubles de la libido, troubles cardiaques, etc.

 

Comment lutter contre les ronflements

Des traitements peuvent être mis en place en vue de faire disparaître les ronflements. Ils seront adaptés par le médecin (généraliste ou spécialiste du sommeil), selon leur ampleur. En cas ronflements quotidiens modérés et sans gravité, de simples mesures d’hygiènes du nez peuvent suffire. L’objectif : désencombrer le nez et favoriser ainsi une respiration fluide. Des gouttes peuvent être administrées.

Des dispositions peuvent aussi être prises pour améliorer l’hygiène du sommeil, à commencer par le port d’une ceinture positionnelle la nuit. La pratique régulière d’une activité physique ou la diminution de la caféine le soir sont autant d’éléments favorisant un meilleur sommeil.

En cas de ronflements plus importants, le port d’une gouttière buccale peut porter ses fruits, en contrant le relâchement des muscles de la bouche.

Une intervention chirurgicale sur le voile du palais peut aussi être proposée dans les cas les plus graves.

 

Qui aller voir en cas de ronflements ?

Le médecin traitant est la première personne à aller consulter en cas de ronflements gênants. Toutefois, si le problème persiste, le médecin traitant peut orienter son patient vers un ORL. Un bilan oto-rhino-laryngologiste sera effectué afin de déceler une éventuelle cause ORL (déviation de la cloison nasale, etc.).

En cas de ronflements accompagnés d’apnée du sommeil, il est possible que le médecin traitant passe le relais à un spécialiste du sommeil.

 

À SAVOIR

Une personne qui ronfle peut émettre un son atteignant les 100 décibels. Ce type de ronflement équivaut au bruit d’un camion qui passe.

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