Cancer de la prostate : quels traitements

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Avec près de 70 000 nouveaux cas enregistrés en France en 2008, le cancer de la prostate est le cancer masculin le plus fréquent et le deuxième plus meurtrier avec près de 10 000 décès par an. Lorsqu’il est dépisté à temps, les médecins disposent d’une panoplie de traitements efficaces pour en venir à bout. […]

Avec près de 70 000 nouveaux cas enregistrés en France en 2008, le cancer de la prostate est le cancer masculin le plus fréquent et le deuxième plus meurtrier avec près de 10 000 décès par an. Lorsqu’il est dépisté à temps, les médecins disposent d’une panoplie de traitements efficaces pour en venir à bout.

Le traitement chirurgical du cancer de la prostate

L’ablation de la prostate ou prostatectomie totale est aujourd’hui, en France, la technique de référence.
Recommandée en cas de cancer localisé à l’intérieur de la prostate, la prostatectomie, incisionnelle ou coelioscopique, est efficace avec un taux de récidive locale faible.
En revanche, les effets secondaires en termes de fonctions érectiles sont réels, puisqu’en l’absence de traitement médicamenteux spécifique plus d’un patient sur deux ne récupère pas d’érection satisfaisante.
Une récupération qui est aussi fonction de l’âge.

Le traitement par radiothérapie externe

Le traitement par radiothérapie externe consiste à envoyer des rayons radioactifs sur la prostate. Un traitement qui a beaucoup évolué pour traiter, aujourd’hui, « dans la limite du contour de la prostate ». Cette technique nécessite une cinquantaine de séances en moyenne.
Il existe un risque de récidive tumorale à plus ou moins long terme avec impossibilité d’avoir recours à la chirurgie ; dans ces cas les ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) sont un recours possible.
Il existe aussi un risque d’effets secondaires parfois à l’origine de complications sérieuses.

Le traitement par curiethérapie

Technique en vogue aux Etats-Unis, la curiethérapie repose sur l’implantation directe de sources radioactives, dans le tissu prostatique. Ces grains vont permettre une irradiation localisée et progressive de la tumeur, permettant un surdosage en évitant une irradiation excessive de la vessie et du rectum. L’effet des grains s’atténue au fil du temps et est quasiment nul au bout de 8 mois/1 an.
En cas d’échec, la chirurgie est quasi impossible et la seule réponse est la castration chimique (hormonothérapie).

Les ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) ou Ablathermie®

Les ultrasons focalisés de haute intensité ou Ablathermie sont un traitement local conservateur de la prostate. Généralement une seule séance suffit et, en cas de récidive, le traitement peut être répété. De même, il est possible d’appliquer ce traitement sur une prostate déjà irradiée (hors Curiethérapie) si une récidive localisée est prouvée. Une avancée médicale importante, car jusqu’à présent, il n’existait pas de deuxième chance pour ces patients en échec.
En revanche, il n’est pas possible d’opérer en cas d’échec ; ce traitement est donc réservé à des tumeurs peu agressives et/ou des patients âgés de plus de 70 ans.
Il existe de nombreux témoignages de patients sur le traitement par Ablathermie.

Les solutions de traitement par hormonothérapie

La castration chimique n’a pas de visée curative. Elle agit en s’opposant à l’action des hormones mâles sur la prolifération des cellules cancéreuses de la prostate et des métastases. Utilisé dans les cas de cancers métastasés, ce traitement principalement palliatif n’a qu’un effet transitoire.

Catherine Foulsham

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