le syndrome de casse-noisette est une maladie rare que l’on peut traiter par chirurgie robotique
Aux HCL, on opère le syndrome casse-noisette au robot AU ROBOT

Douloureux et méconnu, le syndrome de casse-noisette est une maladie rare que l’on peut aujourd’hui traiter par chirurgie robotique. C’est le cas à Lyon, où cette technologie pionnière est utilisée depuis plusieurs années. Les explications du Pr Sébastien Crouzet, urologue aux HCL.

 

Aux HCL, on opère le syndrome casse-noisette au robot AU ROBOT
Le syndrome de casse-noisette est une maladie rare que l’on peut traiter par chirurgie robotique

Le syndrome de casse-noisette, qui se manifeste par l’écrasement de la veine rénale gauche, toucherait approximativement plusieurs dizaines de personnes chaque année en France. Cette affection abdominale entraîne alors une douleur chronique peu supportable par le patient.

Généralement traité par chirurgie ouverte, le syndrome de casse-noisette est désormais soigné par voie robotique. C’est notamment le cas dans les services d’urologie des Hospices Civils de Lyon. Les premières interventions chirurgicales utilisant le robot Da Vinci y ont été réalisées dès 2017. Le professeur Sébastien Crouzet, urologue aux HCL, explique ce syndrome encore méconnu.

 

Qu’est-ce que le syndrome de casse-noisette ?

Le syndrome de casse-noisette ou « Nutcracker syndrome » concerne aussi bien les hommes que les femmes, quel que soit leur âge. Il est lié à la compression de la veine du rein gauche entre l’artère mésentérique supérieure et l’aorte.

Cet écrasement entraîne une hypertension veineuse qui peut se traduire par des varices, une hématurie, une douleur chronique et invalidante pour le patient. Encore sous-évalué, le syndrome n’est pas toujours diagnostiqué à temps. Les patients souffrent parfois longtemps avant qu’un protocole de traitement ne soit validé. La douleur peut s’avérer si intense que les personnes atteintes sont placées sous morphine et font l’objet d’un arrêt de travail.

Plusieurs techniques de chirurgie ouverte visent à diminuer voire supprimer la compression de la veine rénale gauche. La méthode « stents » consiste à implanter des petits ressorts dans la veine pour la maintenir ouverte. Cela contraint le patient à suivre un traitement médicamenteux à base d’anti-coagulants. Une autre méthode consiste à transposer la veine un peu plus loin. Mais le taux d’échec de cette intervention est assez important.

 

Syndrome de casse-noisette : un robot pour aider le médecin

Le syndrome de casse-noisette était auparavant exclusivement traité par chirurgie ouverte, grâce à l’autogreffe consistant à prélever le rein gauche pour le déplacer ailleurs. Cette intervention lourde nécessitait environ 10 jours de convalescence pour le patient.

Le robot Da Vinci est une prouesse technologique qui, grâce à des pinces articulées et une caméra 360°, retranscrit fidèlement les mouvements des mains d’un chirurgien. Il permet le traitement du syndrome sous coelioscopie non invasive. Les manettes de commande permettent de guider les quatre bras articulés du robot qui travaillent à l’intérieur du corps du patient. Le chirurgien effectue quelques ponctions à travers la paroi abdominale, ce qui permet de réaliser des sutures complexes.

La première intervention chirurgicale robotisée européenne a été réalisée en 2017 aux HCL. Ses avantages sont indéniables. La chirurgie robotique permet dans un premier temps de réaliser des petits points de ponction ainsi que des sutures fines. Et donc de limiter les douleurs post-opératoires tout en obtenant un rendu esthétique satisfaisant. Par ailleurs, les patients peuvent rentrer chez eux au bout de deux jours.

 

À SAVOIR

Chaque année, les Hospices Civils de Lyon traitent 5 à 6 cas du syndrome de casse-noisette ou « Nutcracker Syndrome ». Cette pathologie demeure rare et encore sous-évaluée dans la mesure où le diagnostic exact est souvent posé tardivement.

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