Durant notre sommeil, notre inconscient nous envoie des messages à travers nos rêves. ©Shutterstock

Convaincu que nos songes nocturnes sont des messages émanant de notre inconscient, le psychanalyste et onirologue Tristan-Frédéric Moir, spécialiste du langage du rêve, décrypte les dix grandes symboliques du rêve.

Ne plus pouvoir courir, crier ou être paralysé

Ce type de scénario révèle que le rêveur se sent impuissant par rapport à une situation à laquelle il ne peut pas échapper. Sa vie est ralentie, et ce ralentissement s’est mué en un vrai blocage. Il convient alors d’analyser les raisons pour lesquelles le rêveur ne peut pas échapper à cette situation ou aller plus vite dans sa vie. Ce rêve est le reflet d’une forte angoisse.

 

L’escalier

Si nous en rêvons, cela signifie que nous progressons, niveau par niveau. Il peut s’agir d’un enseignement, d’un livre que nous lisons, d’un travail psychique que nous entreprenons. L’escalier représente une méthode déjà éprouvée par d’autres, ou encore une structure psychique interne solide qui nous permet d’entreprendre cette démarche particulière, que nous descendions ou remontions cet escalier. L’escalier permet de changer de niveau de conscience.

 

Perdre ses dents

Ce symbole traduit un manque d’énergie, une perte de vitalité et du stress. Ce type de rêve nous met en garde contre une fatigue et un surmenage qui à la longue conduiraient à une perte de vitalité et d’appétence. En clair : si la fatigue est encore inconsciente, elle ne va pas tarder à émerger à la conscience. A l’inverse, rêver que l’on a une belle dentition révèle que l’on est plein de vitalité; on peut mordre dans la vie à pleines dents.

 

Voler

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, rêver de voler (notamment chez l’enfant) n’est pas vraiment positif. Ce type de songe révèle un désir d’échapper à une pesanteur quotidienne trop forte. Le rêve vient alors compenser cet état de lourdeur, comme un contre-pied à la réalité. Lorsque ce type de rêve survient chez l’adulte, le psychisme tend alors à s’échapper pour retrouver un sentiment d’exaltation. Il est important d’avoir les pieds sur terre.

 

La sensation de chute

Celle-ci se produit souvent au moment de l’endormissement, et se révèle plus fréquente chez l’enfant. Elle peut signifier que celui-ci manque de support affectif stable dans la réalité, fait souvent lié à l’absence morale ou physique du père. Chez l’adulte, la sensation de chute peut être connectée au revécu d’un vide affectif. Par analogie, l’adulte revit ce sentiment d’abandon parce qu’il est en train d’être quitté ou qu’il ne se sent pas à sa place.

 

Le labyrinthe

Ce symbole est en lien direct avec notre moi intérieur. Il représente le chemin qui mène à la connaissance de soi. Malheureusement, il arrive que l’on s’y perde, parce que l’on n’arrive pas à trouver sa place dans le monde extérieur. Avant de pouvoir être bien inséré parmi les autres, il est nécessaire de savoir qui l’on est. Pour cela, chacun a besoin de codes pour se repérer dans ce chemin intérieur. Le centre du labyrinthe symbolise le cœur de soi-même, l’atteinte de son être véritable, pour l’initié, celui qui a suivi sa voie intérieure.

 

La maison

Elle peut avoir deux fonctions. La première, s’il s’agit d’une maison d’enfance, nous ramène à ce que nous étions, à ce qui s’est joué à cette époque. Le plus souvent, la maison est le reflet de notre psychisme et de ses dimensions intérieures. Elle peut aussi représenter les différents niveaux de conscience ou les centres énergétiques qui nous traversent à travers ses pièces et étages. En règle générale, l’état de la maison est relatif à notre état intérieur. Plus la maison est grande, plus elle a de potentiel.

 

La voiture

La voiture symbolise notre corps, c’est notre véhicule de chair. Notre conduite représente la manière dont nous nous conduisons dans la vie, et avec les autres. Est-ce que l’on conduit bien ? Est-ce que l’on respecte les codes ? Ou, au contraire, conduit-on trop vite ? L’analogie est ensuite aisée à mettre en place avec la réalité.

 

La rencontre amoureuse

Lorsque durant un rêve, nous vivons un sentiment intense d’amour, échangeons des baisers et gestes érotiques avec l’autre sexe, cela signifie que nous sommes en phase avec notre pôle opposé, car le psychanalyste considère que chacun de nous possède une part de masculin et de féminin. En revanche, les rêves réellement sexuels avec une notion de pénétration pouvant aller jusqu’à l’orgasme seraient davantage des rêves de compensation.

 

L’homosexualité

Contrairement à la vision freudienne, les rêves d’homosexualité ne témoigneraient pas de désirs refoulés. La plupart du temps, il s’agirait de messages d’amour pour notre propre genre, au sens où une fois encore, nous serions en paix avec cette partie de nous-même. Il peut aussi arriver qu’une femme rêve qu’elle est affublée d’un pénis. Dans ce cas, cela peut confirmer que sa partie masculine est effective, ou encore révéler une substitution à l’homme : soit parce qu’il y a une tendance à être en compétition avec lui, soit en raison de l’absence du père. Bien souvent, cette tendance à prendre la place de l’homme s’est installée chez la fille par contrainte, obligée de remplacer le père, par compensation ou par pression inconsciente de la mère.

 

A SAVOIR

Nous rêvons tous chaque nuit durant la phase de sommeil paradoxal, en fin des cycles du sommeil.  Ces rêves sont très symboliques et plus intéressants que ceux qui se produisent en première partie de cycle, ces derniers relevant davantage du classement d’événements survenus dans la journée. Aussi, CE N’EST PAS PARCE QUE VOUS NE VOUS SOUVENEZ PAS DE VOS RÊVES QUE VOUS NE RÊVEZ PAS. C’est simplement que vous êtes un excellent dormeur !

Bibliographie :

– Le nouveau dictionnaire des rêves, Tristan-Frédéric Moir, éditions l’Archipel

– Mieux se connaître grâce à ses rêves, Tristan-Frédéric Moir, éditions Marie Claire

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