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La gingivite est une maladie dentaire qui toucherait plus d’un quart des adultes. ©Pixabay

Dents sensibles, saignements, mauvaise haleine… et si c’était une gingivite ? Peu connue mais heureusement facile à contrer, cette inflammation des gencives toucherait pourtant près de… 80 % des adultes au moins une fois au cours de leur vie. Les explications et conseils du Dr Guillemette Orgiazi-Ollier, chirurgien-dentiste à Corbas.

La gingivite, l’une des principales pathologies bucco-dentaires, toucherait plus d’un quart des adultes selon le centre de prévention des infections associées aux soins d’Auvergne-Rhône- Alpes (Cpias). Si elle concerne le plus souvent les hommes, la gingivite n’épargnerait pas pour autant les femmes. 60 % d’entre-elles en seraient atteintes pendant la grossesse. Quels sont les causes et conséquences de la gingivite, comment la reconnaître et s’en prémunir ? Ma Santé vous donne les clés pour préserver la santé de vos dents, avec le concours du Dr Guillemette Orgiazzi, chirurgien-dentiste à Corbas, près de Lyon.

 

Gingivite, parodontite… de quoi parle-t-on ?

La gingivite désigne une inflammation superficielle des gencives. Elle peut se localiser sur une ou plusieurs dents, voire généralisée à l’ensemble de la dentition. Il s’agit d’une atteinte du parodonte, ensemble des tissus, os et ligaments autour de la dent. Elle résulte principalement d’un déséquilibre du microbiote buccal (ces bonnes bactéries naturellement présentes dans notre bouche), lié à une trop forte présence de bactéries extérieures, nocives. Une mauvaise hygiène bucco-dentaire favorise ainsi l’apparition de la gingivite, en entraînant un dépôt de plaque dentaire et de tartre.

Lorsqu’elle n’est pas traitée, la gingivite peut évoluer vers une inflammation plus grave : la parodontite. Il s’agit du second stade de l’infection qui se propage ainsi aux tissus plus profonds du parodonte, atteignant la partie osseuse ou encore les ligaments qui entourent la dent.

 

Comment reconnaître une gingivite ?

La gingivite peut se développer de façon indolore, mais certains effets visibles peuvent alerter. Ses principaux symptômes sont la présence de saignements au niveau de la gencive, des inflammations (rougeurs, sensibilité, gonflements…) ou encore une mauvaise haleine.

Un déchaussement des dents (détachement du parodonte) ou une sensibilité accrue de la gencive doivent également inquiéter. Ce sont les signes d’une aggravation de la gingivite, et donc de l’apparition de la parodontite. Celle-ci peut se faire de manière lente et progressive à travers l’apparition de symptômes chroniques, ou survenir de façon agressive avec le développement rapide des effets.

 

Parodontite : attention à la perte de vos dents !

Il est recommandé de consulter un dentiste dès l’apparition des premiers symptômes ! Une maladie du parodonte non traitée peut en effet entraîner d’importantes conséquences sur la santé bucco-dentaire.

Le déchaussement des dents, qui se décollent des parois de la gencive, créent ainsi des espaces appelés poches parodontales. Ces espaces forment des nids à bactéries et parasites, qui en se logeant dans ces poches favorisent l’aggravation de l’infection. L’accumulation de ces agents pathogènes risque ainsi de retarder voire empêcher l’efficacité des traitements.

 

Les traitements de la gingivite et de la parodontite 

Pour le traitement de la gingivite, on préconise avant tout une meilleure hygiène bucco-dentaire. Des bains de bouches antiseptiques et des détartrages sont également recommandés. En cas de parodontite, des médicaments adaptés sont administrés pour compléter ces soins. Selon les cas, les professionnels de santé peuvent décider de réaliser des interventions chirurgicales (comblement des poches parodontales ou encore régénération osseuse).

Attention, lorsqu’elles sont trop avancées, l’inflammation et l’infection ne peuvent parfois plus être résorbées. La destruction de l’os autour de la dent ne pouvant plus être enrayée, la perte de la dent devient alors inévitable. Son extraction peut alors être envisagée pour limiter le risque de propagation de la parodontite à l’ensemble de la dentition.

 

Les 7 clés pour des dents en pleine santé !

Adopter de bonnes habitudes au quotidien et en particulier une bonne hygiène dentaire,  peut aider à se prémunir des maladies parodontales.

  • Évitez le tabac. Fumer multiplie par trois le risque de développer une maladie parodontale.
  • Limitez la consommation d’alcool, qui fragilise l’émail et les défenses immunitaires.
  • Brossez-vous les dents après chaque repas pour éviter l’accumulation des résidus de nourriture et des bactéries dans la bouche.
  • Adoptez la bonne technique de brossage, d’une durée de 3 minutes environ. Brossez chacune des dents du bas vers le haut en n’oubliant pas les faces internes.
  • Changez régulièrement de brosse à dents ! Tous les 2 à 3 mois, voire plus souvent selon son usure. N’oubliez pas de bien rincer votre brosse à dents après usage : des milliers de germes peuvent se loger dans ses poils !
  • Optez pour des outils de brossage adaptés ! Choisissez une brosse à dents avec une fermeté de poils (médium ou souple) adaptée à la sensibilité de vos dents et de vos gencives. Utilisez une brossette interdentaire si nécessaire pour compléter le nettoyage. Ce petit outil permet d’atteindre les endroits difficilement accessibles par une brosse à dents classique et d’en déloger les microbes qui s’y cachent.
  • Enfin, consultez régulièrement votre dentiste pour prévenir l’apparition de maladies parodontales et permettre de les traiter à temps.

Retrouvez la liste des dentistes de votre ville ou de votre quartier sur www.conseil-national.medecin.fr.

À SAVOIR

Certains facteurs peuvent favoriser l’apparition de maladies parodontales tels que le tabac, l’alcool, le stress et certaines pathologies entraînant une baisse de l’immunité (diabète, virus de l’herpès ou du VIH, malnutrition…). La prise de certains médicaments (traitements hormonaux, immunodépresseurs, produits contre l’hypertension, anticoagulants…) sont également des facteurs de risques. La prédisposition génétique favorise quant à elle leur développement dans 40 à 80 % des cas.

 

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