L'insoinie n'est pas une fatalité : ça se soigne ! ©Pexels

Les spécialistes du sommeil estiment que l’insomnie chronique est la conséquence d’un mauvais conditionnement par rapport au sommeil (mauvaises habitudes de vie, idées fausses et angoisses) et qu’elle peut donc faire l’objet d’une psychothérapie spécifique.

Qu’est-ce qu’une insomnie ?

L’insomnie se définie par un sommeil insuffisant, aussi bien en quantité (nombres d’heures) qu’en qualité (sommeil réparateur), ainsi que la difficulté à s’endormir.
45% des Français estiment ne pas dormir suffisamment.

Il existe trois types d’insomnies :

  1. L’insomnie occasionnelle survient de temps en temps et est en relation avec le bruit, la lumière, des soucis professionnels ou familiaux ou une douleur quelconque.
  2. L’insomnie à court terme est liée à des évènements importants auxquels la personne va devoir se faire progressivement (changement professionnel, deuil ou difficultés affectives).
  3. L’insomnie chronique est présente depuis des mois voire des années. Ses causes sont extrêmement variées : ménopause, prise d’un médicament défavorable au sommeil, grossesse, mauvaise hygiène du sommeil.

Quelles solutions pour soigner l’insomnie ?

Différentes solutions sont proposées pour venir à bout des insomnies : outre leshypnotiques prescrits pour une durée de huit jours et dont le but de relancer le cycle du sommeil et les anxiolytiques et antidépresseurs, les spécialistes font appels à la thérapie cognitive et comportementale ou encore la relaxation destinée à soulager le stress et les tensions, facteurs aggravants de l’insomnie.
Dans certains cas la luminothérapie, méthode qui consiste à exposer le patient à une forte lumière vers 21 heures pour lui faire secréter la mélatonine (hormone cérébrale du sommeil) peut-être efficace.

La thérapie cognitive et comportementale

«La première étape consiste en une étude approfondie de l’histoire de l’insomnie et de sa place dans la vie du patient. La seconde en une information très complète sur la physiologie du sommeil afin de déterminer les possibilités réelles de sommeil du patient en fonction de son âge, de son sexe, de son état de santé… C’est pendant cette phase que l’on devra redresser de nombreuses idées fausses sur le sommeil qui sont autant de facteurs de persistance de l’insomnie», note le docteur Alain Nicolas, psychiatre spécialisé dans les troubles du sommeil et responsable de l’unité d’exploration hypnologique à l’Hôpital Le Vinatier à Lyon.
Enfin des méthodes comportementales (restriction du temps passé au lit…) sont mises en place afin de fixer ces premiers acquis. Il est indispensable de former le patient à une méthode de relaxation (sophrologie, par exemple) et de vérifier qu’il la pratique régulièrement.
«Le travail sur la tension corporelle et la défocalisation de l’attention est la clef de voûte de la prise en charge de l’insomnie chronique. Sous réserve d’une bonne coopération du patient et d’une bonne connaissance du sommeil chez le thérapeute, on obtient des résultats qui dépassent les 50 % de rémission à long terme, sans aucun effet secondaire», insiste le docteur Nicolas.
Les consultations pour les troubles du sommeil, les insomnies sont rares et pas encore remboursées par l’Assurance maladie.

Anne-Laure Guiot et Catherine Foulsham


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