Bilan 2014: moins de pollution en Rhône-Alpes

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La pollution a baissé en 2014 sur Lyon et sa région

L’année 2014 aura été particulièrement épargnée par les épisodes de pollution aux particules et à l’ozone. Tel est le principal enseignement du bilan dressé par Air Rhône-Alpes qui explique cette amélioration par des conditions météos favorables. Malgré tout, certaines zones comme la région lyonnaise (Rhône) ou la Vallée de l’Arve (Haute-Savoie) demeurent très sensibles au dioxyde d’azote.

On a mieux respiré mieux en Rhône-Alpes ! Tel est le principal enseignement du bilan de la qualité de l’air dressé ce mardi par les experts d’Air Rhône-Alpes. Dans son rapport annuel, l’organisme agréé par le Ministère de l’Ecologie pour la surveillance et l’information de la qualité de l’air de la région note que 2014 aura été particulièrement épargnée par les épisodes de pollution aux particules et à l’ozone. “L’année aura été marquée par un nombre d’épisode de pollution particulièrement faible avec 53 journées d’activation du dispositf préfectoral contre 83 en 2013“, a expliqué Marie-Blanche Personnaz, la directrice générale d’Air-Rhône, précisant que 92% des épisodes étaient liés aux particules, alors que les pics de pollution liés à l’ozone ont été très rares “même si le niveau moyen reste élevé“.

Une météo favorable pour réduire la pollution

Pourquoi une telle embellie dans l’atmosphère rhônalpine ? Parce que les conditions météorologiques auront été particulièrement favorables à la limitation des niveaux pour plusieurs polluants. “L’année aura été très pluvieuse et relativement douce. Voilà pourquoi il faudra attendre les prochaines années pour confirmer que cette amélioration est durable“, souligne Alain Chabrolle, président d’Air Rhône-Alpes.
Au-delà de ce constat plutôt rassurant, le bilan 2014 de la qualité de l’air en Rhône-Alpes révèle d’importantes disparités régionales, qu’elles soient territoriales ou dépendantes des composés surveillés. Ainsi, l’amélioration significative de la pollution liée  aux particules, au benz(o)pyrène et au benzène s’est confirmée en 2014. En revanche, la situation s’améliore beaucoup plus lentement pour le dioxyde d’azote et l’ozone. Certes, la tendance sur dix ans montre une légère baisse des niveaux (-10%) mais les concentrations moyennes en 2014 sont restées assez similaires à celles de 2013, voire de 2012.

Le dioxyde d’azote nuit encore à la qualité de l’air 

Sur le plan géographique, la bordure des grands axes de circulation routière est toujours affectée par la présence de niveaux importants de dioxyde d’azote, “situation sans évolution favorable ces dernières années”. La région lyonnaise mais aussi la Vallée de l’Arve sont concernés au premier chef par cette pollution liée aux transports, le trafic des poids lourds et le diesel contribuant largement à cette dégradation de la qualité de l’air. Sur le seul département du Rhône, 83 000 habitants de l’agglomération lyonnaise sont restés exposés à des dépassements de valeur limite annuelle, notamment en bordure des voies de circulation routière. Par ailleurs, le bilan 2014 indique que le sud de la région Rhône-Alpes et le Roussillonais auront été les territoires les plus exposés à l’ozone, alors que le bassin de Saint-Etienne a enregistré une forte augmentation des niveaux d’arsenic.
Même si la situation exceptionnelle en 2014 est à nuancer, il n’en demeure pas moins qu’une tendance à l’amélioration globale de la qualité de l’air se dessine sur les dix dernières années, preuve que nos efforts individuels et collectifs pour réduire les émisions de polluants portent leurs fruits“, concluent les experts d’Air Rhône-Alpes.

La pollution sur dix ans a baissé en Rhône-Alpes
L’évolution de la pollution en Rhône-Alpes pour le dioxyde d’azote (NO2), l’ozone (O3), et le particules fines (PM10 et PM2,5) ©Air Rhône-Alpes

A savoir

L’épisode de pollution aux particules enregistré entre le 7 et le 17 mars 2014 aura eu un retentissement particulier, en raison de sa durée, de son ampleur territoriale mais aussi de la nature des particules. En effet, une part majoritaire des particules provenait de précurseurs gazeux: ammoniac (émis par l’épandage dans l’agriculture) et oxydes d’azote, émis essentiellement par le trafic routier. Le chauffage, en particulier le chauffage individuel au bois, a également contribué à hauteur de 15% à l’élévation exceptionnelle de ces taux de particules.

 

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