Pollution: Lyon respire de mieux en mieux

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L’air est devenu beaucoup plus respirable dans l’agglomération lyonnais. Tel est l’un des enseignements du bilan 2014 d’Air Rhône-Alpes. Une amélioration due notamment à des conditions atmosphérique favorables, même si la pollution au dioxyde d’azote demeure très présente aux abords des grands axes.

L’air est devenu beaucoup plus respirable dans l’agglomération lyonnais. Tel est l’un des enseignements du bilan 2014 d’Air Rhône-Alpes. Une amélioration due notamment à des conditions atmosphérique favorables, même si la pollution au dioxyde d’azote demeure très présente aux abords des grands axes.

A l’heure du bilan, les experts d’Air Rhône-Alpes évoque une “tendance indéniable à l’amélioration de la qualité de l’air” dans le Rhône et sur l’agglomération de Lyon, secteurs “particulièrement sensibles à la pollution atmosphérique“. Selon l’organisme agréé par le Ministère chargé de l’Ecologie pour la surveillance et l’information sur la qualité de l’air en Ehône-Alpes, le territoire rhodanien connaît en effet “des conditions climatiques contrastées, avec des périodes de vent parfois intenses, pouvant favoriser la dispersion des polluants mais aussi l’import de masses d’air chargées en particules ou autres polluants, et des périodes plus anticycloniques favorisant l’accumulation des polluants, notamment en hiver“. Une sensibilité aux agents polluants exacerbée sur l’agglomération lyonnaise de par la présence de “zones urbaines très denses, avec de fortes activités humaines, des axes routiers au trafic intense et un tissu industriel important, notamment dans le Sud de l’agglomération“.

Les efforts des industriels réduisent la pollution 

Dans ce contexte, les dirigeants d’Air Rhône-Alpes se sont donc félicités de l’amélioration significative de la qualité de l’air en 2014 sur le Rhône et la région lyonnaise. “Une tendance indéniable à l’amélioration” qui s’est traduite par une baisse des concentrations moyennes des différents polluants, à l’exception de l’ozone. Concrètement, entre 2005 et 2014, grâce aux efforts de réduction des émissions des industriels, la concentration en benzène a chuté de 80% en 10 ans, celle de benzo(a)pyrène de 74%, alors que le taux de particules fines dans l’atmosphère apparait en recul entre 30 et 40%. Concernant cette “diminution notable” de la concentration de particules, Air Rhône-Alpes relativise toutefois en soulignant que l’année 2014 a été exceptionnelle d’un point de vue météorologique avec beaucoup de pluie et une relative douceur. “Or, à Lyon, 90% des épisodes polluants sont liés aux particules, ce qui explique pourquoi l’agglomération n’a pas enregistré beaucoup de pics de pollution en 2014“, souligne Marie-Blanche Personnaz, directrice générale d’Ar Rhône-Alpes.

Les véhicules diesel et le chauffage au bois dans le collimateur

Seul bémol, cette dernière note que la réglementation concernant le dioxyde d’azote n’a pas été respectée en 2014. Malgré une baisse de 15% par rapport à 2005, “près de 84 000 rhodaniens, dont 83 000 habitants de l’agglomération lyonnaise, restent exposés à des dépassements de valeur limite annuelle pour le dioxyde d’azote, notamment en bordure des voies de circulation routière“.
A l’avenir, Air Rhône-Alpes mise essentiellement sur deux leviers pour poursuivre l’amélioration observée en 2014. D’une part, une réglementation plus draconienne concernant le secteur des transports, “principal émetteur de dioxyde d’azote“, dont plus de 90% imputable aux véhicules diesel. D’autre part, une meilleure maîtrise du chauffage individuel au bois, principal émetteur de particules.

A savoir

Les particules ou poussières en suspension sont majoritairement issues de toutes les combustions liées aux activités industrielles ou domestiques et aux transports. Elles peuvent également être générées par des activités agricoles ou des travaux de BTP (chantiers). Ces particules sont classées en fonction de leur taille: PM10 (particules de diamètre inférieur à 10 microns) et PM2.5 (particules inférieures à 2,5 microns. Ce sont ces dernières, plus petites, qui pénètrent plus profondément dans les voies respiratoires et atteignent les alvéoles pulmonaires. A ce titre, on leur attribue un plus grand impact sanitaire.

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