pollution lyon
La pollution revient à Lyon avec les conditions hivernales ©Pixabay

Alors que la circulation différenciée a déjà été mise en place ce mardi à Lyon, le taux de pollution dans l’air ne décroit pas. Raison pour laquelle le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes renforce les mesures. Conséquence ? Seules les voitures munies du Crit’Air 0, 1 ou 2 pourront circuler dès ce samedi 28 novembre. Et ce, jusqu’à la fin de l’épisode de pollution. Retour sur ce nouvel arrêté.

Confinement, déplacements restreints, masques… De quoi se sentir protégé des effets de la pollution. Pourtant, depuis le week-end dernier, un important épisode de pollution classé N1 circule sur la métropole de Lyon. Si les mesures de restriction de circulation applicables aux usagers de la route devaient permettre une diminution des particules fines présentes dans l’air, les derniers jours ont été tout autre.

Loin d’avoir diminuée, la pollution de l’air continue à sévir à un niveau stable. Désormais, le nuage de pollution atteint le bassin nord-isérois, en plus du bassin lyonnais. De quoi pousser le préfet de la région, Pascal Mailhos, a renforcé les mesures déjà existantes. Le point sur la situation actuelle.

 

Pensez à vous munir de votre vignette Crit’Air !

Depuis ce mardi, seules les voitures munies de leur vignette Crit’Air « zéro émission », un, deux ou trois peuvent circuler dans Lyon, Villeurbanne et Caluire-et-Cuire. Toutefois, dès ce samedi 28 novembre, cette restriction se renforce. Objectif ? Limiter davantage la circulation routière.

Ainsi, les vignettes Crit’Air de niveau trois ne sont plus habilitées à circuler à l’intérieur de la zone. Seules dérogations, les grands axes routiers ci-dessous :

Boulevard périphérique Nord
Voie métropolitaine ex A7 (M7)
Autoroute A7
Voie métropolitaine ex A6 (M6)
Tunnel sous Fourvière

De même, les itinéraires d’accès aux points relais ne sont pas soumis à ces mesures restrictives :

L’itinéraire permettant l’accès au parc relais IUT Feyssine entre le boulevard Laurent Bonnevay et le boulevard périphérique
L’itinéraire permettant d’accéder et de quitter le parc-relais de Vaise par le quai Raoul Carré, le quai Sédaillan, le quai du Commerce, le quai de la gare d’eau, la rue de Saint-Cyr et la rue du 24 mars 1852 L’itinéraire entre le boulevard périphérique Nord et le parc-relais de Vaise par la rue de Bourgogne et la rue du 24 mars 1852
L’itinéraire entre l’A7 et le parking de la gare de Lyon-Perrache empruntant les bretelles de l’échangeur autoroutier de Perrache et le Cours de Verdun Récamier
L’itinéraire permettant d’accéder et de quitter le parc-relais Gorge de Loup par la rue du Bourbonnais, l’avenue Sidoine Apollinaire, la rue du Professeur Guérin, la rue Sergent Michel Berthet et la rue de la Pépinière Royale
L‘itinéraire entre l’échangeur de l’A43 et le parc-relais Mermoz-Pinel par l’avenue Jean Mermoz

Pollution de l’air à Lyon, stationnements gratuits et Tick’Air

Face au pic à la prolongation du pic de pollution, les mairies de Lyon et Villeurbanne maintiennent leurs efforts. Ainsi, les stationnements restent gratuits pour les résidents afin d’encourager les habitants à se déplacer à pied, en vélo ou en transports en communs.

Par ailleurs, les Transports en Commun Lyonnais (TCL) continuent de se mobiliser face au défi environnemental. Grâce au « Tick’Air », vous pouvez circuler sur l’ensemble du réseau pour seulement trois euros par jour. À l’inverse des six euros et vingt centimes habituels. De quoi encourager les habitants à délaisser leurs voitures en ce déconfinement allégé.

Des restrictions de son travail jusqu’à chez soi

Les routes ne sont pas les seules visées par ces mesures. En effet, certaines pratiques personnelles sont interdites jusqu’à nouvel ordre. Utilisation du bois et de ses dérivés comme chauffage individuel d’appoint ou d’agrément, brûlage des déchets, travaux d’entretien et de nettoyage à base de solvants organiques (white-spirit, peinture, vernis) … Tous sont à reporter !

Par ailleurs, les secteurs agricoles et des BTP sont également impactés. Les travaux engendrant bon nombre de poussières, l’utilisation de groupe électrogène ou de manutention thermique doivent être limités. De même pour la pratique d’écobuage pour les agriculteurs.

A SAVOIR

Le pic de pollution est dû à la présence trop importante de particules fines dans l’air. Ces dernières regroupent des particules minérales (argile, sel marin), des composés organiques (fumée de tabagisme, brouillard industriel ou smog…).

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