Le pervers narcissique est souvent un personnage à deux visages ©A.Popov

Le pervers narcissique, un personnage manipulateur et souvent redoutable pour l’entourage. Mais qu’est-ce que la perversion narcissique ? En réalité, une pathologie fort complexe, comme l’explique Hélène Royer, psychologue d’orientation psychanalytique et thérapeute conjugale à Lyon.

Comment reconnaît-on un pervers narcissique ?

Ces dernières années, nous avons levé une forme de tabou en parlant davantage de perversion narcissique. L’objectif du pervers narcissique est d’annihiler en​ l’autre son a​mour de soi et plus largement sa contenance telles sa connaissance de soi, ses ressentis émotionnels, ses pensées, etc. Son but ultime étant de ​nier le se​ntiment d’exister de l’autre. Ce qui est très puissant !
Cela étant, deux écueils seraient :

  • de galvauder ce terme en l’appliquant trop rapidement à des situations irrespectueuses, de manipulation et de prise de pouvoir pouvant être réalisées pour d’autres fins. Même si elles s’y apparentent. Par exemple : quelqu’un peut vous crier dessus très fréquemment et vous rabaisser en pensant sincèrement ainsi vous rendre plus fort. Autre exemple : un manager peut vous donner des missions impossibles à réaliser, tout en vous reprochant de ne pas y parvenir, car il est lui-même peureux de perdre son poste, face à une politique d’entreprise dysfonctionnelle, ou inhumaine et pour le coup perverse !
  • d’asso​cier systématiquement et ainsi de confondre h​arcèlement moral et ​perversion narcissique. Le pervers narcissique use il est vrai du harcèlement à travers des techniques qui lui sont propres, mais une personne non perverse narcissique peut très bien en harceler une autre pour d’autres motifs. Par ex : une personne érotomane peut vous harceler non pas pour vous faire du mal, mais parce qu’elle pense réellement que vous lui résistez alors que vous l’aimez secrètement. Autre exemple : une personne paranoïaque peut penser que vous lui voulez du mal et vous harceler verbalement voire juridiquement. La perversion narcissique ne définit ainsi non pas seulement un comportement, une attitude, mais un mode de fonctionnement psychique du pervers narcissique.

Ceci étant précisé, le plus important lorsque l’on suppose être victime d’un pervers narcissique est de savoir d’abord s​e protéger de telles attaques abusives et dévalorisantes avant même d’être sûr que ces dernières nous sont adressées par un pervers narcissique. Il sera toujours temps ensuite de le spécifier…

De la fascination à la dénarcissisation

On retrouve cependant quelques traits caractéristiques chez le pervers narcissique ?

Oui. Les tentatives d’annihilation de la personne ciblée vont suivre un processus se déroulant en 3 étapes pouvant se superposer :

  • une phase de séduction/fascination,
  •  une phase d’affaiblissement par une mise en doute de la victime, de dévalorisation et d’isolation,
  • une phase de dénarcissisation et d’annihilation

La plupart du temps, dans le cadre d’une rencontre amoureuse, le pervers narcissique créera un début d’histoire intense par lequel il s’engagera rapidement. Le ou la partenaire aura le sentiment d’être comme élu/e. Le pervers narcissique créera ainsi un lien fort menant déjà à une forme d’emprise. Dans une seconde phase, également vite advenue, il œuvrera à un isolement de la personne ciblée en resserrant davantage les liens via par exemple : une exclusivité de la relation amoureuse, un mariage, l’arrivée d’un premier enfant, un déménagement en campagne, etc. Ceci tout en commençant, par un retournement, à déprécier la personne ciblée en lui faisant insidieusement et progressivement croire qu’elle n’est pas digne d’être aimée en dehors du couple, relation pour laquelle elle doit donc s’estimer chanceuse. Lors de la troisième phase, le phénomène s’amplifiera et la liste des incompétences attribuées à la personne ciblée s’allongera : jugée inintéressante intellectuellement, inapte à gérer ses émotions correctement, incapable de choix convenables et pertinents. Que ces choix relèvent aussi bien du domaine esthétique à travers ses coiffures, ses postures, ses achats vestimentaires et matériels ; que d’activités de loisirs ; qu’amicaux. Certains membres de sa famille seront également estimés ennuyeux voire toxiques.

Ce processus rapide de mise en relation amoureuse ressemble ainsi à celui pouvant se dessiner dans le cadre d’une conjugalité menant à la violence physique.
Le pervers narcissique utilise parallèlement différents mécanismes pour atteindre sa cible tout en semant le doute sur la réalité de ses attaques :
1/ Le mécanisme du désaveu :​ il désavoue avoir déclaré ou demandé quelque chose.
2/ Le paradoxe : ​il demande successivement quelque chose et son contraire.
3/ L’annulation : ​il​ ​ignore la personne ciblée, ou bien il la néglige en s’adressant à elle indirectement via une personne tierce ou un objet tel un post-it. Le refus du dialogue voire les silences étant une façon de dire, sans l’exprimer avec des mots, que l’autre n’a pas assez de valeur pour que l’on s’adresse pleinement à lui. Par ailleurs, il peut aussi nommer avec conviction les pensées, les émotions et les intentions de la personne ciblée en tentant ainsi de lui faire croire qu’il connaît mieux qu’elle ses propres pensées, émotions et intentions.
4/ L’isolation : ​en privant d’informations la personne ciblée, en la mettant “au placard”. Ceci afin d’empêcher que se mettent en place une solidarité défensive autour d’elle.

5/ L’usage pervers de la langue : ​il détourne le langage pour sa forme, non pour son fond ; l’utilisant comme une arme. En avançant ​sous couvert de faux-humours, d’un vocabulaire souvent technique, il attaque mais ne dialogue pas. Ce faisant, il s’autoproclame le représentant exclusif de pseudo-valeurs que les autres ne respecteraient pas.
6/ Les alliances complices ou témoins aveugles : ​en avançant masqué, il peut persuader certains membres du groupe qu’ils pourraient sauvegarder ou retrouver leur dignité en participant au sacrifice de la victime ! L’un de ses buts étant le spectacle que fournit la mise en impuissance d’un tiers avec la participation du plus grand nombre de témoins-otages et/ou de complices actifs ou passifs. Ces complices étant simultanément dûment manipulés.

Le pervers narcissique masque un gouffre interne

Quelles sont donc les origines de cette pathologie ?

En attaquant autrui, le pervers narcissique espère inconsciemment recevoir des réponses à une configuration relationnelle qu’il a lui-même vécue. La psychanalyse explique que, depuis sa naissance, ses deux parents ne l’ont à aucun moment considéré pour qui il était vraiment. Ces derniers l’ayant dans un double mouvement tout d’abord idéalisé puis annulé. Deux cas de figures pour lesquels il aurait été objectalisé et n’aurait pu se sentir exister subjectivement à travers une reconnaissance de ses qualités individuelles, ni ressentir d’amour en interaction avec ses deux parents. D’où le fait qu’il n’ait pu se construire qu’un pseudo-narcissisme.
N’ayant pu découvrir ce que sont les émotions vraies, ni en partager authentiquement en interaction avec autrui, connaissant uniquement la fausseté, les apparences, les simulations, il les surinvestit pour ne pas dévoiler son gouffre interne. Vide narcissiquement, il erre en réalité telle une coquille d’oeuf (cf le schéma ci-dessous), sans failles mais dépourvue intérieurement de qualités positives. Coquille qu’il pose comme un écran entre lui et les autres. Et… fascine ! Pourtant c’est lui qui est fasciné par les émotions positives et empathiques, complexes des autres. Envieux de ne pas avoir pu en intérioriser de telles.

Cet état interne et relationnel est renforcé par le fait qu’il a, en outre, développé une part paranoïaque. Ceci en raison du fait qu’il fut attaqué par ses d​eux parents. Il est ainsi affolé lorsqu’il se trouve face à ​deux personnes ou plus : craignant d’être à nouveau victime d’une alliance néfaste et annihilante. C’est pourquoi il brise les liens interpersonnels. En faisant revivre la même chose à une personne cible, c’est-à-dire en tentant de nier son existence, il est traversé par un sentiment à la fois de jouissance mais aussi de panique interne. Angoisse alimentée par le fait que si, à son tour, des années plus tard, il peut prendre le pouvoir en reproduisant ce qu’il a vécu, alors d’autres pourraient encore lui faire revivre le même traumatisme. Il préfère donc paradoxalement se ranger du côté des bourreaux. En attaquant sa victime il cherche à voir comment elle parviendra à se défendre/se sortir du même désaveu pour lequel lui n’a pu se préserver. Par ce fait, il cherche également à comprendre ce qu’est le sentiment d’exister.

“Pour le pervers psychosocial, dans la vie sociale, il n’y a pas d’autre scénario relationnel qui existe que celui par lequel l’un est asservi à l’autre, par lequel l’un doit être anéanti par l’autre, dans lequel l’autre doit avoir consenti à sa reddition. Pour s’assurer la place exclusive qui permet d’asservir autrui ou de réduire l’autre à l’impuissance, il est capable [sans foi ni loi] de cruauté et d’abjection” (André Sirota, 2002).

Nous avons tous une part de perversion de “secours”

Peut-on soigner un pervers narcissique ?

Hélas, les pervers narcissiques ne viennent pas en consultation pour eux, ni de leur plein gré ! Parfois, nous en croisons en thérapie conjugale, ces derniers estimant que c’est leur compagne/compagnon qui a “un problème” et souhaitant qu’ensuite il/elle vienne seul/e. Espérant secrètement qu’il/elle sera diagnostiqué fou/folle, même s’il/elle peut dès la première séance dire qu’il/elle le suppose. Se moquant jusqu’aux règles instaurées par le thérapeute dont le cadre proposé sera uniquement de les recevoir à deux afin de travailler ensemble sur ce qui se passe au sein de leur relation, et dans chacune de leurs histoires d’origine respectives, toujours en présence de l’autre partenaire. Les psychologues-consultants en entreprises et coachs en rencontrent également. Les psychologues supervisant des groupes et/ou animant de groupes de formation aussi.

Nous supposons qu’il existe différents degrés de perversion narcissique. Nous savons avec certitude que certaines personnes utilisent plus ou moins ponctuellement des défenses perverses, c’est-à-dire quelques mécanismes comme ceux cités précédemment sans être perverses narcissiques. De surcroît, nous avons tous une part de perversion “de secours” à laquelle nous pouvons faire appel pour pouvoir, si besoin, un tant soit peu penser comme le pervers narcissique dans l’unique optique d’anticiper ses prochains coups et mieux nous en défendre. Le recours à cette part culpabilise les victimes qui, en y puisant, en arrivent parfois à se demander si elles ne sont pas elles-mêmes aussi tordues que leur agresseur. Ce qui est faux puisqu’elles préféreraient ne pas penser ainsi et éviter d’avoir à le faire, n’y trouvant aucun plaisir.  Nous avons donc tous accès à ces pensées-défenses en cas de situation extrême. Chez le pervers narcissique, c’est un mode de fonctionnement installé et pathologique.
Comme nous avons commencé à le voir à la question précédente, le pervers narcissique a développé une vision du monde très altérée. Décrété symboliquement grand avant d’avoir fait le travail de grandir, puis annulé comme s’il n’était pas lié à ses parents, le pervers narcissique a nourri ​le fantasme d’auto-engendrement. Non-accueilli par ses parents à la place lui revenant dans la succession des générations, il n’a pu l’intégrer et se retrouve donc dans u​n déni des différences entre les générations. Et également, dans un “​ déni des origines » (Racamier, 1992, p. 124).

De là, il ne supporte pas, ressent comme intolérables :
1/ La loi, les règles :​ iI tend à défaire les institutions les représentant et n’aime pas les conventions, le droit ou les cadres sociaux ordonnant explicitement les places et rôles de chacun.
2/ L’autorité : ​s’il n’occupe pas un poste lui permettant de la représenter et de l’incarner autant qu’il pourrait en user et abuser, il peut faire passer l’autorité ou ceux la représentant comme des entraves à l’initiative, à la création. Ceci, au mépris des faits. En pourfendant l’autorité, il peut susciter l’admiration voire créer autour de lui un groupe de soutien. Ceci étant, ceux qui le suivront le feront à leur détriment.
3/ Les liens, les contenants, la fonction tierce
4/ Les origines, l’histoire, les prédécesseurs, les différences entre les générations : i​l tire des traits sur l’histoire et n’aime pas ceux en position de pouvoir rappeler les faits relatifs aux origines. Ainsi il peut vouloir les prédécesseurs près de lui mais réduits au silence.
5/ Les systèmes démocratiques de différenciation des places, l’ordre culturel et symbolique : ​il est fortement persécuté par les situations de groupe en général, et plus particulièrement celles qui ont un fonctionnement démocratique. Il n’y voit en effet qu’un champ de bataille où il se sent seul face à l’ennemi. A quoi s’ajoute qu’il se sent seul malgré toutes les alliances qu’il a pu manœuvrer pour obtenir que d’autres lui servent d’auxiliaires.

“Plus qu’entraîné, il tire toujours le premier, par surprise, imputant projectivement à ses victimes la responsabilité des coups qu’il vient d’administrer. Ceux qui n’ont aucune raison de se préparer d’avance à la guerre sont toujours désarmés face à ce genre de provocation transgressive, irruptive, parfois séductrice, souvent brillante et destructrice”, André Sirota, 2002.

6/ La coopération, les travaux productifs, féconds : s​a panique interne face au/x lien/s, l’amène à dénoncer les échanges, le travail de groupe comme n’abordant pas l’essentiel. De lutter contre tout plaisir partagé. Ceci, car il ressent une sorte d’étrangeté qu’il ne comprend pas dans toute situation coopérative et féconde, l’obligeant à s’y opposer jusqu’à la dernière énergie. Ainsi, le lieu, les participants ou le moment ne sont jamais les bons.
7/ La dignité, l’intégrité, le narcissisme d’autrui : e​n ne voyant chez l’autre que ce qui lui paraît manquer ou être en trop. En prêtant à l’autre ou aux autres, sans argumentation étayée, de façon diffamante, des pensées ou motivations mauvaises, inavouables. Il suggère que ceux-là ne seraient pas ici à leur place, auraient commis des actes répréhensibles.

De là, il ne supporte pas : tout ce qui ordonne et lui permettrait d’être découvert, tout ce qui ouvre des espaces de rencontres intermédiaires permettant l’expression des individualités, la subjectivité, la reconnaissance mutuelle.
Le psychologue aurait ainsi beaucoup de points structurels et représentationnels à reprendre et à retravailler en relation thérapeutique avec le pervers narcissique.

Nous sommes tous de potentielles victimes

Le pervers narcissique s’attaque-t-il uniquement à des gens faibles ?

Le pervers narcissique s’attaque à tout ce et tous ceux qui représentent et constituent ​le sentiment d’exister et les liens. Ainsi, comme nous l’avons vu à travers le schéma ci-dessus, il pourra choisir de cibler une personne en raison d​e ses fragilités (grâce à ses antennes à repérer les faiblesses chez autrui. Fasciné qu’il est que nous puissions être porteurs de failles sans être vides à l’intérieur), tout comme s’en prendre à une personne ayant u​ne grande contenance (intéressante à vider), ou bien fédératrice ou ​force d’idées et de propositions (créant des liens qui l’insupportent), tout autant qu’à une personne ​aimant tellement​ prendre soin d’autrui qu’elle essayera de le comprendre et de l’aider avant même de lui imposer des limites (lui laissant de ce fait davantage de temps pour insinuer en elle le doute et l’affaiblir). De ces faits nous sommes tout un chacun des cibles potentielles !

Des tiers réduits à l’impuissance

Est-ce que le pervers narcissique ne révèle sa vraie personnalité qu’à une seule victime, ou peut-il en avoir plusieurs en même temps ?

En attaquant une personne cible, le pervers narcissique réduit également à l’impuissance des tiers. Que ces derniers en soient témoins, otages, aveugles, conscients, qu’ils soient sur la défensive, silencieux, et même complices. Il fait donc d’une pierre plusieurs coups ! Le pervers narcissique aime sidérer, paralyser la pensée et les émotions d’autrui. Il aime créer des déflagrations là où régnait la paix auparavant.
Certaines atteintes, en apparence très anodines (à travers une gestuelle, un regard, un changement de prosodie, de ton, etc.) interrogent sur la réalité des coups qu’il porte. D’autres souterraines, touchent autrui tout en ne lui en laissant qu’une trace sous forme de doute. Parfois, il réalise comme en temps de guerre, un travail de sape, en creusant un tunnel, ici symbolique, menant sous l’ennemi/la personne cible, pour y poser une bombe, puis se retirer tout en observant la scène, et la voir exploser. Par exemple, un ex-conjoint pervers narcissique peut lors d’une réunion éducative organisée pour leur adolescente dyslexique, laisser son ex-compagne s’exprimer sur les aménagements nécessaires à sa bonne scolarité, pour ensuite prendre la parole et dire que, ceci étant dit, l’équipe pédagogique est tellement compétente et les progrès de leur fille visibles (tunnel dirigé vers son ex-compagne, sous couvert de compliments pour aveugler l’équipe), que peut-être exagère-t-on les besoins de cette jeune nécessitant probablement uniquement quelques encouragements (bombe destinée à son ex-compagne). Et triple attaque : de son ex-compagne, de leur fille, de l’équipe. D’autres fois, ses paroles et ses attaques sont tellement visibles et osées que les personnes présentes restent dubitatives sur la possibilité d’un tel mépris et d’une telle abjection. Il pourra par exemple ouvertement monopoliser la parole afin que personne n’ait le temps d’apporter des nuances à son discours, le contrecarrer. Et/ou rester silencieux au cours d’une réunion, voire faire mine de s’y ennuyer, pour que, quelques minutes avant la fin du temps imparti, presqu’au moment où les participants se lèvent, dire que tout ce qui a été évoqué pendant l’heure n’est en réalité qu’une perte de temps totalement improductive. Quoi qu’il arrive, il a besoin d’humilier l’autre, de lui faire éprouver des sentiments de nullité et de honte (la honte représentant le fait de se sentir indigne du genre humain). S’il attaque sa victime qu’en appartée, il le fera en lui parlant du regard et des opinions potentielles d’autrui envers elle.
Il aura dans tous les cas des victimes directes et indirectes. Appréciant que quiconque, individuellement et collectivement se sente désemparé et démuni. Aucune alliance réelle avec lui – pour les personnes mal intentionnées qui en seraient tentées – ne pouvant avoir lieu sans que ce choix ne se retourne dès que possible contre eux.
Parfois il pourra avoir deux victimes cibles en même temps. Ceci afin, tout en en attaquant une, de permettre à la seconde de se remettre quelque peu des attaques subies, se restaurer dans l’optique qu’elle ait de nouveau quelque chose de suffisamment consistant à attaquer et à vider. Pour ensuite laisser du répit à la première pour les mêmes raisons, tout en s’en prenant à la seconde.
Il peut également avoir pour cible non pas une personne mais uniquement un groupe.

Le pervers narcissique n’attaque pas qu’en couple

Est-on victime d’un pervers narcissique uniquement lorsque l’on est en couple ?

On peut se retrouver être la cible d’un ou d’une pervers/e narcissique via toute forme de relation. Ceci, en opérant les mêmes mécanismes et tentatives de mise en impuissance d’autrui, que ce soit : en couple en tant que partenaire, en famille en tant qu’enfant, en tant qu’ un ami, en entreprise en tant que collègue (certaines techniques de management actuelles pouvant favoriser et même couvrir l’expression de la perversion narcissique), en tant que participant d’un groupe de détente ou de loisirs, d’une association, dans un groupe de formation.

Le pervers narcissique peut-il vraiment aimer ?

Le/la pervers/e narcissique ne sait pas aimer. Il/elle créé un lien de dépendance affective mais pas d’amour. Les victimes disent qu’il/elle arbore à travers la relation amoureuse “un double visage soufflant le chaud et le froid”. Le ou la pervers/e narcissique ignore les sentiments profonds et véritables autres que ceux de revanche et d’hostilité du lien considéré comme dangereux. Lorsqu’il offre par exemple des cadeaux, ce n’est que pour humilier sa/son compagne/gnon. Soit parce que ce présent est démesuré, soit parce qu’il est inadapté à la taille, aux goûts de la personne. Ceci en lui mentant même parfois quant à ses réels moyens financiers. Le tout sous-couvert de séduction. En cas d’une séparation ou d’un décès, il/elle sera incapable d’éprouver de réels sentiments de tristesse et de deuil. Dans le cadre d’un deuil, il pourra un moment se montrer apparemment déprimé/e, mais à un examen attentif, il s’agira d’indifférence émotionnelle. Dans le cadre d’une séparation, il s’agira de ressentiment avec un désir de vengeance. Ayant besoin d’une personne cible, il fera tout pour que cette dernière pense ne pas parvenir à re/devenir indépendante. Si elle évoque la fin de la relation ou un divorce, il la menacera de ne pas pouvoir le quitter, voire de lui mener la vie dure.

Concernant la relation sexuelle, il/elle sera habile, à l’instar de la relation quotidienne, pour faire vivre à l’autre une objectalisation. Ceci, jusqu’à entraîner son/sa partenaire vers des pratiques sexuelles qui ne lui conviennent pas. En proposant à l’autre tout ce qu’il/elle refuse, il pourra le/la culpabiliser du non-épanouissement de leur sexualité. Le/la partenaire pourra en arriver à conclure qu’il/elle a véritablement un problème avec ce qui est d’ordre sexuel. Alors qu’il/elle aura, en réalité, tout simplement répondu à une relation néfaste c’est-à-dire inadaptée et forcée. Une sexualité normale et épanouie s’accomplit lorsque deux partenaires se renforcent dans leur désir, à travers des actes sexuels souhaités et partagés. Usant de véritables tuent-l’amour, le pervers narcissique identifiera quant à lui le désir de l’autre pour d’autant mieux le contrecarrer. Il ira, par exemple, à l’encontre du rythme naturel de l’autre : imposant une période d’abstinence lorsque sa/son partenaire manifestera du désir sexuel, puis pressant l’autre lorsqu’il/elle n’aura pas d’envies. Pouvant même programmer une heure quotidienne pour faire l’amour ! Le/la partenaire pourra recevoir des griffures, des morsures, des coups prétendus involontairement liés à l’excitation, qui correspondront en réalité à une expression de sa violence. Dépassant comme à son habitude les limites et imposant son pouvoir, il pourra ainsi obtenir sans commun accord, de façon tacite, biaisé, un acte sexuel non consenti. Sans omettre de pointer du doigt les imperfections physiques de l’autre. Ce faisant il dépersonnalisera sa/son partenaire, l’éloignant toujours un peu plus de lui-même.
En famille il pourra également exposer les enfants à une sensualité et/ou une sexualité qui n’est pas de leur âge, afin de les en déranger, afin qu’ils ne puissent ensuite pas entrer dans une sexualité épanouie.
À travers son comportement sexuel le/la pervers/e narcissique fera ainsi tout pour détruire le plaisir naissant ou déjà-là de l’autre.

Est-ce que si l’on est déjà tombé entre les griffes d’un pervers narcissique, on risque à nouveau d’en rencontrer ?

Si cela arrive à nouveau à une personne via une relation amoureuse ou conjugale, elle pourra se demander ce qu’elle a vécu dans son histoire pour rechercher un/e partenaire semblant dans l’absolue maîtrise, sans failles, fascinant voire s’exprimant très bien, montrant une très grande assurance, de l’envergure. Pourquoi elle se laisse entraîner dans des débuts d’histoires très rapides voire fulgurants.

Si c’est dans d’autres contextes, elle pourra s’interroger sur une éventuelle vulnérabilité qu’elle donnerait à voir pour une/des caractéristiques qu’elle n’assumerait pas pleinement : que ce soit des qualités ou des défauts. Sur sa bonne connaissance des règles de courtoisie et de bien vivre ensemble l’empêchant de repérer d’éventuelles attaques visibles ou déguisées. Sur ses aptitudes à se défendre en cas d’attaque d’autrui : que ce soit un pervers narcissique ou non.

De graves conséquences sur les victimes

Quelles conséquences le comportement d’un pervers narcissique peut avoir sur sa victime ?

La victime va douter de ses qualités, ses compétences, ses choix, ses goûts, ses spécificités jusqu’à ne plus se sentir à la hauteur. Petit à petit dévalorisée et déconnectée de ses propres envies et besoins, elle va se décontenancer et se sentir nulle. En écho à l’incapacité du pervers narcissique à ressentir des émotions authentiques et variées, elle aura tendance soit à déborder émotionnellement en exprimant des émotions fortes jusqu’à être exagérément accusée d’être hystérique, soit à se renfermer en resterait silencieuse, médusée, accusée d’être inhibée et apathique, de ne rien dire, ne rien faire. Par un transfert de douleur, et comme il ne peut pas déprimer, le pervers narcissique pourra également faire déprimer autrui à sa place puis l’accuser d’être faible, dépressif. Ses dénis pouvant mener les personnes cibles jusqu’à l’hôpital psychiatrique voire au suicide. Les victimes pourront aussi ressentir des choses désagréables telles de la colère, de la haine, insinuées par le pervers narcissique.

A SAVOIR

Le mythe grec de Narcisse. Lors d’une chasse en forêt, Narcisse un homme d’une grande beauté, eut soudainement très soif et Némésis, la déesse de la vengeance, lui suggéra de se désaltérer dans une source. Narcisse s’approchera alors de cette source et tomba follement amoureux de son reflet. Il passa ensuite des heures et des jours à se contempler, à s’admirer, pour finalement en mourir.

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4 COMMENTS

  1. Bonjour,
    Je m’appelle Aude KANDI, j’ai 30 ans, et je cherche des reponses concernant ma situation amoureuse qui me détruit à petit feu.
    J’ai besoin de votre regard de votre clairvoyance vis à vis de la situation que je vis actuellement avec un Homme.
    Cela fait 1 an que je suis en couple avec un Homme, il a 50 ans et moi 30 ans.
    Nous nous sommes rencontrés lors de mes vacances en Guadeloupe, dans le cadre familial. Un homme gentil, à l’ecoute, en admiration pour la personne que je suis. Les premiers jours tout se passait bien, même trop bien je dirais. Cela n’a pas duré, le cauchemar s’est vite installé en moins d’un mois. Un matin il m’appelle très tôt, on me disant qu’il va mourir car il était persuadé de s’être fait empoisonner dans le bar du coin. À cette période il avait perdu sa tante, par compassion les personnes qui tiennent le bar en question l’on invité prendre un café pour le consoler. Et le jour où il me téléphone, il m’annonce avoir fait une grosse bêtise, et qu’il s’en voulait terriblement. Inquiète, je lui demande de bien vouloir m’expliquer cette bêtise si terrible – il s’en voulait d’avoir baisser sa garde, il m’annonce alors qu’il va bientôt mourir dans les heures qui suivent car il avait des crampes à l’estomac pensant qu’on l’avait empoisonné dans ce bar – les personnes sois disant qui l’on empoisonné ce sont servi de sa faiblesse suite à la perte de sa tante et qu’ils ont profité de cette baisse de vigilance pour l’empoisonner. Or que en tant normal il n’aurait jamais accepté de prendre un café chez ces gens là, car il ne fait confiance à personne. Ce jour là, il était persuadé de mourir, il était convaincu qu’on n’avait empoisonné son café, il s’en voulait de leur avoir fait confiance. Il me disait que son père est mort d’empoisonnement à 45 ans, et ils veulent faire de même avec lui. ( Ce ne sont que des suppositions ) d’après ce que j’ai entendu, son père est mort d’une erreur médicale.
    Ensuite, cet homme là, quelques semaines plus tard, il commençait a être froid, distant, soudainement, il m’appelle et me dit : je sais, je sais tout, je sais ce que tu fais, dis-moi tout et on en finit avec cette histoire. Alors moi j’étais complètement perdu – il me dit que je sais très bien de quoi il parle. Il m’harcelait de questions indirect. Il n’arrêtait pas de me dire ; vient on en finit avec cette histoire, parce-que je sais ce qu’il se passe, alors tu vas tout me dire. Il m’harcelait pendant des mois avec cette même questions : dis-moi tout, je sais ce qui nous entrave, je sais ce qui nous pertube, alors crache le morceau et nous serons enfin heureux. Je me suis trouvée dans l’impossibilité de lui répondre car je savais pas de quoi il s’agissait. Il me persécutait chaque semaine. Nous ne passons jamais une semaine tranquille, sans nuage, sans dispute.
    Plus tard dans la relation, j’ai rencontrée quelque problèmes financiers, il s’est proposé de me venir en aide j’ai acceptée. Au moment de m’envoyer de l’argent, il recommence à me dire : dis-moi tout, tu sais ce que j’ai prévu pour toi, t’envoyer de l’argent. Alors si tu veux cette argent il va falloir que tu me dises tout. Il à finis par craquer en me disant ouvertement qu’il me soupçonnait de tromperie. Il affirmait connaître mon emploi du temps par coeur, savoir ce que je fais de mes journée, il était persuadé que je le trompais, il m’attribuait des relations avec des gens imaginaires. Je me mettais à pleurer, que j’essaye de me faire passé pour une sainte nitouche.Nous avons une relation longue distance. Je ne sais pas comment j’en suis arrivée là : il m’a demandé de lui envoyer de photos et des vidéos nu de moi. Je ne sais pas comment il à réussi à me convaincre de faire cela, donc je l’ai fait. Il me promettait de les effacés 2 ou 3 jours après, il me disait que ce genre de vidéos ne doit absolument pas traîner sur son téléphone car sais t-on jamais. À ma grande surprise, J’ai su que ces vidéos et photos n’avais pas été effacé au contraire ils étaient classés dans un dossier sécurisé – je l’ai su le jour où il m’a fait chanter d’envoyer les vidéos et photos à ma famille y compris à mes neveux. Il me demandait de lui dire la vérité si je le trompe, sinon il envoie les fichiers. Alors qu’il m’avait fait la promesse de les effacés. Je n’ai rien avoué, car je n’avais rien à avoué. C’était des menaces pendant au moins une bonne heure, je ne le reconnaîssais plus, c’était comme si il y avait une autre personne dans sa tête.
    C’est une personne qui se méfie des gens, ils ne fait confiance à personne, il n’a pas d’amis véritable. Il fréquentes juste des gens par nécessité. À l’extérieur il n’est pas le même avec les gens, il se montre genril; attentionné, serviable, souriant. Lorsque je lui fais des reproches sur son comportement paradoxal du fait qu’il soit aimable à l’extérieur avec les gens et froid avec moi – il me fait clairement comprendre que le visage qu’il montre à l’extérieur est son vrai visage je suis la seule à ne pas le voir tel qu’il est. Les gens savent qui il est, les gens le respect et aussi beaucoup de gens lui veulent du mal et son jaloux de lui.y a deux mois de cela, il m’a accusé d’être à l’origine d’un complot avec un ancien ami à lui. Il pense que je fréquente son ami dans son dos, il se débrouille à trouver les preuves de mon sois disant infidélité, le pire c’est que ces preuves sont logique, ça tient la route, il est convaincant. Mais il y a que moi qui connaît la vérité, du coup je reste stupéfaite face à ce délire si je puis dire. Il à même été porter une main courante à la police contre cet homme – il me dit : tu sais comment ce genre d’histoire se termine ? Dans un bain de sang. Il était à deux doigts de se rendre chez cet homme lui faire du mal, quitte à prendre quelques années de prison. Lorsque je l’appelait, il pensait que c’était cet homme là qui m’envoyait lui tiré les vers du nez.
    Cette histoire est très malsaine, je suis complètement perdue, j’ai perdue toute joie de vivre, je ne me reconnais plus, je me met à l’insulter tout le temps car j’arrive à bout d’argument, je ne sais plus comment communiquer avec lui. Il y a rien à faire pour lui faire entendre raison, je parle à un mur. Je lui dis souvent des gros mots tellement je suis désemparé. Il me méprise et m’humilie en toute subtilité, il ne le fait pas directement. Il ne tient pas ces promesses, il réfléchi énormément, il se pleint toujours d’avoir la tête lourde, le vertige, il déteste tomber malade. Il à un orgueil démesuré, il est rancunier. J’ai voulu le quitter à plusieurs moments, mais il me faisait des menaces, j’avais peur, les menaces du genre envoyé des lettres à toute ma famille. Il se positionne en victime constamment. Je n’ai pas le droit de le quitter, car il pense que je me suis moqué de lui, en lui soutirant de l’argent et en couchant avec d’autre hommes. Donc je dois faire face au représailles. Son avocat m’avait même contacté pour que je lui rembourser son argent. Je ne sais pas de quoi il est capable d’autant qu’il croit que je le trompe il va vouloir se venger sur les innocents. Quant il s’énerve il rentre dans une colère noir, comme si il était possédé.Depuis quelques jours, il ne me contact plus, il à comme disparu, je croise les doigts qu’il ne revienne plus dans ma vie. Du jour au lendemain je n’ai plus eu de ces nouvelles. Il m’a envoyé un message entre temps me disant ” que la paix sois entre nous ma chérie ” et depuis silence radio à nouveau. Technique de manipulation ? Je ne sais pas. Il m’a souvent ignoré pendant au moins une semaine, mais là, c’est là première fois qu’il s’en va aussi longtemps. J’espère vraiment de tout cœur qu’il est parti pour toujours.
    J’aimerai me reconstruire, je veux m’en sortir, je veux avoir les outils pour sortir de cet emprise.
    Vous pensez quoi de cet relation ? de quoi souffre cet homme ? j’ai besoin de savoir de quoi il souffre pour pourvoir avancer et me reconstruire plus rapidement.
    Merci pour votre attention, merci de me lire, merci de votre clairvoyance.

  2. Article très complet qui résume bien le fonctionnement d’un pervers pour le vivre. J’ai mis 40 ans pour le découvrir et 10 ans pour comprendre la manipulation. Aujourd’hui, il ne m’est pas possible de partir pour des raisons financières. J’ai tout simplement décider de cohabiter chose pas facile à faire puisque le mépris était toujours présent, les humiliations pleuvent tous les jours, j’ai tous les défauts de la terre, que cela ne tienne , je l’ai mis au placard et jeter la clé. Je fais ma vie, je ne cuisine que pour moi, je ne m’occupe plus de son linge, je ne lui parle plus. Mes filles comprennent très bien la situation et me soutiennent. Il peu tombé malade, je ne bougerai pas le petit doigt, il a pratiquement plus d’amis contrairement à moi.

  3. Très bon post!
    J’en rencontre pleins de ces malades ils sont pas 3 pour cents mais bien plus.
    Faut pas essayer de les comprendre les soigner ils sont incurables plus le temps passe plus ils deviennent infectés et dangereux et très malins vicieux sournois pour essayer de vous faire douter vous culpabalisez….
    Soyez attentif à vos ressentis émotions prenez du recul si vous ne pouvez pas être vous mêmes à l’aise en confiance en paix quand vous êtes avec une personne mais plutôt vous ressentez beaucoup d’émotions négatives ne creuse pas plus partez.
    À cause de l’un de ces vampires je me suis retrouvee en depression en quelques mois de relation.
    Ils sont sadiques cruels froids sans compassion plus vous allez mal et plus ils vont biens c’est terrifiant comme comportement.
    Un pn fera tout pour détruire vos projets votre joie de vivre vos croyances…. Son but vous voir à l’asile ou que vous vous suicidiez.
    Faut coupez et partir ne perdez pas votre temps et votre énergie pour des pn ils sont incapables d’aimer gardez votre amour pour vous et pour les personnes qui vous aiment vous respectent comme vous êtes.
    Bien sur que cela demande force et courage de partir ou de le faire partir mais sachez que le ou la pn ne vous aime pas ce qu’il ou qu ‘elle aime sait vous faire souffrir vous faire du mal vous voir en colère….
    Pour ensuite aller raconter que c’ est vous le fou ou la folle que c’est vous le problème que lui il est parfait.
    Oui il est parfait pour faire du mal pour détruire tout ce qu il y a de vivant sur cette terre.
    Mais seulement cela construire aimer partager…. Le pn en est incapable il est mort à l’intérieur son seul plaisir c’est d’oberver le mal qu’il fait et de jouir en solitaire qu’elle vie minable qu’elle vie pourrie !
    On a rien à envier à des malades pareils.
    Soyez heureuse vivez profitez de la vie se sera votre plus belle vengeance.
    Le dernier à cru qu’en me jetant comme on jette un sac poubelle j’allais déprimer ou me suicider ou ramper à ses pieds comme un chien.
    J’ai mis toute mon énergie pour moi les personnes que j’aime et mes projets et j’avance et bien mieux qu’avec lui il passait son temps à me tendre des pièges quel pauvre type.!
    Ya rien de pire pour un pn que de savoir que vous êtes heureuse sans lui.
    Un pn ne mérite que de l’indifférence du mépris se sont pas des êtres humains mais des machines de guerre ya rien de vivant chez eux tout est faux et sans paroles.
    Et on s’en sort j’en suis là preuve mais avec un pn on coule ne signer pas votre arrêt de mort.
    Aimez vous et respectez vous et le reste suivra ! 🙂

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