Les animaux peuvent eux aussi bénéficier de médecine douce, et ce, grâce à l'ostéopathie animale.

Votre chien boîte d’une patte ? Votre chat semble souffrir du dos ?Sans lésion apparente, il peut s’avérer judicieux de le confier à un ostéopathe animalier. L’ostéopathie animale est en effet une discipline en plein boom, complémentaire à la prise en charge vétérinaire. Le point sur cette médecine naturelle pour animaux avec Françoise Rolland, ostéopathe animalier à Caluire-et-Cuire (Rhône).

Les médecines douces font aussi de plus en plus d’adeptes… à quatre pattes ! Nombre de disciplines s’appliquent désormais aux animaux, à l’image de l’ostéopathie. Au départ principalement pratiquée sur les chevaux, la pratique d’ostéopathe animalier s’est peu à peu répandue et professionnalisée en France.

 

Ostéopathe animalier : chien ou chat, un métier pour tous les animaux ?

L’ostéopathe animalier s’occupe essentiellement des chiens, des chats et des chevaux. Mais il est susceptible également d’intervenir sur des lapins, ou encore des bovins en zones rurales.

Le rôle de l’ostéopathe animalier est de régler des problèmes de mobilité articulaire, musculaire, voire viscérale, que le vétérinaire ne peuvent pas toujours soigner. « Cela se fait en totale complémentarité avec la prise en charge vétérinaire », précise Françoise Rolland, qui exerce dans le Rhône.

L’action de l’ostéopathe permet de remédier à de nombreux problèmes (boiterie, asymétrie du bassin, sensibilité anormale du dos, perte de mobilité du rachis et notamment du cou à la suite d’une chute, mais aussi difficulté à déféquer ou uriner…) Comme chez l’être humain, l’ostéopathe peut également pratiquer des massages, et de la ré-éducation post-opératoire, comme le ferait un kinésithérapeute car les animaux aussi peuvent en avoir besoin. 

En cas de lésion, l’ostéopathe animalier doit toutefois obligatoirement passer la main au vétérinaire.

 

Ostéopathie humaine et animale, quelles différences ?

Les problèmes rencontrés par les hommes et les animaux sont sensiblement les mêmes. « Chez les humains, on parle de lumbagos ou de torticolis. Les animaux ont exactement les mêmes problèmes, mais ils ne sont pas appelés de la même manière », explique la praticienne.

Les hommes sont des mammifères, tout comme les chats, chiens, chevaux, bovins ou encore lapins. Tous ces animaux possèdent donc le même fonctionnement musculaire et vertébral que les êtres humains. Les quadrupèdes rencontreront en revanche des problèmes plus spécifiques à leur mode de locomotion, au même titre que les bipèdes.

 

Cheval ostéopathie
Françoise Rolland en pleine séance d’ostéopathie animale. ©DR

Le soin des animaux, une difficulté ?

Si la communication animale est aussi une discipline en plein essor, il reste plus difficile de prendre en charge un patient… sans parole.

En fonction des problèmes physiques constatés sur l’animal, le praticien doit essayer de trouver la source du problème afin de pouvoir le soigner. Le diagnostic est donc plus compliqué que chez un être-humain.

L’avantage en revanche réside dans la plus grande réceptivité des animaux aux traitements. Un constat que confirme Françoise Rolland : « les animaux sont plus dans l’immédiateté, l’instantané. Ils n’ont pas de réflexions sur la manière dont ils vont pouvoir se tenir pour éviter la douleur au moment de la manipulation ».

Plus réceptives, nos amies les bêtes réagiront mieux aux traitements et en récolteront donc plus rapidement les bénéfices. Si tant est, bien sûr, que les manipulations soient bien faites, « dans la douceur, dans le respect de l’animal et dans la confiance. Car celle-ci est très importante pour la réussite du traitement ».

 

Ostéopathe animalier : une profession récemment encadrée

La profession, encadrée par une loi depuis avril 2017, a beaucoup évolué. L‘ostéopathie animale est désormais totalement encadrée par le Conseil national de l’Ordre des vétérinaires. Cinq années d’étude, clôturées par un examen organisé par l’Ordre, sont dorénavant requis pour devenir ostéopathe animalier

Françoise Rolland conclut donc que « l’ostéopathie animale non-vétérinaire est totalement reconnue, mais à la condition de respecter la réglementation et de travailler en partenariat avec les vétérinaires traitants ». Une manière de ne pas se tromper en choisissant l’ostéopathe animalier qui viendra au secours de leur animal préféré !

 

Retrouvez la liste de l’ensemble des vétérinaires de votre quartier sur www.veterinaire.fr/Rhone_Alpes/index.htm

 

À SAVOIR

Les propriétaires d’animaux peuvent spontanément se rendre chez un ostéopathe animalier dès lors que l’animal ne présente pas de symptômes infectieux, fiévreux ou encore traumatique. En effet, ces symptômes sont du ressort premier du vétérinaire et non de l’ostéopathe.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here