Sexe: le point G, mythe ou réalité ?

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Atteindre l'orgasme en connaissant son vagin, le souci de beaucoup de femmes
Le point G correspondrait à une zone à l'entrée du vagin ©Diego_Monserrat

Moins d’une Française sur deux atteint régulièrement l’orgasme. Un constat qui pose la question de l’existence même du fameux point G. Cette zone érogène est-elle juste un mythe ? La réponse de Claudie Caufour, psycho-sexothérapeute corporelle lyonnaise.

Selon une récente enquête, près d’une Française sur deux n’atteint pas régulièrement l’orgasme. Cela signifie-t-il que le point G n’existe pas vraiment ?

Claudie Caufour : Je ne veux pas évoquer la vision scientifique. En revanche, je peux dire qu’à l’entrée du vagin, là où on localise habituellement le fameux point G,  il existe une partie très excitable qui forme une petite boule de taille variable selon les femmes et d’une texture différente du reste de la muqueuse vaginale. Ceci étant, parvenir à vivre un orgasme sera facilité par la connaissance de son anatomie et par la conscience de son vagin.  Ce dernier est constitué de fibres musculaires longitudinales, et à l’entrée, de fibres circulaires. Cela permet à la femme qui a conscience de son vagin de pouvoir jouer autour du pénis ou des doigts de son partenaire grâce à  des mouvements de contractions périnéales, et ainsi favoriser et maintenir son excitation.
Lorsque l’on parle des femmes fontaines, même si le phénomène reste contesté quant à la nature du liquide émis, c’est cette partie en particulier qui est excitée. Dans l’excitation, cette zone se dilate et devient granuleuse. C’est cette partie que l’on décrit comme le point G, mais attention, ce n’est pas simplement un bouton sur lequel il suffit d’appuyer pour déclencher un orgasme ; l’excitation féminine est plus complexe que cela. La femme doit au préalable avoir érotisé sa capacité à recevoir le pénis de son partenaire dans son vagin, être active dans sa mouvance corporelle et stimuler ses sensations par des jeux de musculature interne.

Sait-on environ à combien de centimètres pourrait se trouver le point G ?

La zone décrite précédemment peut être stimulée en introduisant une à deux phalanges et en tâtant de la pulpe des doigts la face antérieure du vagin.

Point G et petit pénis

Les hommes au petit pénis peuvent donc largement satisfaire leur partenaire ?

Oui, surtout si la femme exerce des pressions sur le pénis de son partenaire pour stimuler cette zone, ce qui requiert une bonne conscience de son vagin. Mais certaines femmes ont besoin que leur homme aille au fond de leur vagin pour exercer des pressions fortes. Il s’agit en général de femmes dont l’exploration vaginale ne s’est faite que dans un corps très tendu. En procédant ainsi, leur partenaire va solliciter les récepteurs musculaires du vagin. Une femme qui aura exploré son vagin et son corps dans des tonus variés et dans la fluidité corporelle développera la capacité d’être excitée par des touchers vaginaux moins appuyés, comme de simples effleurements à l’entrée de son vagin. On n’imagine pas tous les mouvements et tous les touchers qu’il est possible de faire lorsqu’on a développé une bonne conscience vaginale ! Accueillir un pénis, le caresser, le presser, l’envelopper le suçoter, le pousser, le soulever… C’est une conscience importante pour devenir l’actrice active de sa sexualité et un incontournable pour les adeptes du slow sex !

Apprendre à “érotiser son vagin”

Vous parlez « d’érotisation du vagin », comment une femme peut-elle arriver à se l’approprier davantage ?

Cela passe simplement par chercher à se connaître, ne pas rester que sur le clitoris mais prendre conscience de son imaginaire émotionnel et affectif. Les scènes d’amour qu’apprécient les femmes ne montrent souvent pas de sexualité explicite. Le désir sexuel de la femme requière souvent des ressentis émotionnels qui vont se répercuter corporellement dans le vagin. La conscience vaginale permet de ressentir cela. Il faut ensuite s’autoriser à explorer cela par des touchers et des pressions diverses dans le vagin. Se masturber ainsi est un bon moyen de développer un imaginaire érotique conforme au plaisir d’être pénétrée. Il s’agit ainsi d’apprendre à repérer les éléments propices à alimenter une excitation. Mieux connaître son corps, bouger son bassin pour devenir active, est bien plus jouissif que seulement se contenter d’être pénétrée.

A savoir

Le point G est un terme né en 1944. Il doit son nom au docteur Grafenberg. Depuis, des études sont venues nier son existence, tandis que d’autres assurent que ce point existe bel et bien. Le mystère reste entier…

 

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