oreillons
Selon Santé Publique France en 2017, le taux d'incidence de cette maladie est 150 fois moins élevé qu'en 1986. ©freepik

Bien qu’ils touchent tous les âges, les oreillons sont une maladie infectieuse essentiellement infantile. Cette maladie très contagieuse mais bénigne peut s’accompagner de complications neurologiques ou génitales chez l’adolescent pubère et l’adulte. Selon Santé Publique France, en 2017, le taux d’incidence est de 6 cas sur 100 000 habitants. Explications, avec le concours du Dr Marcel Garrigou-Grandchamp, médecin généraliste à Lyon.

Les oreillons sont une maladie virale majoritairement infantile et très contagieuse. Cette pathologie s’attrape comme un rhume lorsque l’on est en contact avec une personne contaminée. Touchant la plupart du temps les enfants, cette maladie peut toutefois entraîner des complications graves chez l’adulte.

 

Les oreillons : qu’est-ce que c’est ?

Les oreillons, ou parotidite virale, est une maladie infectieuse touchant essentiellement les enfants. Généralement bénigne, elle se caractérise par une inflammation des glandes salivaires situées à l’avant des oreilles. Les oreillons sont causés par le paramyxovirus, un virus dit ourlien qui ne circule qu’entre les êtres humains. Les animaux, en effet, ne peuvent pas être touchés par cette maladie.

Cette maladie est transmissible par voie aérienne, notamment par l’inhalation des gouttelettes de salive (postillons) ou par contact direct avec la salive. La personne contaminée par les oreillons est contagieuse une semaine avant et après l’apparition des symptômes. On ne peut attraper les oreillons qu’une fois dans sa vie, comme la plupart des maladies infantiles telle que la varicelle.

 

Quels sont les symptômes ?

Entre 30 à 40 % des personnes infectées ne présentent pas de symptômes et la maladie passe alors inaperçue. On dit alors que la maladie est asymptomatique. Cela n’empêche pas la personne infectée d’être contagieuse.

Pour les personnes ayant des symptômes, la période d’incubation est de trois semaines après la contamination. Le malade ressent d’abord une légère fièvre, puis des maux de tête. Un gonflement (tuméfaction) douloureux apparaît ensuite au niveau des oreilles. L’augmentation de la taille d’une ou des deux parotides, c’est-à-dire de glandes salivaires, peut alors déformer le visage.

Il est également courant de ressentir une grande fatigue, ainsi que des difficultés à bouger la mâchoire et à parler.

 

Comment soigner les oreillons ?

Il n’existe aucun traitement contre la maladie. Les antibiotiques sont inutiles, comme pour toutes infections virales. Il est toutefois possible de soulager la fièvre et les maux de tête avec un traitement médicamenteux.

On conseille aux malades développant les symptômes de bien s’isoler pour éviter de contaminer les autres, et d’observer des règles d’hygiène strictes.

 

Se protéger des oreillons : le vaccin ROR

La seule prévention efficace contre les oreillons est la vaccination. En se vaccinant, une personne se protège elle-même mais également tout son entourage. Le vaccin ROR, rougeole-oreillons-rubéole (M-M-RVAXPRO ou Priorix), permet d’être immunisé de cette maladie. En France, depuis 1986, ce vaccin trivalent était recommandé aux parents pour leur nouveau-né. Une première injection a lieu aux 12 mois de l’enfant, et une deuxième à ses 16-18 mois. Le vaccin ROR figure désormais depuis janvier 2018 parmi les 11 vaccins obligatoires du calendrier vaccinal pour le nourrisson. Un rattrapage avec deux doses est recommandé pour les personnes nées après le 1er janvier 1980.

Le vaccin est remboursé en totalité par l’Assurance maladie pour les enfants et les adolescents jusqu’à 17 ans révolus qui rattrapent l’injection. Pour les plus âgés, il est remboursé à hauteur de 65 %.

 

Les complications chez l’adolescent et l’adulte

Sans gravité chez l’enfant, la maladie se révèle plus dangereuse chez l’adolescent et l’adulte, avec de nombreuses complications potentielles, heureusement rares.

  • Des atteintes neurologiques : des méningites virales impressionnantes mais sans gravité (inflammation des méninges) et des encéphalites (inflammation aiguë du cerveau).
  • Des atteintes au niveau génital : chez l’homme, une inflammation testiculaire, appelée orchite ourlienne. Chez la femme, une inflammation des ovaires, appelée ovarite. Heureusement souvent unilatérale, elle peut aboutir à la destruction de la glande. Lorsqu’elle est bilatérale, elle peut être cause de stérilité.
  • Une pancréatite : une inflammation du pancréas, glande située derrière l’estomac et près du foie.
  • Une atteinte du nerf auditif provoquant une surdité. C’est la raison pour laquelle il est fortement recommandé de vacciner les personnes souffrantes de troubles auditifs.

 

Consultez la liste de tous les médecins généralistes près de chez vous sur www.conseil-national.medecin.fr.

À SAVOIR

Lorsqu’une femme enceinte est touchée par les oreillons lors de son premier trimestre de GROSSESSE, le risque de fausse-couche est élevé.

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