Bio bon ou mauvais ?
Woman in the supermarket. Organic vegetables close up. Beautiful young woman shopping in a supermarket and buying fresh organic vegetables. The concept of healthy eating. Harvest

Si consommer bio est bien dans l’ère du temps et « naturellement » bénéfique pour l’organisme, il faut se méfier des amalgames ! Toutes les pratiques de production et, surtout, de transport et de consommation n’étant pas optimales, bio ne rime pas toujours avec sain et écologique… Petit guide des erreurs à ne pas commettre.

“Consommer bio est évidemment positif pour la santé”, rassure Nicolas Tête, professeur en nutrition à l’Institut Paul Bocuse, à Lyon. Dans la capitale de la gastronomie comme ailleurs, le bio fait de plus en plus d’adeptes.  Une tendance au coeur d’une société toujours plus sensible à l’avenir de la planète comme à la qualité de son assiette. “Cela garantit des aliments génétiquement non modifiés et pauvres en pesticides”, livre-t-il, avant d’appeler à la vigilance: “méfions-nous des amalgames!”

 

Bio… mais pas à 100%

Les aliments certifiés bio (1) sont réglementés par des lois strictes et doivent être le plus naturels possibles. Toutefois, certains produits transformés ne sont pas entièrement bio. En effet, ils peuvent contenir une petite quantité d’ingrédients non-bio (5% maximum selon les labels) notamment concernant les conservateurs. Avec l’utilisation de procédés thérapeutiques majoritairement naturels pour le bétail et sans OGM, les produits bio restent plus sûrs que leurs équivalents non-bio.

 

Bio ne rime pas toujours avec écolo

Par ailleurs, les produits bio sont souvent assimilés aux circuits courts. Or, ce n’est pas toujours le cas. Bananes du Costa Rica, mangues du Pérou ou encore ananas en provenance de Togo… Plus de la moitié des fruits frais bio vendus étaient importés, selon l’Agence bio en 2018. Certains produits parcourent ainsi des centaines, voire des milliers de kilomètres avant d’arriver dans les rayons des grandes surfaces. Une empreinte carbone parfois en contradiction avec le respect de l’environnement que prône ce type de production. “Bio ne signifie pas production local”, confirme le nutritionniste de l’Institut Paul Bocuse. “Certains produits viennent de très loin. Ce n’est pas vraiment compatible avec la motivation environnementale qui va animer notre démarche !”. 

 

Bio ne veut pas toujours dire sain

Dans l’imaginaire collectif, bio est synonyme de sain. Si les fruits, légumes ou céréales issus de l’agriculture biologique sont sans aucun doute meilleurs pour la santé, ce n’est pas le cas de tous les aliments. Pizzas surgelées, boissons sucrées, biscuits et bonbons sont autant de produits ultra transformés et néfastes pouvant être certifiés bio. Pourtant, ils restent aussi néfastes pour la santé que leurs homologues non-bio. “Bio ne veut pas dire équilibré : un brownie, même confectionné avec des produits bio, reste un brownie”, précise ainsi Nicolas Tête.

Bio ou pas, privilégiez les aliments avec une bonne valeur nutritionnelle peu gras, sucrés ou salés !

(1) Les produits certifiés bio sont réglementés et doivent être le plus naturel possible. Les pratiques utilisées pour leur production doivent répondre au respect de l’environnement (ressources naturelles, biodiversité…) mais également au bien-être animal.

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À SAVOIR

Une étude publiée dans le British Medical Journal vient de confirmer que le “bien manger” avait une incidence notable sur la longévité de l’humain. Cette étude portait sur un panel de 500 000 personnes de dix pays européens. Ainsi, Elle a démontré qu’entre 1992 et 2015, le taux de mortalité avait été supérieur de 7% chez les participants ayant consommé régulièrement des produits mal classés au Nutri-Score. Concrètement, ces participants ont développé trois grands types de pathologies. D’une part, des affections digestives (+22%). D’autre part, des cancers (+8%) et des maladies cardiovasculaires (+4%). Pour rappel, le Nutri-Score a été introduit en France en 2017. Cet indicateur classe les produits alimentaires avec une échelle (de A à E) et un code couleurs (du vert au rouge). Cette échelle tient compte de plusieurs critères: teneur en sucres, en acides gras saturés, en sel, en protéines, en fibres et en apports énergétiques.

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