Moustique-tigre : gare à l’envahisseur !

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Le moustique tigre est très présent en milieu urbain, où les piscines abondent. ©Shutterstock

Le moustique tigre ne mesure que 2 millimètres, mais sa présence est une réelle menace pour l’homme. Désormais actif tout l’été dans la quasi-totalité de la région, la petite bête qui monte, qui monte… inquiète les autorités sanitaires. Un appel à la vigilance a été lancé par l’Agence Régionale de Santé.

Récente, la prolifération du moustique tigre s’accélère en Auvergne-Rhône-Alpes. Jusqu’alors épargnés, deux nouveaux départements, la Loire et le Puy-de-Dôme, ont fait sa connaissance en 2019 et rejoint les six autres territoires placés en vigilance rouge par la Direction Générale de la Santé : l’Ain, l’Ardèche, la Drôme, l’Isère, le Rhône et la Savoie. Soit 8 départements sur 12, pour lesquels un plan de lutte a été déployé dès le 1er mai, et ce jusqu’au 30 novembre.

Le moustique tigre (aedes albopictus) tient son nom de ses grandes pattes zébrées noires et blanches. Originaire du sud de l’Asie, il s’est installé dans notre territoire depuis 2012, emmenant avec lui la menace des virus du chikungunya, de la dengue et du zika.

 

Moustique tigre : comment s’en préserver ?

Eaux stagnantes, piscines, jardins humides : les endroits propices au développement du moustique tigre sont variés en ville. « Cet insecte prolifère surtout en zones urbaines et péri-urbaines, où abondent les stocks d’eau, comme à Lyon ou à Grenoble. Contrairement aux autres moustiques, les espaces naturels lui sont moins favorables », explique Valérie Formisyn, ingénieure d’études sanitaires de l’Agence Régionale de Santé.

Pour se protéger des piqûres de ce moustique, il est conseillé de se couvrir le plus possible et d’utiliser un répulsif. On peut également freiner sa prolifération en supprimant les stocks d’eau extérieurs, en entretenant soigneusement sa piscine, voire en disposant des pièges à larve.

 

Moustique tigre : une menace pour la santé

Le moustique tigre peut être porteur de plusieurs virus exotiques, type zika, chikungunya ou dengue. Ces maladies ont des conséquences sanitaires sérieuses chez les personnes les plus vulnérables, avec à la clé fortes fièvres, douleurs musculaires et articulaires, vomissements… « Le risque de transmission de ces maladies par des personnes rentrant de voyages est important », confirme Valérie Formisyn. La fin des vacances est donc une période particulièrement favorable aux contagions. L’année dernière, l’ARS a ainsi recensé trente-trois cas de dengue et un cas de chikungunya dans la région.

 

À SAVOIR

L’hôpital de la Croix-Rousse HCL propose des consultations de médecine du voyage pour les personnes qui s’apprêtent à prendre l’avion. Ils délivrent des conseils, des prescriptions pour le voyage et des vaccinations contre les maladies transmises par les moustiques. Les spécialistes assurent également le diagnostic et le traitement des pathologies au retour de voyage.

Le site internet SIGNALEMENT-MOUSTIQUE.FR est dédié à l’information actualisée des moustiques en France.

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