Alors que le sida continue de faire des ravages, le recours à un dépistage plus conséquent pourrait contribuer à éradiquer ce fléau historique. Une action à laquelle le Grand Lyon participe avec le lancement de la charte « Métropole sans sida » pour éradiquer cette maladie meurtrière du territoire.

Le lundi 7 octobre, le Grand Lyon s’est paré de rouge. Sur les façades du bâtiment de l’institution, quatre rubans rouges consolident la signature de la charte « Métropole sans sida ». Ils symbolisent la la lutte contre le sida.

Quatre signataires de la charte : Métropole de Lyon, le COREVIH Lyon Vallée du Rhône (Coordination régionale de lutte contre le VIH), l’IAPAC (International Association of Providers of AIDS Care) et l’ONUSIDA (organisation mondiale de lutte contre le sida), se sont engagés à éradiquer définitivement le sida du territoire métropolitain. 

 

Le dépistage : premier pas vers l’éradication du sida

Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, 561 000 examens de sérologies VIH effectuées sont réalisés chaque année. Le dépistage reste ainsi le premier moyen de lutte contre ce fléau. Dans le département du Rhône, 4479 personnes ont été diagnostiquées porteuses du VIH en 2018, soit environ 500 personnes de plus qu’en 2014. 

Les personnes en situation de prostitution, d’immigration ou emprisonnées font partie des publics cibles de la nouvelle charte. Les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) sont également l’une des populations les plus à risques. Ils représentent 60 % des hommes qui ignorent leurs séropositivité dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. 

« Nous sommes passés d’une maladie mortelle à une maladie chronique, mais ce n’est pas suffisant, explique David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon. Entre 2015 et 2018, le nombre de personnes recensées atteintes du VIH a diminué de 16%. L’objectif est de faire la même chose à Lyon » 

 

Métropole sans sida :  « on peut y arriver » 

Les objectifs sont ambitieux pour 2020. La Métropole de Lyon adopte le trio des 90 % de réussite dans la lutte contre le sida, à savoir :

  • 90 % des personnes séropositives conscientes de leur maladie ;
  • 90 % des malades traitées de façon efficace ;
  • 90 % des personnes traitées porteuses du virus dont la charge virale serait indétectable 

Pour les quatre signataires de la charte en faveur d’une « Métropole sans sida », ces objectifs sont réalisables. Pour les atteindre, les acteurs prévoient des mesures en faveur de la détection de la séropositivité aux VIH. L’amélioration du parcours de soins ainsi que la lutte contre la discrimination des malades sont également des enjeux cruciaux. 

« Demain, il y aura un monde sans sida, mais il reste beaucoup à faire, rappelle Jean-Louis Touraine, professeur en médecine et député de la 3ème circonscription du Rhône. Même si on a pas de vaccin, on peut éradiquer le VIH en dépistant tout le monde et en soignant tous ceux qui sont malades. C’est à portée de main, on peut y arriver ».   

 

À SAVOIR

La 6ème conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la paludisme s’est tenue à Lyon en octobre. Le Fonds Mondial a ainsi pu obtenir une augmentation de 25 % des dons de la France en faveur de ces causes.

 

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