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91 875 personnes étaient en insuffisance rénale chronique terminale, en France en 2020, selon la HAS. ©DCstudio_Freepik

Une personne sur dix est touchée par une maladie des reins en France, souvent sans le savoir. Les symptômes peu évocateurs : envie fréquente d’uriner, grande fatigue, nausées… rendent souvent ces maladies silencieuses. Au grand dam des patients qui sont souvent diagnostiqués tardivement. Pour y remédier, les Hospices Civils de Lyon organisent des dépistages de maladies rénales, à l’occasion de la semaine nationale du rein.

En 2020, 91 875 personnes étaient en insuffisance rénale chronique terminale, en France. Un chiffre important dû au fait que les anomalies rénales sont diagnostiquées trop tard. Insidieuse, une anomalie rénale évolue en effet sournoisement, sans retour possible, « les reins perdent de façon durable et irréversible leur capacité à filtrer correctement le sang de l’organisme », précise l’Assurance maladie. Le dépistage précoce est donc essentiel pour une prise en charge adaptée.

 

Maladie rénale : une évolution silencieuse mais sérieuse

La maladie rénale fait référence à une diminution des fonctions des reins. S’ils sont discrets et ne mesure qu’une douzaine de centimètres chez l’adulte, ils sont indispensables à la vie. Toutes les 30 minutes, les reins filtrent l’intégralité du sang présent dans l’organisme en le débarrassant des « déchets » à éliminer. Ils permettent également de réguler la pression artérielle ainsi que la production de globules rouges dans l’organisme. 

S’ils jouent un rôle majeur au sein de l’organisme, leur dysfonctionnement n’entraîne toutefois pas de symptômes qui semblent alarmants. Les envies fréquentes d’uriner, une fatigue anormale à l’effort, des troubles digestifs ou encore de sommeil peuvent en effet sembler, à tort, anodins. Pour éviter des complications irréversibles, le dépistage précoce est pourtant essentiel pour une prise en charge efficace.

 

Anomalie rénale : de la maladie à l’insuffisance

En devenant chronique, la maladie rénale évolue de façon silencieuse et entraîne, au stade sévère de la pathologie, une insuffisance rénale. C’est-à-dire que les capacités de filtration des reins atteignent un seuil critique de dysfonctionnement. Là encore, la détérioration des fonctions rénales se fait de manière progressive. On parle alors d’insuffisance rénale chronique. 

Plusieurs facteurs peuvent favoriser l’usure des reins tels que le tabac, l’obésité, la sédentarité, l’âge ou encore la consommation de certains médicaments de type anti-inflammatoire ou encore de phytothérapie, selon l’Assurance maladie. La présence de maladies cardiovasculaires associées et d’antécédents familiaux ou personnels d’insuffisance rénale sont également des facteurs de risques à prendre en compte. D’autant plus qu’une anomalie rénale passe souvent inaperçue.

 

Maladie rénale : un simple dépistage peut vous sauver la vie

Le dépistage est pourtant simple. Deux examens permettent en effet d’évaluer la fonction des reins. Un test urinaire qui mesure le taux de protéines spécifiques dans le sang. Et une prise de sang permettant de quantifier la présence de créatine : substance « déchet » généralement éliminée par le corps. Si elle est présente en grande quantité cela peut être le signe que les reins ne fonctionnent pas correctement et peuvent difficilement l’éliminer. 

Un diagnostic précoce permet ainsi de limiter les risques de complications (troubles osseux, anémie, carences, risque d’infection exacerbé…). En permettant l’adoption d’un traitement adapté. « La prise en charge de la maladie rénale chronique est assurée par le médecin traitant, en coordination avec une équipe spécialisée : néphrologue, endocrinologue, cardiologue… Les soins sont définis selon le stade de l’insuffisance rénale, de la cause de la maladie rénale et des problèmes de santé associés. Chaque personne atteinte de maladie rénale chronique a son propre parcours de soins, adapté à sa situation », détaille l’Assurance maladie. 

Au stade terminal de l’insuffisance rénale en revanche, un traitement permettant de suppléer la fonction des reins est nécessaire. Cela passe ainsi par la dialyse régulière, avec laquelle sont traités la majorité des patients atteints d’insuffisance rénale, ou par la greffe d’un nouveau rein. En 2021, la Haute autorité de santé recensait 90 000 personnes en traitement de suppléance. Un tiers d’entre elles ont toutefois été prises en charge en urgence.

 

À SAVOIR

Les HCL proposent des ateliers de prévention ainsi que des dépistages gratuits pour vérifier la bonne santé de ses reins. Le 7 mars à l’Hôpital Lyon SUD et le 10 mars à Edouard Herriot.

Les laboratoires de Biogroup organise une opération de dépistage gratuit et sans ordonnance par prise de sang, le 11 mars.

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