mal de dos, un calvaire au quotidien
Près de deux tiers des Français souffriraient de maux de dos ou d'articulations. ©Yanalya Freepik

Deux français sur trois indiquent souffrir du dos ou des articulations. Si les personnes âgées sont les plus touchées, elles ne sont pas les seules. Quel est l’impact d’une telle douleur sur la qualité de vie ? Nuisible ou pénible ? Dans le cadre de la Journée Mondiale de la colonne vertébrale, ce vendredi 16 octobre, le point sur une affectation quotidienne avec Julien Burgos, chiropracteur à Lyon.

« Selon l’Association française de chiropraxie, 64% des français auraient eu un mal de dos dans les 12 derniers mois », rappelle Julien Burgos, chiropracteur à Lyon spécialisé auprès des jeunes sportifs, femmes enceintes et enfants. Un chiffre conséquent quand on sait l’impact de la santé sur la vie quotidienne. En cette semaine de la Journée Mondiale de la colonne vertébrale, les rendez-vous chez un chiropracteur vous donc sont offerts. Le but ? Sensibiliser à la prévention.

Plus de 50% des actifs sont impactés dans leur travail par des douleurs dorsales ou articulaires. Mais les répercussions de telles souffrances ne se limitent pas à la sphère professionnelle. Sommeil, activité physique, vie sociale, tâches quotidiennes… Toutes les dimensions de la vie sont touchées.

Un déséquilibre musculosquelettique est souvent la cause de ces douleurs. Que ce soit à cause d’une mauvaise posture répétée, d’une fragilité personnelle ou d’une pathologie, le retentissement semble le même. Ces douleurs sont nuisibles, mais « l’absence de douleur ne signifie pas que tout va bien ».

 

Déséquilibre musculosquelettique : un handicap au quotidien

Les répercussions des maux de dos et maux d’autres articulations sont conséquentes. Vie professionnelle détériorée, vie familiale modifiée, vie intime ébréchée… Les déséquilibres musculosquelettiques représentent un véritable handicap au quotidien.

En effet, ces douleurs touchent une partie du corps essentielle à chaque mouvement, action ou activité. « Toutes ces atteintes impactent la vie quotidienne, les simples petites actions deviennent difficiles et douloureuses. Dormir peut devenir délicat, jouer avec ses enfants impossible », rappelle Julien Burgos. Ces maux courants ont des finalités problématiques. Tant sur le physique que le psychique.

« Devoir se restreindre dans ses activités, prendre conscience de sa fragilité corporelle, peut être source d’une perte d’estime de soi, perte de plaisir au quotidien ou encore d’isolement », explique-t-il. L’OMS insiste sur ce triangle de santé : le physique, le chimique et l’émotionnel sont autant de facteurs que d’éléments impactés.

 

Mal de dos : « tout le monde est concerné »

Si les douleurs musculosquelettiques viennent témoigner d’un déséquilibre, ne pas être douloureux ne signifie pas l’absence de problématique. « De même que tout ne se voit pas sur une radio, comme pour des tensions par exemple, tout ne se relève pas uniquement grâce aux douleurs », rappelle Julien Burgos.

Les douleurs proviennent d’un accident ou d’une accumulation de mauvaises postures, mais l’accumulation est déjà présente avant même la douleur.  « La chiropraxie ne s’adresse pas qu’aux patients douloureux, mais aussi à tous ceux qui se savent touchés par ces problèmes, quand bien même ils n’en ont pas conscience ». La douleur n’est en réalité qu’un signal d’alarme.

Contrairement aux idées reçues, les personnes âgées ne sont pas les seules populations à risque. La vie entière doit être accompagnée. « Les femmes enceintes sont par exemple accompagnées dans leurs postures, les enfants dans l’apprentissage de la marche, les actifs dans leurs postures au travail. Certes, les problématiques et les prises en charge diffèrent mais toutes sont nécessaires ».

 

Mal de dos : une qualité de sommeil altérée

Le sommeil fait partie des principaux éléments impactés par ces douleurs dorsales. « Le sommeil devient de mauvaise qualité quand on a des douleurs. Réveils fréquents, difficulté à s’endormir… », mentionne Julien Burgos. Pourtant, la récupération physique et psychique passe par le sommeil. Une problématique de plus pour la disparition des symptômes.

 

De la nécessité de traiter à la nécessité de prévention

S’il est question de traiter les douleurs musculosquelettiques, il est aussi question de prévenir ces dernières. « Les maux sont souvent liées à une accumulation de mauvaises postures, il est nécessaire de prévenir afin d’éviter ces douloureuses affections ». L’intérêt de la prévention, c’est d’échapper à ces gênes, cette invalidité parfois quand la douleur est grande.

« Ce sont généralement des choses anodines qui amènent à consulter. Par exemple, le télétravail est source de mauvaises habitudes : travailler au lit, mal assis… La chiropraxie permet d’optimiser les postures, les mouvements afin d’éviter de souffrir ». Comme consulter pour ses dents est une habitude, « la chiropraxie devrait en être une nouvelle ».

« Le mieux est de consulter au plut tôt et régulièrement », affirme ainsi le chiropracteur lyonnais. Dès l’enfance, il est nécessaire de prendre le temps de consulter. En effet, le squelette est encore malléable aux actions à cet âge là. À l’âge adulte, il sera difficile de moduler son squelette, les actions se centreront donc sur les compensations.  « Si les personnes ne prennent pas le temps pour le santé, c’est la santé qui les forcera à prendre soin d’eux ».

 

À SAVOIR

61% des français ignorent que les mutuelles prennent en charge le remboursement des séances de chiropraxie. En effet, certaines mutuelles remboursent les frais des séances de chiropraxie. Soit par un quota de séances prises en charge à l’année soit par un remboursement effectif pour chaque séance.

 

 

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