Lyon: la pollution va encore s’aggraver cette semaine

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Les particules fines s'accumulent dans l'air lyonnais
En raison d'une météo exceptionnelle, Lyon respire de plus en mal ©P.Auclair

Les habitants de Lyon et de sa métropole suffoquent toujours en raison d’une qualité de l’air jugée “très mauvaise”. Ce pic de pollution risque de durer dans les prochains jours en raison de la présence d’un anticyclone. Une circulation alternée dans l’agglomération est envisagée si la situation venait à s’aggraver.

Lyon et son agglomération continuent de suffoquer en raison de la pollution. Comme à Paris, la conjonction de l’usage important des chauffages polluants et de températures basses a fait brusquement monté le niveau de la pollution qui, selon les experts de Air Rhône-Alpes, atteint 99/100 (qualité de l’air jugée “mauvaise à très mauvaise”) sur une échelle de 10. Conséquence, l’alerte de niveau 1 (sur une échelle de 3) a été déclenchée depuis vendredi par la préfecture qui a maintenu ce seuil d’alerte en début de semaine en raison d’une situation exceptionnelle à cette période de l’année.
Pourquoi ? Parce que les hautes pressions qui règnent actuellement sur une grande partie de la France ne permettent pas de chasser l’air pollué. Cette absence de vent est d’autant plus dommageable que la baisse du mercure a refroidi le sol, créant comme un “couvercle” empêchant l’évacuation verticale des particules fines et du dioxyde d’azote dans l’atmosphère. Pour ne rien arranger, cette période de l’année est propice a un usage intensif des chauffages urbains – notamment des cheminées à bois – et des véhicules en ville, les mouvements sociaux aux TCL n’arrangeant évidemment pas les choses ! Bref, un cocktail explosif pour nos pauvres poumons.

Particules fines et vitesse limitée

Il s’agit d’une “épisode de pollution de type combustion lié essentiellement à l’utilisation de chauffage” confirment les services de la préfecture pour justifier le déclenchement de l’alerte de niveau 1. Ces derniers rappellent au passage qu’en cas de pic de pollution, comme c’est le cas actuellement, les conducteurs doivent lever pour pied pour ne pas aggraver la circulation.
En d’autres termes,sur les axes périphériques, la vitesse de circulation est limitée à 70 km/h contre 90 km/h habituellement, alors que la vitesse du autoroute est limitée à 110 km/h contre 130 km/h en temps normal. La préfecture précise que des contrôles de vitesse seront renforcés dans l’agglomération. Idem pour le contrôle de pollution des véhicules. Par ailleurs, pour ne pas vicier davantage la qualité de l’air, les débrouillages par feux sont interdits, de même que l’utilisation de groupes électrogènes.

Aucune amélioration à prévoir court terme

Plus généralement, “les teneurs en particules fines demeurent importantes sur l’ensemble de la région“, insiste Air Rhône-Alpes. Les experts de la qualité de l’air en région précisent que les critères d’activation du dispositif préfectoral d’alerte sont atteints sur les zones du bassin lyonnais, mais aussi sur le Nord Isère, la vallée de l’Arve et les Pays de Savoie. Toutes ces zones géographiques sont donc placées en niveau d’alerte 1 en attendant l’évacuation de l’anticyclone et l’arrivée d’une perturbation. Malheureusement, les dernières prévisions météorologiques ne laissent entrevoir aucune évolution notable avant la fin de la semaine, le bulletin quotidien de Météo France faisant état d’un maintient de conditions anticycloniques avec un vent quasi nul jusqu’au week-end prochain. Dans ces conditions, si la situation venait à s’aggraver dans les prochains jours, la préfecture pourrait envisager la mise en place de la circulation alternée dans l’agglomération lyonnaise, comme ce sera le cas à Paris.

Lyon suffoque en raison des particules fines
La qualité de l’air vire au rouge dans toute l’agglomération lyonnaise ©Air Rhône-Alpes

 

A SAVOIR

Dans un communiqué, la préfecture rappelle quelques recommandations sanitaires simples aux personnes vulnérables ou sensibles à la pollution: évitez les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de pointe (7h-10h / 17h-20h) ; évitez les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions), autant en plein air qu’à l’intérieur ; en cas de gêne respiratoire ou cardiaque (par exemple : essoufflement, sifflements, palpitations), prenez conseil auprès de de votre pharmacien ou de votre médecin.

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