De l'air pollué
La pollution de l'air à Lyon est mauvaise

La qualité de l’air s’est améliorée en 2014 sur l’agglomération lyonnaise et toute la région Rhône-Alpes. Un constat plutôt rassurant dressé par Air Rhône-Alpes. Certes, les pollutions atmosphériques demeurent élevées dans l’agglomération lyonnaise, mais une météo plus favorable et des pratiques plus responsables ont réduit de manière significative l’émission de particules fines et donc les pics de pollution.

Bonne nouvelle sur le front de l’air rhônalpin : hormis en mars, l’année 2014 n’a pas été marquée par des pics de pollutions prolongés et répétés aux particules fines, responsables de 80% des épisodes annuels. C’est ce qu’a annoncé le mardi 9 décembre l’observatoire régional de surveillance de la qualité de l’air, Air Rhône-Alpes, au cours d’une conférence de presse organisée à Lyon. « Sauf épisode majeur d’ici la fin de l’année, nous devrions presque être dans le respect des valeurs réglementaires imposées par les normes européennes », se réjouit la directrice générale de l’organisme, Marie-Blanche Personnaz.
« On donne trop régulièrement une image catastrophique de la situation, comme si l’on ne pouvait s’en sortir », déplore cette dernière. Car si la météo s’est avérée plutôt favorable à de tels résultats, ceux-ci sont en effet aussi liés à un recul des émissions de particules fines (-38% depuis le début des années 2000). Contrairement aux idées reçues, les efforts semblent payer, tant dans le secteur du transport, qui expédie des camions toujours moins polluants sur les routes, que dans le secteur résidentiel ou industriel.

Ça chauffe pour le chauffage au bois !

La marge de progression reste toutefois importante dans tous les secteurs. Parmi les plus impactants, les activités agricoles et industrielles, comme le trafic routier, pèsent 10 à 20% des émissions. Mais c’est le chauffage au bois individuel qui, avec 47% des rejets, se taille la part du lion, entre cheminées ouvertes, poêles anciens et autres équipements dits ‘’non performants’’ : « Tous ceux, en somme, qui datent d’avant 2002 », confirme Marie-Blanche Personnaz.
Air Rhône-Alpes, dont l’une des vocations est de développer, en lien avec les régions voisines (PACA, Vallée d’Aoste, Ligurie et Piémont) des stratégies transfrontalières pour améliorer durablement la qualité de l’air, a clairement démontré l’importance de l’enjeu au biais de l’une de ses études : remplacer ces équipements d’ici 2020 permettrait de faire chuter de 50% les émissions de particules fines en Rhône-Alpes ! Ce qui n’a rien d’anodin, compte tenu des graves incidences sur l’homme de la pollution atmosphérique aux particules, érigée en risque environnemental et sanitaire majeur et reconnue cancérogène par l’OMS.

A SAVOIR

Station mesure Air Rhône-Alpes
La station de mesure Lyon-Centre d’Air Rhône-Alpes est l’une des plus modernes et performantes du pays.

Air Rhône-Alpes, association agréé par le ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, est l’observatoire régional de surveillance de la qualité de l’air. Ses missions sont triples : suivre les pollutions en temps réel, étudier les données collectées et informer les autorités compétentes. Elle dispose d’un réseau de 72 stations de mesures, le plus vaste de France. La station de Lyon-Centre est l’une des plus modernes et des mieux équipées de France.
Plus d’informations sur www.air-rhonealpes.fr

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