La lucite est une allergie au soleil courante.
La lucite est une maladie de la peau fréquente liée à l’exposition au soleil. @Shutterstock

Éruptions cutanées, démangeaisons, sensation de brûlures … Si à dose raisonnable le soleil a de nombreux bienfaits sur la santé, une exposition brutale et prolongée peut être source d’une allergie fréquente : la lucite. Le point sur les bonnes façons de se prémunir de cette affection qui touche 20% de la population dans sa forme la plus fréquente, la lucite estivale bénigne, avec le concours du Dr Florence Durafour, dermatologue à Saint-Étienne.

Qu’elle soit estivale ou polymorphe, la lucite touche 10% de la population, quelque soit le type de peau. Cette réaction vive du système immunitaire aux UVA et UVB se matérialise par de petits boutons rouges accompagnés de démangeaisons. Exposition progressive, crème solaire adaptée, vêtements couvrants, béta-carotène, des moyens efficaces existent pour protéger/préparer sa peau au soleil. Le point avec le Dr Florence Durafour, dermatologue à Saint-Étienne (Loire).

Lucite : estivale ou polymorphe ?

Qu’est-ce que la lucite ?

La lucite est une maladie de la peau liée à l’exposition au soleil. Fréquente, cette affection concerne 10% de la population et touche particulièrement les femmes entre 15 et 35 ans. Il existe deux types de lucite. La forme la plus fréquente est la lucite estivale bénigne. La lucite polymorphe est, quant à elle, plus rare mais plus invalidante. 


La lucite estivale bénigne apparaît dès les premiers jours d’exposition aux rayons ultraviolets A du soleil, d’où son terme « d’estivale ». L’allergie guérit rapidement en laissant derrière elle un hâle protecteur qui évitera les récidives lors des prochaines expositions.


La lucite polymorphe survient dans les conditions d’exposition solaire de la vie courante du printemps à l’automne. Elle est donc beaucoup plus invalidante. Dans ce cas, ce sont les UVB qui sont en cause.

Quels sont les symptômes ?

La lucite estivale bénigne se caractérise par une éruption de petits boutons rouges accompagnés de démangeaisons. Elle apparaît sur des zones découvertes du corps et inhabituées au soleil telles que les bras, les épaules, les jambes, le décolleté. Les symptômes apparaissent quelques heures après l’exposition au soleil et disparaissent en moyenne en une semaine.

La lucite polymorphe s’étend davantage sur le corps. Elle peut toucher notamment le visage et le dos des mains. Les boutons, accompagnés de démangeaisons, sont de formes variables. Les symptômes peuvent persister plus de 10 jours. 

La crème solaire : l’atout indispensable !

Comment se prémunir de cette allergie au soleil ? 

L’idéal est d’éviter l’allergie. Pour ce faire, il est recommandé de s’exposer progressivement en évitant la période où le soleil est le plus fort (de 11h à 16h). Le port de vêtements et accessoires couvrants est préconisé (casquette, lunettes, etc.).

Pour protéger efficacement sa peau, il est essentiel d’appliquer régulièrement une crème solaire adaptée. Un indice de protection élevé (40 à 50+) est recommandé pour les peaux claires. Les peaux métissées, également touchées par l’allergie au soleil, pourront se tourner vers un indice modéré (15-30). 

En traitement préventif, il est possible de prendre 15 jours avant et 15 jours après le début de l’exposition du béta-carotène. En stimulant la production de mélanine (un pigment responsable de la couleur de la peau) cet antioxydant permet de lutter contre le vieillissement cutané et les allergies au soleil. 

Comment soigner une lucite ?

La lucite se traite au moyen d’antihistaminiques et de dermocorticoïdes. Pulvériser plusieurs fois par jour de l’eau thermale sur les zones touchées peut réduire les sensations de brûlures. 

À savoir

Certains cancers cutanés, dont le mélanome, sont favorisés par l’exposition solaire. Le manque de prévention et les habitudes d’exposition au soleil dans les pays occidentaux sont à l’origine d’une vague de cancers cutanés. En effet, le nombre de cancers de la peau a plus que doublé en 40 ans (source ameli.fr)

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