Enquête: les étudiants lyonnais stressés et insomniaques

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Les étudiants sont de plus en plus stressés en France
La vie des étudiants français s'est dégradée depuis la précédente enquête ©DR

Le stress et le manque de sommeil dégradent la qualité de vie des étudiants en France, selon une étude d’emeVia. Un mal de vivre que la plupart avouent avoir du mal à confier. Révélateur et inquiétant.

Stress, manque de sommeil, mauvaises habitudes alimentaires… En France, les étudiants n’ont pas la vie belle si l’on en croit l’enquête que vient de publier EmeVia, le réseau national des mutuelles étudiantes de proximité, en partenariat avec l’institut CSA. Selon ce sondage portant sur la santé des étudiants en France, les jeunes qui fréquentent les grandes écoles et les universités souffrent de mille maux. S’ils sont près de 95% à s’estimer “en bonne santé”, leurs réponses laissent transparaître un certain mal de vivre et des angoisses du lendemain. Ainsi, ils sont 14,6% à envisager mal l’avenir (contre seulement 11,9% en 2013) et 8,4% avouent avoir eu des penses suicidaires au cours des 12 derniers mois.

Les étudiants ne dorment pas assez !

Cette enquête met surtout en évidence une détérioration globale du quotidien des étudiants, avec en particulier de gros problèmes liés au manque de sommeil et au stress. De fait, l’étude révèle que près d’un quart des sondés (22,5%) dorment mal ou très mal mal. Parmi ces “mauvais coucheurs”, 58,8% confient dormir entre 6 et 7 heures, alors qu’il est avéré qu’un jeune âgé de 18 à 25 ans a besoin de 7 à 9 heures de sommeil quotidien pour régénérer son organisme et faire preuve de concentration. Ils sont même plus de 13% à dormir moins de 6 heures par nuit. Dans ces conditions, rien étonnant que plus d’un étudiant sur 10 (12%) prenne des médicaments ou d’autres produits pour trouver le sommeil. Ce taux atteint même 39% chez ceux qui confient dormir “très mal”. Des chiffres qui peuvent expliquer, entre autres, pourquoi près de 5% des étudiants ont “mauvais appétit”.
Ce manque de sommeil est-il lié au stress des études ? Sans doute, si l’on considère que près de 40% des sondés estiment “mal gérer leur stress”.  Deux tiers des étudiants qui se sententt très fatigués gèrent mal leur stress contre moins de 40% pour l’ensemble des personnes interrogées. Plus étonnant, ce sondage révèle que les femmes (49,4%) sont deux fois plus nombreuses à souffrir du stress que les hommes (26,9%).
Enfin, cette enquête souligne le manque de communication au sein du milieu estudiantin. En effet, plus de la moitié (52,3%) des étudiants qui gèrent mal leur stress avouent n’avoir personne à qui parler pour confier leur mal être et leurs états d’âmes.

Le sport pour réduire le stress

« Stress, sommeil et alimentation déséquilibrée : voici les nouveaux maux des étudiant, résume Ahmed Hegazy, président d’emeVia. Ce triptyque impacte fortement la santé des étudiants et doit sonner comme un cri d’alarme auprès des pouvoirs publics ; d’autant plus que leur perception de leur avenir est de moins en moins bonne. Nous appelons les décideurs politiques à mettre en place une politique de prévention globale non plus segmentée par thématiques, mais qui encourage davantage à améliorer les environnements favorables à la santé».
Pour trouver des solutions et améliorer le quotidien des étudiants, de nombreux experts rappellent l’importance d’une pratique sportive régulière et la nécessité d’avoir une alimentation saine.

A savoir

Depuis 1999, emeVia publie tous les deux ans une enquête santé réalisée auprès d’un échantillon de 44 269 étudiants. L’objectif de ces enquêtes est de mieux connaître l’état de bien-être des étudiants, notamment en fonction de la qualité de leur sommeil. Pour découvrir les détails de l’enquête, un lien sur les “nouveaux maux des étudiants” est à votre disposition.

 

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