Le maskne, la nouvelle forme d'acné provoquée par le port du masque ©Pixabay

Boutons, points noirs, comédons… Vous l’avez surement remarqué : depuis quelques mois, ces imperfections disgracieuses ont tendance à se faire plus présentes sur notre peau. Cette acné soudaine, baptisée Maskne – contraction de « mask » et de « acné » – serait causée par le port des masques buccaux.

Rendu obligatoire partout dans plusieurs grandes métropoles comme celle de Lyon, le masque n’attire pas sur lui que des louanges. S’il est indispensable à la prévention contre le Covid-19, ce morceau de tissu ne serait pas forcément l’allié de notre peau.

Boutons, comédons, rougeurs, irritations et autres imperfections cutanées apparaissent sur votre épiderme ? Vous êtes sans doute victime du maskne, contraction des mots “masque“ et “acné“, pathologie nouvelle tout droit sortie des griffes du Covid.

Quelles sont les causes de ce fameux “maskne”, et quelles solutions peuvent-être envisagées pour y remédier ? Décryptage d’une pathologie nouvelle directement issue de l’épidémie de Covid-19 avec Ma Santé.

 

Pourquoi mon masque provoque-il de l’acné ?

Le phénomène touche les peaux sensibles en cas d’utilisation prolongée du masque, notamment lorsque celui-ci est trop serré. La respiration provoque sudation et buée chaude et, incidemment, une macération des bactéries emprisonnées sous le masque. La peau respire mal. Combiné à la friction, cet environnement favorise les lésions sur le nez, les joues et le menton.

 

La peau étouffe

Le masque peut gêner la perspiration, c’est-à-dire la respiration de la peau. Ce mécanisme réside dans un échange entre la peau et l’air ambiant. Cela à travers l’évaporation de la sueur à la surface de l’organe. Votre peau est en apnée ! Vos pores se bouchent, des comédons et même des plaques d’eczéma apparaissent. Pour les mêmes raisons, un maquillage trop occlusif peut aussi être à l’origine de ce genre de troubles.

 

Le stress

Cette période d’épidémie a été source de stress pour nombre d’entre nous et on le sait : le lien entre le psychique et la peau est très étroit. Les phénomènes hormonaux comme le stress sont infiniment complexes et prennent en compte une multitude de réactions chimiques allant jusqu’à atteindre notre derme !

 

L’attention excessive accordée à notre peau

Une autre piste voudrait que ce soit cette attention portée à la zone recouverte par le masque, qui causerait les problèmes de peau et le fameux maskne. En effet, nous serions plus tatillons quant aux éventuels comédons qui recouvriraient la zone de notre menton… et plus enclin à les tripoter ! Cet excès de « soins » aurait alors un effet pervers : la peau est agressée, elle réagit en produisant plus de sébum, provoquant plus d’imperfections (le cercle vicieux commence alors). Lors de vos séances d’épuration, il est aussi possible que vous n’ayez pas les mains ou les ongles très propres, ce qui peut être une autre source d’impuretés.

 

Une hygiène approximative

Nombreux sont les riverains à garder un seul et même masque sur une durée de 3 jours, voire d’une semaine, ou encore à conserver un masque « de sécurité » dans leur voiture, qu’ils utilisent occasionnellement. Au-delà du risque sanitaire que cela implique, toutes ces situations sont autant d’occasions de porter un masque sale ! En effet, au bout d’une journée le masque accumule nombre de dépôts comme de la transpiration, des peaux mortes, des résidus de maquillage ou encore de la pollution… Autant d’éléments qui peuvent être source de maskne.

 

Comment éviter les problèmes de peau liés au masque ?

Prendre soin de son visage

Nettoyez-le matin et soir et simplifiez vos soins. Utilisez un maquillage léger, voire aucun. Évitez les crèmes et nettoyants trop irritants (certaines solutions anti-âge, exfoliant puissants). Privilégiez un exfoliant doux et sans parfum. Hydratez votre peau.

Un maquillage trop occlusif peut, à lui tout seul, être une cause d’acné. Imaginez maintenant cet élément combiné au masque bucal. L’idéal reste donc de ne pas se maquiller du tout mais si vous ne pouvez pas vous passer de votre fond de teint, les dégâts de ce combo fatal peuvent être limités. Évitez les bases de teint, très riches en silicones et particulièrement étouffantes pour votre peau. Préférez des textures plus fines et plus légères comme un fond de teint minéral ou une bb crème.

 

Enlever son masque dès que possible

Au travail, si vous êtes seul et que la réglementation vous le permet, n’hésitez pas à retirer votre masque. Même si cela ne dure que quelques instants, cet interlude permettra à votre peau de reprendre son souffle. En attendant de le remettre, n’oubliez pas de le poser dans un endroit propre !

 

 

Lavez-vous les mains régulièrement

Si le masque protège des germes, il possède une autre fonction méconnue : celle de vous empêcher de vous toucher le visage. Cela permet à la fois de limiter l’absorption ou l’inhalation de germes apportés par les mains mais également de limiter le nombre de bactéries déposées sur votre peau. Or, ces bactéries peuvent être à l’origine de certains problèmes de peau comme l’acné. Sans le masque, les mauvaises habitudes reviennent : on se touche le visage jusqu’à 3000 fois par jour ! Le seul moyen de se prémunir de ce genre de problèmes est de se laver les mains régulièrement.

 

Choisissez le bon masque

Les matières naturelles en tissu, idéalement en soie, coton, lin ou chanvre, sont généralement mieux tolérées par la peau. Évitez les matières synthétiques. Ne le prenez pas trop serré. L’avantage du masque jetable, s’il n’est pas porté plusieurs fois, réside justement dans son côté éphémère. On le jette, et avec les lui les germes et bactéries accumulées !

 

Lavez votre masque tous les jours

Traitez votre masque comme vous traiteriez un sous-vêtement et lavez le tout les jours ! Cela demande un petit stock de masques en tissus mais ils sont désormais faciles à trouver et bon marché, vous pouvez même les fabriquer maison.

 

À SAVOIR

Les fonds de teint biologiques sont moins occlusifs pour la peau car leur charte exclue généralement les substances comédogènes comme les silicones. C’est  le cas de la charte Cosmébio, par exemple.

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