la goutte touche particulièrement les articulations du bas du corps.
Si la goutte touche tout le monde, les hommes sont davantage concernés. ©Freepik.

La goutte, grande ennemie des articulations, peut provoquer en cas de crise d’intenses douleurs au niveau des jambes, des genoux, chevilles et pieds. Elle peut également s’étendre aux bras (mains, coudes, etc.). Des traitements, tant médicaux qu’alimentaires, peuvent diminuer les douleurs, voire stopper une crise de goutte en quelques heures seulement. Mais elle peut se transformer en calvaire pour ceux qui en souffrent, à l’image de Frédéric Frerejean, quinquagénaire lyonnais touché depuis plus de 20 ans.

La goutte est une maladie chronique qui s’inscrit dans la catégorie des rhumatismes microcristallins. Cette pathologie est liée à une présence excessive de purines dans le sang. Les purines (substances moléculaires présentes dans certains aliments, facilitent le fonctionnement de l’organisme humain) sont éliminées par l’urine sous forme d’acide urique. Lorsque cet acide se multiplie, des micros-cristaux d’acide urique se forment et se déposent dans les articulations, créant ainsi une inflammation. La goutte, traduite par ce que l’on appelle des crises de gouttes, est donc en réalité une inflammation des articulations.

Comment se manifeste la goutte ?

Frédéric, Lyonnais de 53 ans, a eu sa première crise il y a une vingtaine d’années. « À 30 ans, j’ai ressenti une forte douleur dans le gros orteil gauche. J’ai d’abord pensé que j’avais une fracture suite à une mauvaise position, à un choc ou autres. Mais à la pharmacie on m’a conseillé d’aller consulter un médecin. Le pharmacien pensait que j’avais la goutte. Mon médecin traitant m’a donc fait plusieurs analyses et le diagnostic est tombé, j’avais effectivement la goutte. »

Certains symptômes annonceraient une crise de goutte, comme des picotements dans les articulations, une limitation de la mobilité ou un réel inconfort. « Pour ma part, dès qu’une crise de goutte apparaît il m’est impossible de poser le pied à terre », confie Frédéric. Si l’inflammation affecte particulièrement les articulations du pied et du genou, dans certains cas elle est susceptible de s’étendre aux articulations des bras (mains, coudes, etc.).

Quels sont les facteurs favorisant la goutte ?

Certaines maladies favorisent l’apparition de la goutte, à l’image du diabète, de l’insuffisance rénale ou encore de l’hypertension artérielle. Cette inflammation des articulations reste toutefois majoritairement d’origine génétique. « Mon père et mon grand-père souffraient eux aussi de goutte, on peut dire qu’ils m’ont transmis l’héritage familial, ironise le Lyonnais. La goutte dont je souffre est donc héréditaire car mes habitudes alimentaires n’étaient pas mauvaises. »

Les habitudes alimentaires sont également susceptibles d’être responsables d’une crise de goutte. Une surconsommation d’alcool, d’aliments riches en purines (la viande rouge, le poisson, etc.) peut en effet déclencher l’accès goutteux. Au même titre qu’une déshydratation.

Comment la traiter ?

« Personnellement, j’ai dû changer quelques détails concernant mon alimentation. J’ai réduit ma consommation de charcuterie et depuis plus de 20 ans je ne bois plus ni de bières ni de vin blanc », explique Frédéric. Les mesures hygiéno-diététiques sont en effet les premières techniques pour réduire l’inflammation des articulations : la réduction de consommation d’alcool, un exercice physique régulier, une cure de vitamine C, etc.

Le traitement de cette maladie chronique repose également sur des prescriptions de médicaments comme l’allopurinol ou encore le colchimax. « Dès qu’une crise de goutte se manifeste, je prends du colchimax afin de la faire passer plus rapidement et de diminuer la douleur au niveau des articulations du pied » déclare le quinquagénaire.

Le traitement de la goutte s’étend sur toute une vie, et repose essentiellement sur une prise en charge pluridisciplinaire. Il est d’abord préconisé de mettre au repos l’articulation atteinte, voire de porter certains appareils comme une orthèse afin de ne pas la solliciter. Il est également conseillé d’appliquer une poche de froid, ou de la glace, sur la zone atteinte par l’inflammation. Au-delà de ces gestes assez simples, le patient peut aussi être amené à consulter plusieurs spécialistes (rhumatologue, cardiologue, néphrologue, …). Afin de déterminer les potentiels risques de cette maladie et améliorer son traitement.

À SAVOIR

Sans traitement, une crise de goutte ne disparaît qu’après une ou deux semaines. Alors qu’un patient sous traitement verra la douleur disparaître au bout de seulement quelques heures.



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