La dysphagie, trouble de la déglutition

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Dysphagie, derrière ce nom barbare se cache des troubles de la déglutition. Un syndrome fréquent dans les maladies neurologiques. Les explications de Michel Guatterie, expert français en matière de dysphagie.

Dysphagie, derrière ce nom barbare se cache des difficultés à avaler plus ou moins sévères en fonction des pathologies. Les explications de Michel Guatterie, expert en matière de troubles de la déglutition, qui a fondé en 1989 la première unité de rééducation de la déglutition.

Qu’est-ce que la dysphagie ?

Littéralement, dysphagie signifie dysfonctionnement de l’action d’avaler. Il existe deux formes de dysphagie :
-la dysphagie de l’efficacité à faire passer les aliments et les liquides de la bouche à l’œsophage et l’estomac.
-la dysphagie de la sécurité, qui rend vulnérable les voies aériennes, les aliments et les liquides ayant tendance à faire fausse route directement dans les poumons.

Quelles sont les personnes à risques ?

On peut être dysphagique quel que soit son âge depuis la naissance. Les sujets les plus exposés sont les nouveau-nés souffrant d’atteintes malformatives ou neurologiques, les victimes d’accidents vasculaires cérébraux, les patients souffrant de maladies dégénératives comme Parkinson, la sclérose en plaque, les certaines formes de myopathie, les opérés de cancers ORL, les traumatisés crâniens … Enfin, la dysphagie touche beaucoup de personnes âgées avec notamment la maladie Alzheimer.

Quels sont les risques inhérents à ce syndrome de la dysphagie ?

La dénutrition et la déshydratation guettent les patients souffrant de dysphagie d’efficacité puisqu’ils n’arrivent pas à avaler leur ration alimentaire, avec un risque de fausse route après la déglutition. Pour la dysphagie de sécurité des voies aériennes, la conséquence est l’encombrement bronchique et son risque vital.

Le syndrome de la dysphagie est-il évolutif ?

Dans certaines maladies évolutives, la dysphagie pourra s’aggraver avec le temps. A l’inverse, en cas d’accident vasculaire cérébral ou de traumatisme crânien, le patient sera durant quelques semaines dans l’impossibilité d’avaler, puis son état va s’améliorer jusqu’à recouvrer une déglutition fonctionnelle.

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