Kinesithérapie : une forme de thérapie
La kinésithérapie est essentiellement pratiquée par des masseurs-kinésithérapeutes © Freepik

Blessures, récupération, préparation aux activités physiques, rééducation… La kinésithérapie est une alternative aux soins conventionnels basés sur la manipulation du corps, entre massages et autres exercices ciblés. Cette discipline paramédicale est largement utilisée par les sportifs, mais pas seulement. La rééducation de certains patients atteints de Covid long est une récente illustration des nombreuses applications d’une thérapie proposée sous deux formes principales. La forme active, quand le patient réalise des exercices physiques, et la forme passive, où seul le praticien officie. Explications, avec le concours de Victoire Cousin, masseur-kinésithérapeute à Aix-les-Bains (Savoie).

La kinésithérapie est une spécialité paramédicale visant au soin et à la rééducation manuelle d’un patient. L’origine étymologique du terme provient du grec, « kinésis » qui signifie mouvement et « therapeuein », soigner. On y ajoute le mot « massein », qui signifie pétrir, pour définir le praticien : le masseur-kinésithérapeute.

La kinésithérapie, ou masso-kinésithérapie, est une alternative à la médecine conventionnelle. Cette spécialité, classée parmi les médecines douces, s’inscrit dans un objectif préventif et thérapeutique. On la confond donc souvent avec la massothérapie et la kinésiologie.

 

Qui pratique la kinésithérapie ?

Les masseurs-kinésithérapeutes pratiquent la kinésithérapie. Pour exercer, ces derniers doivent obligatoirement être titulaire du Diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute. Ce diplôme s’obtient après cinq années d’études post-baccalauréat : une année universitaire de sélection suivie de quatre années de préparation.

Un « kiné » est un professionnel généralement libéral. Il a la possibilité d’atteindre un poste d’encadrement après quatre ans d’exercice, en obtenant le diplôme de cadre de santé.

Le métier de kinésithérapeute attire aussi bien les hommes (51%) que les femmes (49%).

 

Quels sont les bienfaits de la kinésithérapie ?

La kinésithérapie utilise des techniques de manipulations tactiles. Le but ? Faire disparaître certaines douleurs parvenues à la suite d’une blessure (entorse, fracture, etc.) ou d’une pathologie (scoliose, fragilité musculaire, etc). Elle peut aussi permettre au corps de retrouver une condition physique habituelle et/ou une certaine souplesse.

Certains praticiens s’appuient également sur la pratique du massage suédois. La formation de kinésithérapeutes n’enseigne pas cette technique de massage, qui permet d’améliorer la circulation sanguine. Elle nécessite donc une spécialisation.

De plus, la kinésithérapie a pour objectif de limiter les éventuelles déficiences musculaires. Elle peut également permettre de prévenir des potentiels troubles cardio-vasculaires, troubles digestifs, etc.

 

Les deux formes de la kinésithérapie

La participation physique du patient n’est pas forcément requise. On parle alors de kinésithérapie passive, où seul le praticien agit. Les manipulations ont pour but de redonner aux muscles une certaine élasticité, mobilité et plasticité. Elles permettent de réduire la raideur ou la déformation de certaines parties du corps. Pour ce faire, elles mobilisent surtout les tissus musculaires et les articulations du patient.

La kinésithérapie active, en revanche, mobilise le patient. Ce dernier effectue des exercices physiques susceptibles d’être répétés à domicile. Toujours sous conseil du kinésithérapeute. Le but de ces exercices est de retrouver une certaine mobilité (par exemple en cas de lombalgie). Ou de fluidifier un mouvement altéré, comme dans le cas d’une instabilité de la cheville après une entorse.

Le masseur-kinésithérapeute agit également sur la stimulation des récepteurs articulaires. Il peut ainsi être amené à utiliser du matériel spécifique. Les kinésithérapeutes utilisent notamment des poids et élastiques plus ou moins résistant pour favoriser une remise en contrainte progressive des tissus et articulations.

 

La physiothérapie et l’évaluation des pathologies : deux techniques de la kinésithérapie

La kinésithérapie possède un large éventail de techniques. Les deux principales sont l’évaluation des pathologies potentielles et la physiothérapie.

Avant toute chose, le kinésithérapeute évalue les pathologies potentielles. Il détermine l’ampleur de la douleur ainsi qu’un éventuel contexte psychologique. Ces techniques d’évaluation des pathologies intègrent la mesure d’une raideur articulaire, la prise en compte d’un trouble fonctionnel et l’estimation d’un éventuel déficit musculaire.

Enfin, le masseur-kinésithérapeute peut aussi recourir à la physiothérapie. Cette pratique consiste à manier les courants électriques, ondes et rayons pour traiter certaines douleurs. Elle permet de stimuler les tissus et d’améliorer le métabolisme cellulaire.

 

A SAVOIR

La séance de kinésithérapie est partiellement remboursée lorsqu’elle fait suite à une prescription médicale. La prise en charge de l’Assurance maladie est de 60% des frais, le restant pouvant être complété par les complémentaires santé.
Une séance de kinésithérapie dure entre 20 minutes et une heure, et peut s’étendre jusqu’à 1h30 pour les patients atteints de BPCO. Son coût moyen en France est de 16.13 € pour 30 minutes. Ce tarif s’applique généralement pour des séances « basiques » comme la rééducation d’un membre. Il peut s’étendre jusqu’à 60.20 € pour les patients atteints de BPCO.

 

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