La vaccination contre les papillomavirus (HPV) est recommandée aux filles et aux garçons entre 11 et 14 ans. ©MotortionFilms_Shutterstock

9 personnes sur 10 sont contaminées par les papillomavirus humains (HPV) au moins une fois dans sa vie. Cancers, condylomes et autres pathologies… les conséquences peuvent être potentiellement mortelles. Le vaccin, fortement conseillé à l’aube de la vie sexuelle, est le seul moyen de prévention contre ces maladies. Les détails avec le Dr Vié le Sage, pédiatre en Savoie.

Les papillomavirus humains ou HPV sont une infection sexuellement transmissible très courante. Plus de 90% des personnes en seraient atteintes au moins une fois dans leurs vies. En particulier au début de leurs rapports sexuels. Pour s’en prémunir, seul le vaccin est efficace. Le guide pour tout comprendre sur la vaccination contre les HPV avec le Dr. François Vié le Sage, pédiatre au Centre périnatal de proximité de l’Hôpital d’Aix-les-Bains et membre de l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA). 

 

Pourquoi se faire vacciner contre les HPV ? 

Si les papillomavirus sont inoffensifs et disparaissent dans la majorité des cas d’infection, ils peuvent parfois s’avérer très dangereux. Ces virus sont en effet la principale cause de condylomes génitaux (verrues sur la verge), mais également de cancers au niveau des zones intimes (col de l’utérus, pénis, vagin, vulve, anus…) et de la sphère ORL (bouche, gorge, pharynx…). Si le préservatif est efficace contre les autres MST, il n’est pas suffisant pour contrer les papillomavirus. Le seul moyen de s’en protéger est donc de se faire vacciner !

 

Vaccin contre les HPV : mieux vaut prévenir que guérir 

Laurence, 39 ans, atteinte d’une maladie liée aux papillomavirus, témoigne. « J’ai été contaminée par les papillomavirus à la naissance par ma mère qui ne savait pas qu’elle en était atteinte. À 5 ans et demi, j’ai consulté car je commençais à perdre la voix. Le diagnostic d’une papillomatose laryngée au niveau des cordes vocales est donc tombé dès ma petite enfance. Cela a été très difficile entre les nombreuses anesthésies et opérations. L’association AKUMA, que j’ai fondé en 2018, vise à soutenir la recherche et à sensibiliser à ces virus ainsi qu’à la vaccination. Aujourd’hui les jeunes ont la chance d’avoir un simple vaccin pour se protéger d’un cancer ou d’une autre pathologie liées aux HPV, il faut le faire. Une fois que la maladie est installée, il est plus difficile d’en guérir. »

 

Qui est concerné ? 

La vaccination est recommandée aux filles et aux garçons avant le début de la vie sexuelle. Dans l’idéal, le vaccin doit être réalisé entre 11 et 14 ans. Au plus tard entre 15 et 19 ans. Le dépistage des papillomavirus, via un test HPV, reste quant à lui, réservé aux femmes plus âgées et non vaccinées (dès 25 ans), en prévention du cancer du col de l’utérus.  

 

Comment se faire vacciner ? 

La prescription de la vaccination HPV par un médecin permet de récupérer le vaccin en pharmacie. Rendez-vous ensuite chez un professionnel de santé de votre choix (médecin, infirmier, sage-femme, centres de vaccination ou de planification familiale…) pour administrer la première dose. Deux à trois injections sont généralement nécessaires pour assurer l’efficacité du vaccin.

Retrouvez la liste de tous les médecins du sommeil de votre région sur www.conseil-national.medecin.fr

 

À SAVOIR

L’Assurance maladie peut prendre en charge chaque dose de vaccin à hauteur de 65 %. dans certains centres de vaccination, La vaccination peut être gratuite. 

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