Hémorroïdes : les clés pour résoudre la crise

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Hémorroïdes, n'attendez-pas pour résoudre la crise !
Aussi courante que pénible, la crise d'hémorroïdes touche aussi bien les hommes que les femmes. ©Shutterstock

Accouchement, sport, constipation… Un Français sur deux souffre à un moment ou un autre d’une crise hémorroïdaire. Le point sur les solutions qui font du bien aux hémorroïdes avec le Dr Pierre Meunier, gastro-entérologue à l’Infirmerie Protestante, à Lyon.

Tout le monde en a. Les hémorroïdes sont des vaisseaux sanguins situés autour et à l’intérieur de l’anus. Ils sont indolores dans la plupart des cas, mais leur structure peut devenir pathologique, caractérisée par une dilatation anormale. Les hémorroïdes externes se manifestent par des saillies autour de l’anus et causent démangeaisons, irritations et douleurs : la fameuse crise hémorroïdaire. Plus fréquentes, les hémorroïdes internes, peuvent, elles, occasionner des saignements.

 

Hémorroïdes : quatre conseils pour prévenir la crise !

Je soigne mon assiette

L’objectif est de stimuler le transit, première chose à faire pour soulager une crise d’hémorroïdes et éviter ses récidives. Les fibres sont de précieuses alliées, on en trouve dans les légumes et fruits à peau comestible comme les tomates, courgettes, aubergines, poivrons, kiwis et pruneaux etc., à consommer cuits de préférence. Ajouter aussi des céréales complètes à son assiette et boire deux litres (eau ou tisane) par jour permet de ramollir les selles. Une activité physique régulière participe à la régulation du transit. Quand on courre notamment, on active son intestin.

 

Je soulage la crise avec des médicaments

Les antalgiques (paracétamol ou anti-inflammatoires) vont calmer la douleur, les laxatifs traitent la constipation, les veinotoniques renforcent les parois des vaisseaux et les crèmes en application locale et les suppositoires diminuent l’inflammation. Il est préférable de ne pas s’auto-médiquer, surtout s’il s’agit d’une première crise. On consulte d’abord un spécialiste pour poser un diagnostic préalable car la gêne ou la douleur peuvent aussi résulter d’une tumeur ou d’un abcès à traiter en urgence. L’origine des saignements doit aussi être précisée par le spécialiste.

 

Hémorroïdes : faut-il opérer ?

J’opte pour un traitement instrumental

Il est réservé aux hémorroïdes internes et pourra être préconisé si la douleur ou la gêne persistent en dépit des médicaments. Il vise non pas à supprimer les hémorroïdes mais à les fixer en position anatomique normale et à diminuer la vascularisation. Il existe plusieurs techniques tels la photo-coagulation par infrarouge, le laser, les ligatures élastiques ou la cryothérapie. Tous ces traitements sont effectués lors d’une simple consultation et ne nécessitent pas d’anesthésie ni d’hospitalisation.

 

Je me fais opérer

La chirurgie est généralement proposée en cas d’échec des traitements instrumentaux. Le proctologue dispose alors de toute une palette de techniques adaptées à chaque cas.

La tendance actuelle est de proposer une ligature des artères hémorroïdaires sous contrôle doppler afin de réduire l’apport sanguin. Lorsque les hémorroïdes sont trop importantes, on préfèrera l’hémorroïdectomie. Lourde et radicale, cette technique vise à retirer les hémorroïdes internes et externes. L’intervention est douloureuse et nécessite des soins post-opératoires, ainsi qu’un arrêt de travail.

 

Retrouvez la liste de tous les gastro-entérologues sur www.conseil-national.medecin.fr

A SAVOIR

Si les hommes et les femmes, sans distinction, sont concernées, LES HÉMORROÏDES SONT PLUS FRÉQUENTES EN CAS DE GROSSESSE, à partir surtout du 6eme mois et à l’occasion de l’accouchement. En cause ? L’augmentation de la taille de l’utérus, qui comprime les veines et, incidemment, altère la circulation sanguine.

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