La grippe est toujours bien présente dans l'Hexagone
La grippe continue de mettre la France à plat, notamment en Rhône-Alpes ©P.Auclair

Si l’épidémie de grippe est beaucoup moins virulente que l’an dernier, la région Rhône-Alpes demeure la plus touchée par un virus qui sévit de manière active depuis cinq semaines en France. Du Rhône aux Alpes, tous les départements sont touchés, alors que l’on approche du pic épidémique.

La température ne baisse pas sur le front de la grippe en France. Selon le réseau Sentinelles, en cinq semaines d’épidémie, 942 000 personnes auraient consulté leur médecin généraliste pour des syndromes grippaux (fièvre supérieure à 39 degrés, d’apparition brutale, accompagnée de myalgies et de signes respiratoires). Sur la seule semaine écoulée (du 22 au 28 février), le nombre de cas vus en consultation dans l’Hexagone a atteint 321 pour 100 000 habitants, soit 209 000 personnes touchées par le virus en sept jours. Un chiffre deux fois supérieur au seuil épidémique. “C’est la cinquième semaine consécutive au-dessus du seuil épidémique. L’incidence des syndromes grippaux est stable par rapport à la semaine dernière. L’activité pourrait être proche du pic épidémique“, estiment les experts de l’Inserm, qui précisent que l’âge moyen des malades se situe autour de 23 ans et que le taux d’hospitalisation ne dépasse pas 0,3%.

De Lyon à Annecy, le virus de la grippe résiste

Au total, seize régions présentent un taux d’incidence supérieur au seuil épidémique national. Cette forte activité du virus est particulièrement visible en Rhône-Alpes, région française la plus touchée (devant le Limousin et l’Auvergne) avec pas moins 522 cas recensés pour 100 000 habitants. Presque tous les départements sont concernés par cette offensive hivernale de la grippe, même si l’épidémie se révèle très virulente dans le Rhône, dans la Drôme et dans les Alpes, de la Savoie à la Haute-Savoie. Bref, la maladie fait des ravages de Lyon à Valence, de Chambéry à Annecy, mais elle est également bien présente dans la Loire, l’Ain et l’Isère, trois départements signalés en orange sur la carte épidémiologique. Finalement, seule l’Ardèche semble un peu à l’écart du virus.

Si la situation est suivie de près par les autorités sanitaires, cette épidémie saisonnière demeure toutefois beaucoup moins dramatique que les deux années précédentes. Ainsi, après cinq semaines d’épidémies, le bilan fait état de 280 cas graves admis en réanimation et 28 décès. Des chiffres sans commune mesure avec le taux de mortalité enregistré lors de l’hiver 2014/2015. « A l’issue des cinq premières semaines de l’épidémie, le nombre de cas graves est deux à quatre fois inférieur aux nombres observés depuis la saison 2009/10, excepté en 2011/12 et 2012/13 où il est équivalent », a confirmé l’Institut de Veille Sanitaire (InVS), dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire.
Malgré tout, quelques mesures d’hygiène simples mais efficaces paraissent s’imposer pour éviter de contracter la maladie…

De Lyon à Chambéry, la grippe avance...
Le Rhône, la Savoie et la Haute-Savoie sont particulièrement touchés par la grippe en Rhône-Alpes ©réseau Sentinelles

A savoir

Le réseau Sentinelles est constitué de 1401 médecins libéraux bénévoles et volontaires de France métropolitaine dont 568 participent à l’activité de surveillance continue (455 médecins généralistes et 113 pédiatres libéraux) permettant la réalisation des bulletins hebdomadaires.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here