Ebola dope la vaccination contre la grippe en France

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La vaccination contre la grippe, un geste simple qui peut sauver des vies.

Psychose du virus Ebola ou meilleure perception de la campagne de vaccination ? Pour la première fois depuis quatre ans, la demande de vaccins contre la grippe saisonnière repart à la hausse. Un phénomène particulièrement visible chez les seniors.

Pour la première fois depuis quatre ans, la demande de vaccins contre la grippe saisonnière repart à la hausse. Un phénomène particulièrement visible chez les seniors. La psychose autour du virus Ebola et une meilleure perception de la campagne de vaccination seraient à l’origine de ce regain d’intérêt pour cette injection annuelle.  

Un mois après le lancement officiel de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière, les premiers chiffres en provenance des officines font état d’un regain d’intérêt pour le vaccin. A force de communiquer sur l’importance de se faire vacciner pour éviter de contracter la maladie et surtout de contaminer son entourage, les pharmaciens ont en effet constaté que la demande de vaccins était en sensible augmentation. Une première depuis quatre ans.
Cette prise de conscience collective est particulièrement significative chez les seniors, comme le constate le site Openhealth.com à la lumière de l’indicateur d’avancé sanitaire 2014. “Au 4 novembre, 25 jours après le début de la campagne, l’estimation en temps réel de la couverture vaccinale des personnes de 65 ans et plus était de 36%, soit 2 points de mieux que l’année dernière Bien que nous soyons encore loin de l’objectif de 75% de couverture vaccinale, cette hausse initié une tendance nouvelle”, soulignent les experts d’Openhealth.fr. Les derniers chiffres fournis par le site font état d’un taux de vaccination de 40% chez les seniors, alors qu’il était de 55% pour l’ensemble de la campagne 2013, des chiffres toutefois loin du taux de vaccination de 66% enregistré en 2010.

Un effet secondaire Ebola ? 

Plusieurs raisons sont susceptibles d’expliquer cette inflexion de la tendance baissière. Parmi les motifs évoqués par les milieux médicaux, la psychose née de l’extension du virus Ebola et la médiatisation autour des mesures sanitaires simples pour endiguer l’épidémie. Un effet par ricochet qui avait déjà été constaté à l’époque de la grippe H1N1, de nombreux patients faisant l’amalgame entre les différents virus et les risques épidémiques. Certains praticiens constatent aussi qu’aucune polémique sur l’intérêt ou les effets secondaires de la vaccination n’est venue polluer la campagne 2014/2015, les patients venant spontanément et en confiance chez leur médecin pour se faire injecter le vaccin.
Ce regain d’intérêt pour la vaccination contre la grippe n’est pas anodin. Le virus, dont les souches moléculaires évoluent – ce qui oblige à renouveler tous les ans la vaccination – touche entre 2 et 8 millions de personnes chaque année. L’hiver dernier, selon les chiffres de l’Institut de veille sanitaire (IVS), la grippe a causé 105 décès directs et 7 700 décès indirects. Si cette tendance haussière se confirme, plus d’un millier de décès pourraient être évité cet hiver, en particulier chez les personnes âgées, les plus vulnérables, principales victime de la grippe saisonnière.

A savoir

La campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière se déroule du 10 octobre 2014 au 31 janvier 2015. L’Assurance Maladie prend en charge à 100 % le vaccin antigrippal des personnes pour lesquelles la vaccination contre la grippe est recommandée :

  • Les personnes âgées de 65 ans et plus.
  • Les femmes enceintes quel que soit le trimestre de la grossesse.
  • Les personnes, y compris les enfants à partir de l’âge de six mois, atteintes de certaines pathologies les rendant plus vulnérables à la maladie (voir liste complète de ces pathologies sur le site de l’assurance maladie).
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