C’est bien connu, le manque de fer est dangereux pour  la santé et l’organisme… Mais l’excès de fer l’est tout autant. On parle alors d’hémochromatose. Une maladie dont les conséquences peuvent s’avérer graves si elle n’est pas traitée.

L’hémochromatose est une maladie génétique et héréditaire, liée à un excès de fer dans l’organisme. C’est le manque d’hepcidine, hormone régulant l’absorption de fer, qui provoque cette surcharge. Première maladie génétique en France, elle touche une personne sur 300 et pourtant, est encore mal connue, contrairement à l’anémie, symptomatique de la carence en fer. Selon l’Association hémochromatose France (AHF), 200 000 Français seraient des malades qui s’ignorent.

 

Les symptômes de l’excès de fer : fatigue, détresse, perte de la libido

Fatigue chronique, douleurs dans les mains et les articulations, détresse morale et psychologique, perte de la libido ou encore coloration brunâtre de la peau… Ces symptômes doivent alerter, surtout si la personne a des antécédents familiaux de maladies du foie.

Une maladie souvent ignorée
Pour l’heure ils sont encore trop souvent associés à d’autres pathologies. Ces symptômes donnent ainsi lieu à des prescriptions inadaptées à l’hémochromatose. Une méconnaissance d’autant plus grave que si le malade n’est pas traité, il encourt des risques réels. Les conséquences peuvent s’avérer sérieuses sur le long terme, voire mortelles. Cirrhose, cancer du foie, atteinte des articulations, diabète (1 cas sur 2), insuffisance cardiaque… sont autant d’affections possibles.

Quel traitement pour l’excès de fer ?

Pour le moment, il n’existe qu’un unique traitement qui se fait par le biais de saignées vouées à faire baisser le taux de fer. « Pour les cas les plus graves, on préconise un traitement d’une saignée par semaine. Et ce jusqu’à ce que le taux revienne à la normale. Ensuite, le patient suit un traitement d’entretien, avec une saignée tous les mois puis tous les 3 ou 4 mois », explique le professeur Jean-Pierre Zarski, chef du département hépato-gastro-enterologie de l’hôpital Albert Michallon, à Grenoble.

Ces saignées peuvent être réalisées dans un établissement de transfusion sanguine, en cabinet médical, ou par une infirmière à domicile. À chaque saignée, entre 450 et 500 ml de sang sont prélevés. À titre de comparaison, il s’agit environ de l’équivalent de sang prélevé lors d’un don du sang.

Que manger quand on est atteint d’hémochromatose ? 

Une alimentation adaptée est primordiale dans le cadre d’un excès de fer, pour ne pas augmenter d’avantage le taux de ferritine dans le sang. Les aliments riches en fer tels que la viande rouge, les noix, certaines légumineuses (lentilles, haricots rouges…) ou aromates aromates (cumin, thym…) doivent être évités. Le malade doit également s’abstenir de toute consommation d’alcool et éviter de prendre du poids.

Le fer se cache dans plusieurs aliments. Pour y voir plus clair, n’hésitez pas à demandez conseille à votre médecin.

 

À savoir

Depuis sa création en 2004, la Journée nationale de l’Hémochromatose (généralement au mois de juin) a permis à des centaines de malades de découvrir leur hémochromatose et d’entamer un traitement. LAssociation Hémochromatose France permet à la fois de s’informer sur cette maladie mais également d’obtenir un soutien. 

10 Commentaires

  1. pour une intervention cardiaque (remplacement de la valve aortique ) ,l’anesthésiste m’a ordonné la prise de “fumafaire”j’ai suivi ce traitement pendant trois mois.Mais suite à une grande fatigue,des sensations de nausées,des douleurs estomacales etc…mon médecin m’a prescrit une recherche de féritine,et ce taux est trop élevé; 298 pour une moyenne de 170,une analyse effectuée en 2012,me donnait un taux de 106.je suis agée de 81 ans.Quel traîtement faut-il suivre pour retrouver une “forme normale”je ne bois jamais d’alcool,le goût m’est insupportable depuis mon enfance !!! Merci de me lire et de me répondre.

    • Il est important de préciser de prime abord que nous ne sommes pas un site de consultation en ligne et que rien ne remplace l’avis et les compétences du médecin traitant.
      L’intervention chirurgicale que vous avez subie n’est pas anodine. Elle influe certainement sur votre fonction cardiaque. Une anesthésie générale est également fatigante et demande une période de récupération longue.
      Votre fatigue peut aussi être due à une anémie. D’où la prescription de fumafer, qui peut provoquer constipation et éventuellement nausées, mais pas de douleurs gastriques: si ces douleurs sont toujours présentes, il faut chercher à en connaître l’origine, tout comme celle de l’anémie.
      Quant à l’élévation de la ferritine, elle peut avoir de multiples origines.
      Compte tenu de tous ces éléments, vous devez refaire un point global avec votre médecin traitant, qui sera le plus à même de vous orienter vers les différents spécialistes.

  2. Bonjour , mon amie âgée de 60 ans ,à un taux de fer à plus de 900 les médecin ont découvert une hémochromatose et depuis plus de deux ans un diabète qui lui diminue la vue , grande fatigue , dépression et douleurs articulaires . Les médecins la laisse sans soins , que faire et quels sont s’est droits pour qu’ils la soignent

  3. Ma sœur a un taux de ferritine a 300 elle a 68 ans et fume beaucoup depuis l’âge de 18 ans sensation de vertige jambes qui ne la porte plus depuis des années depuis3 semaine elle est ecoeure sont medecin n’est pas affoler il lui redemande un contrôle en septembre esque le tabac est responsable merci

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