Une étude réalisée par l’Ifop révèle que plus de la moitié des Français est sensible aux messages diffusés pour améliorer leur santé. La lutte contre le tabagisme et l’alcool figurent parmi les recommandations les mieux suivies.

Qu’elles soient lancées par le ministère de la Santé, des organismes publics ou des sociétés privées, les campagnes de prévention ont un impact réel sur les habitudes des Français. C’est ce que révèle une étude publiée par l’Ifop pour le compte du laboratoire LiPeJe. Cette enquête, réalisée via un questionnaire auto-administré en ligne auprès d’un échantillon de près de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus, démontre que plus de la moitié des Français sont sensibles et respectent les bonnes pratiques enseignées tout au long de l’année par ces campagnes de prévention. En tête des recommandations les mieux suivies figure la lutte contre le tabagisme, 77% des personnes interrogées affirmant ne pas – ou ne plus – fumer. La nécessité de modérer sa consommation d’alcool est également bien intégrée par la population, 68% des personnes sollicitées affirmant faire attention à leur consommation de boissons alcoolisées. Les bonnes pratiques pour éviter la sédentarité, à l’origine de nombreuses pathologies, sont aussi plutôt bien suivies puisque 42% des interrogés font des efforts pour améliorer leur condition physique en privilégiant par exemple les escaliers à l’ascenseur ou en se rendant en vélo ou à pied à leur travail.
En revanche, d’autres campagnes de prévention trouvent un écho moindre chez les plus de 18 ans. Ils ne sont ainsi que 36% à limiter leur consommation quotidienne de viande rouge et de charcuterie, à peine 30% à manger au moins 5 fruits et légumes par jour, et 28% à pratiquer une activité physique régulière.

Les femmes et les seniors plus sensibles aux recommandations

Au total, 57% des Français estiment respecter la majorité des bonnes pratiques, mais ils sont 36% à avoir du mal à suivre au quotidien les recommandations des professionnels de la santé, et 7% à se montrer carrément réfractaires aux campagnes de prévention (en particulier les jeunes hommes et les personnes issues de milieux modestes). Plusieurs raisons sont avancées pour justifier cet hermétisme ou ce peu d’impact des messages diffusés: le fait de repousser les bonnes résolutions au lendemain (43%), le manque de temps (36%), mais aussi le fait que ces bonnes pratiques sont jugées “trop éloignées de leurs habitudes” ou qu’elles “enlèvent tout plaisir à leur vie” (35%). Ce dernier argument est particulièrement avancé par la population masculine, et notamment les jeunes garçons, alors que les femmes se plaignent surtout d’un manque de temps.  Parmi les profils les plus sensibles aux campagnes de sensibilisation, les jeunes femmes (61%) et surtout les plus de 65 ans (69%).
Enfin, pour renforcer la portée des messages de prévention et donc leur santé, les Français citent en priorité un suivi plus régulier de leur médecin généraliste (81%), une consultation annuelle remboursée par la Sécurité Sociale (64%) et une meilleure information en provenance des pharmaciens (60%). En revanche, l’idée d’un coaching personnalisé sur internet ne recueille que 23% d’avis favorables.

A savoir

Cinq conseils de base pour rester en bonne santé:
– Manger équilibré
– Faire de l’activité physique
– Ne pas fumer
– Limiter sa consommation d’alcool
– Effectuer un bilan de santé au moins une fois pas an

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