Ebola : un vaccin développé à Lyon ?

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Alors que la course aux vaccins contre le virus Ebola bat son plein à travers le monde, la France se positionne ​par l’intermédiaire d’une équipe de chercheurs lyonnais, qui développent un vaccin candidat jugé prometteur.

Alors que la course aux vaccins contre le virus Ebola bat son plein à travers le monde, la France se positionne ​par l’intermédiaire d’une équipe de chercheurs lyonnais, qui a déjà développé deux vaccins expérimentaux ces dernières années et serait en passe d’en mettre au point un troisième, jugé encore plus prometteur.

Le virus Ebola a déjà fait plus de 4500 morts dans le monde. De nombreuses mesures ont été prises pour éviter sa propagation, et différents états soutiennent activement la recherche d’un vaccin efficace. Les Etats-unis, le Canada ou encore la Russie, qui a annoncé la sortie prochaine de trois vaccins, paraissent parmi les plus avancés sur le sujet. Cependant la France n’est pas en reste : une équipe lyonnaise du CIRI, le Centre International de Recherche en Infectiologie, développe actuellement un vaccin candidat très prometteur selon les dires de son responsable Viktor Volchkov dans l’édition du jour du Progrès.

Une nouvelle version plus sûre

En 2000 et en 2010, le CIRI avait déjà mis au pont des vaccins candidats en collaborant avec des équipes de chercheurs canadiens et australiens. Mais le manque de moyens avait empêché les français de mener à terme les phases de tests, très coûteuses. Cette nouvelle version, dont Viktor Volchkov vente les mérites “en termes de protection et de sûreté”, apparait donc comme très prometteuse. Ce vaccin aurait la particularité de devoir être administré en fortes doses pour être efficace, un inconvénient qui n’effraie pas les chercheurs puisqu’une de ses autres caractéristiques est sa facilité à être produit en grande quantité. Il pose cependant un problème éthique, ayant été conçue à partir d’un virus qui n’existe pas dans la nature.

Manque de fonds ?

Pour l’équipe “base moléculaire de la pathogénicité virale” (Université Lyon 1/Inserm/Cnrs/ENS), la principale crainte à l’heure actuelle est de voir leurs travaux stoppés à cause d’un manque de fonds. En effet, comme lors des deux essais précédents, les moyens financiers attribués à ces recherches pourraient ne pas suffire. Viktor Volchkov dénonce un manque d’anticipation du gouvernement français, qui jugerait inutile d’investir dans des recherches où d’autres nations semblent avoir une longueur d’avance. Il rappelle aussi que si l’on a déjà réussi à protéger des singes du virus Ebola, il est maintenant important d’avoir de vrais vaccins pour l’homme.

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