C'est le grand rush vers les plages: mais êtes vous certains de vous poser les bonnes questions pour échapper aux coups de soleil? ©Shutterstock

Coups de soleil, brûlures, taches brunes… On se croit souvent à tort protégé des rayons du soleil. Face aux comportements à risques et combattre certaines idées reçues qui ont la vie dure, une dermatologue caladoise démêle le vrai du faux.. A lire avec attention avant vos prochaines vacances.

Les séances d’UV préparent la peau : FAUX !

Si le bronzage naturel a un effet protecteur, les cabines à UV ne font que colorer la peau sans épaissir l’épiderme. Selon un rapport de l’ANSE (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), 43% des cas de mélanomes (des cancers de la peau particulièrement agressifs) qui touchent les jeunes, sont imputables aux séances de bronzage artificiel avant 30 ans. Par ailleurs, le vieillissement de la peau est quatre fois plus rapide avec des séances d’UV artificiels qu’avec le soleil.

 

Les crèmes solaires SPF 50 haute protection empêchent de bronzer : FAUX !

Même avec un indice élevé, une crème solaire, reste juste un filtre. Certes, elle retient la majorité des UV, mais en laisse toujours passer une partie… La mauvaise idée ? Se croire totalement protégé et avoir tendance à se surexposer, un comportement fréquemment observé… En outre la crème n’est efficace que si elle est appliquée en couche épaisse.

 

L’alcool est déconseillé au soleil : VRAI !

Cela peut être tentant de siroter sur la plage, mais ce n’est pas forcément une bonne idée. L’alcool augmenterait la sensibilité de la peau aux rayons solaires et favoriserait donc la survenue d’un mélanome selon une méta-analyse conduite par des chercheurs de l’université de Milan-Bicocca en Italie. A partir d’un verre (12,5 g d’alcool), le risque de mélanome augmenterait de 10%. Avec deux verres, il grimperait de 18%. Et au-delà de quatre doses quotidiennes, il bondirait même de 55%.

 

Il faut appliquer sa crème solaire dès l’arrivée à la plage : FAUX !

Les produits solaires ne vont avoir une action protectrice qu’au bout de 30 minutes, le temps que les filtres se fixent sur la peau. Mieux vaut mettre son écran au moins 30 à 45 minutes avant de s’exposer, à commencer par les personnes avec une peau claire et les enfants qui sont particulièrement vulnérables. L’application est à renouveler toutes les deux heures et après chaque baignade.

 

Les peaux noires craignent moins le soleil: VRAI !

Les peaux avec un phototype élevé sont partiellement protégées contre les UVB. En revanche, elles n’ont pas de protection contre les UVA qui sont responsables du vieillissement accéléré de la peau. Un indice 20 est conseillé au minimum pour les peaux noires et un indice 30 pour les peaux métisses afin d’éviter les taches.

 

Le parasol protège des UV: FAUX !

Les parasols, comme les nuages, n’arrêtent pas les UVA. Par ailleurs, le sable réfléchit 5 à 25 % du rayonnement UV. L’utilisation d’un parasol ne dispense pas d’appliquer de la crème, histoire d’éviter le coup de soleil qui pourrait gâcher vos vacances.

 

Les crèmes solaires polluent les océans: VRAI !

Plus de 25 000 tonnes de résidus de crème solaire se rependraient chaque année dans les océans. Ils finissent par s’accumuler dans les organismes et animaux marins. Ils entravent notamment le développement du phytoplancton, ces minuscules micro-organismes à la base de la chaîne alimentaire. Certains composants provoqueraient aussi un blanchiment des récifs coralliens. Comment lutter contre cette pollution tout en se protégeant ? En choisissant une crème éco-compatible et biodégradable.

 

Le soleil cause des taches : VRAI !

Les taches brunes ou lentigos sont imputables à une surexposition.  Elles apparaissent en priorité sur les zones les plus fréquemment exposées au soleil : visage, mains et avant-bras. On préviendra leur apparition en utilisant une crème solaire et en évitant de s’exposer aux heures chaudes. On peut également prendre des produits solaires à base d’antioxydants en compléments pour diminuer le degré d’oxydation cellulaire dû aux UV.

Caution scientifique : Dr Mathilde Bon Mardion, dermatologue à l’Hôpital Nord-Ouest Villefranche-Gleizé

Retrouvez la liste de tous les dermatologue due votre ville ou de votre quartier sur www.conseil-national.medecin.fr

À SAVOIR

Bébé ne devrait pas être exposé au soleil avant 1 an, sa peau est trop fine pour filtrer les rayons. Après, on lui enfile un t-shirt et un short anti-UV, un chapeau à larges bords et une paire de lunettes de qualité catégorie 3 ou 4 pour protéger son cristallin encore très fragile. On s’équipe d’un parasol ou d’une tente anti-UV et on lui applique une protection solaire sur les zones non protégées. On choisit une crème pour les petits avec un indice 50+ et un écran minéral non sensibilisant.

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