Herboriste, un métier en voie de disparition

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Les herboristeries se font rares en France, mais à Lyon, plusieurs établissements existent, parmi lesquels l’herboristerie Gailleton, tenue par Fevzi Sat. Ce dernier, phytothérapeute et naturopathe, nous explique en quoi consiste sa profession, et pourquoi les plantes s’avèrent efficaces dans bien des domaines.

Comment définiriez-vous votre activité ?

Déjà, pour moi, l’herboristerie n’est pas un commerce ordinaire. Le but n’est pas de vendre, mais d’aider les gens dans le cadre de la médecine douce. Je ne veux surtout pas que l’on parle de médecine alternative : la phytothérapie est utilisée en guise de prévention depuis des millénaires.

Qui peut ouvrir une herboristerie ?

Il n’y a pas de diplôme spécifique, il faut scientifiquement connaître les plantes, les processus biochimiques et physiologiques de l’organisme, savoir faire les préparations adéquates. Le mieux est d’être dans les métiers de santé reconnus par l’Etat. Pour ma part, j’ai commencé par étudier la biologie végétale, la pharmacologie (chromatographie, extrait, formulation…). Je suis spécialisé en veille sanitaire et inspection avec le diplôme d’état (DESS). Je suis également diplômé en phytothérapie et plantes médicinales à l’Université de Lyon I. J’ai formé de nombreux médecins et pharmaciens.

Quels sont vos principaux motifs de consultation ?

En ce moment beaucoup de gens viennent pour des problèmes d’articulation, d’arthrose, d’arthrite, de tendinite… Ils consultent aussi pour des problèmes métaboliques : diabète, cholestérol. Ils viennent également pour la digestion. Je les reçois aussi pour des insomnies, du stress social.

A savoir

Le métier d’herboriste a été reconnu en France en 1312. Mais au XIXe siècle, avec l’apparition des vaccins et des médicaments de synthèse, la profession a reculé. C’est sous Pétain que le diplôme d’herboristerie a été supprimé. Alors qu’on en dénombrait 4500 en 1941, il n’en existe plus qu’une dizaine en France.

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