Les mineurs de 12 à 17 ans sont désormais éligibles à la vaccination contre la Covid-19. ©Freepik

Depuis le mardi 15 juin, la vaccination contre la Covid-19 est ouverte aux mineurs. De 12 à 17 ans, les enfants peuvent désormais se rendre dans un centre de vaccination pour recevoir leur première dose du vaccin Pfizer, seul autorisé pour les adolescents actuellement. Une autorisation parentale des deux parents est toutefois nécessaire pour l’injection. Zoom sur cette nouvelle mesure du calendrier vaccinal. 

La mesure annoncée début juin faisait débat, elle est à présent adoptée. À partir de 12 ans, les enfants peuvent désormais recevoir eux aussi leurs doses de vaccin anti Covid-19, depuis le 15 juin. Une nouvelle étape du calendrier de vaccination “très bien acceptée par les adolescents” qui sont ceux “qui ont le plus souffert de cette épidémie”, selon Jérôme Salomon, directeur général de la Santé.

 

L’autorisation des deux parents est obligatoire

Comme pour tous les majeurs, désormais éligibles sans condition, la vaccination contre la Covid-19 se fait également sur la base du volontariat pour les mineurs. Mais cela dépend principalement de celle de leurs parents qui doivent donner leur accord écrit. Pour se faire vacciner, les jeunes de 12 à 17 ans doivent en effet se présenter avec leurs parents, munis d’une attestation d’autorisation signée. L’accord des deux parents titulaires de l’autorité parentale (ou des tuteurs légaux) est nécessaire. Ils devront par ailleurs présenter leur carte vitale ou une attestation de droits à la Sécurité sociale.

Le Ministère de la Santé prévient toutefois, qu’en cas de “présence d’un seul parent au moment de la vaccination, il convient de lui préciser qu’il s’engage sur l’honneur à ce que le parent co-titulaire de l’autorité parentale a donné son autorisation“.

En revanche, pour les adolescents de 16 ans et plus souffrant de comorbidités, l’autorisation d’un seul parent suffit.

 

Le vaccin Pfizer, seul autorisé pour les mineurs

Concrètement, la vaccination des enfants ne pourra se faire qu’en centre de vaccination. Pour le moment, les médecins généralistes et les pharmaciens n’ont pas encore l’autorisation de vacciner les mineurs contre la Covid-19. Une décision amenée à évoluer puisque la vaccination au sein des établissements scolaires est en réflexion.

Pour le moment, les mineurs n’ont accès qu’au vaccin Pfizer. “L’AMM du vaccin Pfizer-BioNTech a été modifiée pour permettre la vaccination des enfants à partir de 12 ans. Il s’agit, à ce jour, du seul vaccin dont l’AMM permet la vaccination des moins de 18 ans“, précise le Ministère de la Santé.

 

Vaccination Covid : le consentement des adolescents obligatoire

Si les autorités sanitaires considèrent le vaccin Pfizer comme le “plus sûr” pour les personnes fragiles, le risque d’effet secondaire reste présent. En ce sens, la vaccination contre la Covid-19 est également soumise, pour les mineurs, à une explication concernant ses enjeux et les doutes qui planent toujours sur cette pandémie. Mais également au consentement explicite de l’enfant.

Le Ministère de la Santé précise ainsi : “les mineurs de 12 ans et plus devront recevoir, lors de l’entretien préparatoire à la vaccination, une information claire et adaptée à leur âge sur les incertitudes liées à la maladie, sur le vaccin lui-même et à propos son efficacité à moyen et long terme. L’administration du vaccin sera alors conditionnée au consentement libre et éclairé du mineur concerné.

Des réticences de la CCNE pour la vaccination des mineurs

Un consentement oral obligatoire, mis en place à la demande du Comité national d’éthique (CCNE). Le 9 juin dernier, l’organisme faisait en effet part de ses réticences concernant l’élargissement de la vaccination aux mineurs. Il critiquait une décision précipitée et “faite avant que son avis ait été rendu“. Selon lui, le bénéfice que peuvent retirer les mineurs du vaccin anti-Covid est “très limité“. 

Le CNN alertait également des potentielles conséquences de cette vaccination sur la santé mentale des mineurs. Il évoque la question de “la pression que la vaccination ferait peser sur les adolescents“. Et notamment “le risque de stigmatisation pour les adolescents qui ne souhaiteraient pas y avoir recours“.

 

À SAVOIR

En parallèle de la première injection, certains centres de vaccination réalisent des tests sérologiques de dépistage de la Covid-19. C’est notamment le cas du PALAIS DES SPORTS DE GERLAND, à Lyon. Pour rappel, une seule dose du vaccin suffit si l’on a déjà été contaminé par le virus. Le but de l’opération : identifier les personnes ayant déjà infectées pour ajuster le nombre de doses de vaccin.

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