Un médecin manifeste son espoir de voir décro^tre les chiffres de la sixième vague de Covid-19.
La fin de la sixième vague, vraiment ? Les taux d'incidence commencent enfin à entamer une décrue en Auvergne-Rhône-ALpes. ©Freepik

Alors que l’on parlait déjà au passé du pic de la sixième vague il y a quelques semaines, la lutte contre la Covid-19 semble avoir été sous-estimée en Auvergne-Rhône-Alpes. Cette énième vague est en effet loin d’être terminée dans la région, puisque les chiffres restent très élevés, après avoir augmenté la semaine dernière dans quasi tous les départements auverhonalpins. Zoom sur la situation sanitaire à l’heure où les vacances scolaires battent leur plein et où les douces températures encouragent les rassemblements.

Tandis que la situation s’améliore dans la plupart des régions françaises, la Covid-19 fait de la résistance en Auvergne-Rhône-Alpes. Il semblerait toutefois que le pic épidémique soit enfin derrière nous, après des semaines de hausse interminable. Mais certains taux d’incidence y restent très élevés, comme dans la Loire et la Métropole de Saint-Etienne, où ils continuent même d’augmenter.

Le taux d’incidence fait le yoyo en Auvergne-Rhône-Alpes

Le taux d’incidence régional, selon les derniers chiffres de Santé publique France, s’élève à 1288 cas de Covid-19 pour 100 000 habitants. Un chiffre au dessus de la moyenne nationale (1213/100 000). Certaines régions plus touchées par la sixième vague affichent des taux d’incidence plus élevés. Mais Auvergne-Rhône-Alpes reste toutefois la seule région où les chiffres ne chutent toujours pas.

Alors que la décrue a déjà commencé dans les autres régions depuis plusieurs semaines, le taux d’incidence joue l’Arlésienne dans la région auverhonalpine. Après plusieurs jours de stabilité, les chiffres, qui s’élevaient à 1200/100 000 début avril, sont montés jusqu’à 1354/100 000 le 12 avril dernier avant de redescendre le 16 avril sous la barre des 1300 cas. La tendance étant progressivement à la baisse ces derniers jours, le taux d’incidence aurait-il atteint son pic ?

Covid-19 : tendance à la baisse au sein des départements

Le constat est identique à l’échelle des départements. Après des jours d’inertie au début du mois d’avril, les taux d’incidence ont de nouveau augmenté dans la semaine du 13 avril dans tous les départements de la région. Avec même un rebond épidémique de 15% en Haute-Loire et de plus de 18% dans la Loire !

Comme depuis le début de cette sixième vague, le Cantal et du Puy-de-Dôme sont ceux qui affichent les taux d’incidence les plus élevés. Et franchissent le seuil de plus de 1500 cas/100 000 habitants. La tension hospitalière y reste également élevée. L’Allier (1473/100 000) , l’Ardèche (1435/100 00), la Drôme (1474/100 000), l’Isère (1379/100 000) ou encore l’Ain (1340/100 000) affichent également des taux inquiétants. Le Rhône et la Haute-Loire stagnent à plus de 1200 cas/100 000. La Loire et sa métropole de Saint-Etienne, qui n’ont pas encore atteint ce seuil connaît toutefois une évolution à la hausse. Seul le département de la Haute-Savoie passe désormais sous la barre des 1000 cas.

Des chiffres en moyenne moins élevés que la semaine précédente. Si les contaminations affichent désormais une tendance à la baisse, les évolutions changeantes de ces dernières semaines laissent planer le doute sur une réelle décrue dans la région.

À SAVOIR
Premier moyen de lutte contre la Covid-19, avec l’application des gestes barrières, la vaccination contre la Covid-19 reste de mise. Les personnes de 60 ans et + sont désormais éligibles à la quatrième dose.

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