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La pression hospitalière liée à la crise de la Covid-19 commence à se faire sentir dans les hôpitaux d'Auvergne-Rhône-Alpes. ©Freepik

La situation sanitaire continue de se dégrader dans l’ensemble du pays et notamment dans la région Auvergne-Rhône-Alpes où le taux d’incidence approche désormais les 1200 cas /100 000 habitants. La sixième vague atteint également désormais les hôpitaux, dans lesquels la pression augmente. Le point sur cette nouvelle flambée des cas de Covid-19 dans la région et ses conséquences.

Si la région Auvergne-Rhône-Alpes était la seule à ne pas dépasser le seuil des 1000 cas de Covid-19 sur 100 000 habitants en France il y a une dizaine de jours, c’est désormais chose faite. Avec une augmentation de 20% de son taux d’incidence depuis le 25 mars, elle atteint désormais 1197/100 000. Un chiffre toutefois en dessous de la moyenne nationale, qui s’établit à 1 445,8 cas pour 100 000 habitants. Bien que la région auverhonalpine reste pour le moment l’une des moins touchées de France par cette sixième vague, la situation devient de plus en plus préoccupante.

Des départements quasiment tous dans le rouge

Les contaminations s’accélèrent avec le sous-variant BA.2 Omicron qui concerne désormais la totalité des infections. Le taux d’incidence « augmente dans toutes les classes d’âge ainsi que dans tous les départements. Les taux de dépistage et de positivité sont aussi en augmentation« , précise Santé publique France.

Tous les départements de la région ont en effet dépassé le seuil des 1000 cas /100 000 habitants. À l’exception de la Loire. Avec près de 926/100 000, le département, avec sa métropole de Saint-Etienne, est l’un des derniers de France à maintenir des chiffres en dessous de la barre symbolique des 1000 cas. Soit le seuil maximum d’alerte sur la cartographie des taux d’incidence sur la cartographie de Santé publique France.

Les zones rurales, grand paradoxe de cette crise sanitaire, sont celles qui affichent au contraire les chiffres les plus élevés. Ainsi, l’Allier (1683/100 000), le Cantal (1557/100 000) malgré une légère baisse ou encore le Puy-de-Dôme (1522,5/100 000) affichent, au 1er avril les plus forts taux d’incidence de la région. Soit au-dessus de la moyenne nationale des départements de 1446 cas pour 100 000 habitants.

Dans le reste de la région, les chiffres ne sont guère plus rassurants. Ils atteignent 1260 cas/100 000 en Ardèche. 1249/100 000 en Isère et plus de 1190 cas/100 000 habitants dans la Drôme et dans l’Ain. Même remontée des cas dans le Rhône et sa métropole lyonnaise. Il compte désormais 1167 cas de Covid-19 pour 100 000 Rhodaniens, en moyenne. Une situation qui commence à retentir sur les hôpitaux.

Covid-19 : une tension hospitalière qui s’accroît

Dans l’ensemble de la région, les admissions pour Covid-19 sont de plus en plus nombreuses d’une semaine à l’autre. « Le nombre de nouvelles hospitalisations pour COVID-19 augmente de 20% alors que le nombre de nouvelles admissions en soins critiques est stable à un niveau modéré« , selon Santé publique France.

À l’image des taux d’incidence, la situation au niveau des services hospitaliers semble également plus importante dans les zones rurales. Les hospitalisations augmentent moins significativement mais les services, moins denses, sont plus facilement saturés. Ainsi, la pression dans est plus significative dans les départements plus montagnards. Selon les données de Covid Tracker, elle serait mesurée à 38% en Ardèche et atteindrait 50% dans le Cantal et la Drôme. À l’inverse, dans les établissements de la Métropole de Lyon, et notamment ceux des HCL, cette tension reste pour le moment gérable malgré une hausse progressive des admissions.

Pour rappel, si le variant Omicron semble entraîner pour le moment moins de cas graves que ses prédécesseurs, notamment grâce à l’efficacité de la vaccination contre la Covid-19, il continue toutefois à tuer. Il atteignait jusqu’à 262 décès par semaine à l’hôpital au 1er février dernier, selon les chiffres de Santé publique France.

La sixième vague étant concomitante à la levée de quasi toutes les restrictions sanitaires, reste à savoir si le gouvernement prendra de nouvelles mesures, à quelques jours des élections présidentielles… La situation, de plus en plus alarmante, reste donc pour le moment en suspend, tandis que certains pays ont choisi de reconfiner leurs population, à l’image de la Chine…

À SAVOIR

Les enfants sont particulièrement touchés par cette sixième vague. L’incidence nationale chez les adolescents de collège (1928,6/100 000), de 11 à 14 ans, est la plus élevée. Selon les derniers chiffres de Santé publique France. Ils sont suivis de près par les élèves de primaire et de lycée (Plus de 1610 pour les deux classes d’âge).

Cette tendance se ressent également dans les hospitalisations à l’échelle nationale. Le nombre de passages aux urgences pour suspicion de Covid-19 est notamment plus élevée les 5-14 ANS depuis plusieurs semaines.

Santé publique France

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