L'épidémie de Covid-19 reprend depuis début septembre. C'est la huitième vague.
Les cas positifs au Covid-19 sont à la hausse. C'est le sous variant d'Omicron, le BA.5, qui se répand dans toute la France. ©Freepik

Nouveau variant, multiplication des cas, reprise de l’épidémie… Après quelques semaines de répit, l’épidémie de Covid-19 est de retour. Les premiers frémissements d’une huitième vague se font en effet d’ores et déjà sentir. Le point sur la situation en France et en Auvergne-Rhône-Alpes.

Les cas de Covid-19 repartent à la hausse en France depuis début septembre. Les autorités sanitaires avaient prévu une reprise de l’épidémie à la fin de l’été. La situation actuelle leur donne raison. La rentrée scolaire semble y être pour quelque chose puisque ce sont principalement les enfants qui sont touchés et notamment les moins de 10 ans.

Sur le banc des accusés, un sous-variant d’Omicron : on compte déjà plus de 18 000 nouveaux cas positifs par jour en France. Quel est ce variant et comment se différencie-t-il des autres ? Le vaccin peut-il le contrer ? Quelle est la situation en Auvergne-Rhône-Alpes ? 

Un cinquième sous-variant 

Le sous-variant d’Omicron BA.5 est actuellement omniprésent dans l’Hexagone depuis le début de l’été. Il a été identifié en Afrique-du-Sud début 2022. Aujourd’hui, il représente 95% des tests de dépistage positifs. S’il est plus contagieux que les variants précédents, il provoque moins de formes graves. En effet, le nombre de patients en soins critiques à l’hôpital est à son niveau le plus bas depuis deux ans.

Les symptômes (fatigue, toux, fièvre, maux de têtes et mal de gorge) durent en moyenne 7 jours. Dans le cas des autres variants d’Omicron, ils restaient visibles seulement pendant 4 jours. De fait, ce variant de Covid-19 nous rend contagieux plus longtemps, et est plus transmissible que les précédents. 

Le Covid-19 en Auvergne-Rhône-Alpes

Le taux d’incidence (nombre de cas positifs au Covid-19 pour 100 000 habitants) est en augmentation dans la région. Au 11 septembre, il était de 205, soit une hausse de plus de 15% en une semaine (le taux d’incidence était de 175 le 4 septembre).

Le nombre moyen de nouvelles hospitalisations quotidiennes est quant à lui de 44 dans les établissements de la région. Il a diminué de 12% en une semaine.

La situation est encore calme dans la région, même si les chiffres ne sont pas à prendre à la légère. Il y a en effet de fortes chances pour que l’épidémie suive sa courbe habituelle, avec une explosion progressive des cas. 

Le vaccin est-il efficace ?  

La vaccination reste le meilleur rempart à la propagation du virus. D’où l’appel à la mise à jour de vaccination une nouvelle fois relayé par les autorités sanitaires pour contrer la diminution dans le temps de l’efficacité des anticorps vaccinaux et réduire le risque d’hospitalisation et de décès de 77% et 88%. Selon Santé publique France, il est « primordial d’accentuer l’effort de vaccination au vu de la couverture vaccinale qui reste insuffisante, notamment celle de la seconde dose de rappel chez les plus âgés ». Au 13 septembre, seulement 33,9% des 60-79 ans et 47,4% des 80 ans et plus avaient reçu la seconde dose.

À SAVOIR

La plupart des centres de vaccination ont fermé leurs portes. Les vaccins sont désormais majoritairement assurés par les médecins libéraux, pharmaciens et infirmiers. Retrouvez ici la liste des professionnels de santé disponibles pour recevoir votre vaccin.

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