La région Auvergne-Rhône-Alpes reste la plus touchée de France avec un taux d'incidence qui dépasse désormais les 700 cas pour 100 000 habitants. Un taux qui avoisine ou dépasse les 1000 cas / 100 000 dans certains de ses départements. ©Freepik

102 décès en 24 heures, 5311 patients hospitalisés, 641 personnes en réanimation… La deuxième vague de Covid-19, qui déferle de façon plus rapide que la première, est également plus meurtrière en Auvergne-Rhône-Alpes, région la plus durement touchée de France. On déplore ces derniers jours près d’une centaine de décès quotidiens et des chiffres records de contaminations, en particulier dans les départements de la Loire, de la Haute-Savoie ou encore du Rhône. Coup de loupe sur la situation dans le territoire auverhonalpin.

L’épidémie de Covid-19 ne faiblit pas. Bien au contraire. “La région Auvergne-Rhône Alpes reste la plus impactée par la deuxième vague épidémique, largement diffusée sur son territoire“, confirme Santé Publique France au lendemain du premier week-end de reconfinement. En effet, tous les indicateurs de présence de la Covid-19 sont à la hausse dans la région : nombre de cas positifs, d’hospitalisations, d’occupations des lits de réanimation… Et pire, le nombre de morts, qui a atteint en ce début de semaine des limites jamais franchies jusqu’ici.

Un virus qui fait de plus en plus de décès en Auvergne-Rhône-Alpes

De fait, le dimanche de la Toussaint, la région Auvergne-Rhône-Alpes a enregistré 67 décès liés au Covid-19 dans ses hôpitaux, en seulement 24 heures. Il s’agissait de l’une des journées les plus meurtrières depuis le début de l’épidémie. Ce chiffre a été dépassé lundi, avec 102 décès en 24 heures, le pire bilan recensé jusqu’ici.

Selon les derniers chiffres, le coronavirus a ainsi fait 2853 morts sur son passage depuis son arrivée massive en Auvergne-Rhône-Alpes au printemps dernier. Parmi ces victimes, 68% sont âgées de 80 ans ou plus. À cela, s’ajoutent également plus de 1565 personnes décédées en établissements ou service social ou médico-social (ESMS).

Un bilan qui s’alourdit tristement chaque jour. Comme l’a rappelé le Premier Ministre Jean Castex, “les nouveaux cas d’aujourd’hui sont les malades hospitalisés de demain et malheureusement les morts d’aprèsdemain”...

 

Le taux d’incidence dépasse les 1060 cas/100 000 habitants dans la Loire

En Auvergne-Rhône-Alpes, les “indicateurs hospitaliers à l’échelle régionale sont les plus élevés de France“, selon Santé Publique France. A ce jour, le taux d’incidence de Covid-19 dans la région atteint plus de 773 cas pour 100 000 habitants.

5311 personnes sont actuellement hospitalisées dans la région. Dont 641 personnes dans les services de réanimation ou de soins intensifs. Dans la dernière semaine d’octobre, 56 400 nouveaux cas confirmés de coronavirus ont été établis en Auvergne-Rhône-Alpes.

À l’échelle des départements, les chiffres sont encore plus impressionnants. La Loire enregistre toujours la plus forte circulation virale, avec un taux d’incidence de plus de 1060/100 000 habitants. Une première en France. Les départements voisins ont également des taux de positivité effrayants. Plus de 992 cas positifs pour 100 000 habitants en Haute-Savoie. Près de 892/100 000 en Haute-Loire. Ou encore 850/ 100 000 dans le Rhône. Pour rappel, la moyenne nationale, ces derniers jours, est de 438 cas pour 100 000 habitants.

 

Covid-19 : vers un recul du taux d’incidence à Saint-Etienne ?

Au niveau des métropoles, Saint-Etienne, Lyon et Grenoble restent les agglomérations les plus touchées de France.

Dans la métropole de Lyon, le taux d’incidence atteignait ce 1er novembre plus de 750 cas pour 100 000 habitants. Il était supérieur à 630 pour les personnes âgées de 65 ans et plus. Mais pour la première fois depuis le début de cette seconde vague, l’espoir est – peut-être – permis à Saint-Etienne, ville la plus contaminée du pays.

En effet, le nombre de cas positifs au Covid-19 a diminué entre le 30 et 31 octobre, passant de 1189,5 à 1136,6 cas pour 100 000 habitants. Soit cinquante points de pourcentage de moins en 24 heures. Même constat pour la tranche d’âge des 65 ans et plus dans la Métropole : le taux d’incidence est passé de 1251,7 à 1204,1 pour 100 000 habitants pour les mêmes dates.

Un recul encourageant mais pas pour autant rassurant, tant ces chiffres restent excessivement élevés comparés à la moyenne nationale.

Il faut toutefois garder à l’esprit qu’une grande partie de la population touchée par le Covid-19 est asymptomatique. Elle n’est donc pas forcément dépistée. En effet, le taux de dépistage de la population auverhônalpine n’avoisine que les 3% (2682/100 000 la dernière semaine d’octobre). Les chiffres connus peuvent ainsi être facilement revus à la hausse.

À SAVOIR

La région Auvergne-Rhône-Alpes compte actuellement 232 clusters d’infection de criticité élevée sur son territoire, dont 33 en EHPAD et 9 en établissements de santé. Dans la dernière semaine d’octobre, 75 nouveaux clusters régionaux ont été recensés, selon SANTÉ PUBLIQUE FRANCE.

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