Covid-19 : la levée des restrictions sanitaires ne doit pas freiner la vigilance.
À compter de ce mercredi 2 février, les masques tombent en extérieur. Les mesures sanitaires s'allègent, malgré une circulation du virus toujours très intense. ©Shutterstock

De Lyon à Grenoble, de Clermont-Ferrand à Valence, le pic épidémique semble atteint. Si les hôpitaux restent sous pression, le nombre de contamination décroit lentement, alors même que les premières mesures d’allégement sont entrées en vigueur ce mercredi matin, entre levée du port du masque en extérieur, suppression des jauges et abandon de l’obligation du télétravail. La décrue doit toutefois se confirmer en Auvergne-Rhône-Alpes et la vigilance reste de mise. Mais il est sans doute permis d’entrevoir le bout du tunnel.

La cinquième vague de l’épidémie de Covid-19 a-t-elle enfin entamé sa décrue ? C’est en tout cas ce que laissent entrevoir les statistiques. Pour la première fois depuis de longues semaines, le nombre de cas diminue dans le Rhône. Le taux d’incidence, au 27 janvier, est descendu à 3 895,7 cas pour 100 000 habitants, contre 4 608,6 la semaine précédente. Soit une baisse de 20,78%, à peu près similaire à celles de la Savoie  (-21,47%) et de la Haute-Savoie (-20,97%)*, départements parmi les plus touchés cet hiver.

 

Covid-19 : les hospitalisations toujours en hausse, sauf en réa

Dans le même temps, et malgré des chiffres contradictoires, les soignants témoignent d’une embellie sur le front des hospitalisations. Elles sont toujours très élevées, voire supérieures à la semaine précédentes. Les Hospices Civils de Lyon, dans leur point hebdomadaire de ce mardi 1er février, annoncent ainsi la prise en charge de 1219 patients, contre 1125 le 25 janvier.

Mais les patients récupèrent vite et quittent plus rapidement l’hôpital que lors des vagues précédentes. Une nouveauté due à la moindre virulence du variant Omicron, majoritaire à 99% dans le pays, et qui préserve également des services de réanimation à l’engorgement moindre que le nombre de contaminations aurait pu le laisser prévoir. Les patients Covid-19 en soins intensifs dans les hôpitaux de Lyon et de son territoire sont ainsi moins nombreux cette semaine que la semaine dernière (109, contre 115, selon les HCL).

 

Les mesures anti Covid-19 allégées dès le 2 février

Cette bonne nouvelle offre un autre regard aux premiers allégements des mesures sanitaires attendus ce mercredi matin. Annoncée au plus fort de la vague, au 17 janvier (jusqu’à 565 000 contaminations par jour à cette période !), cette levée partielle avait alors de quoi étonner. Mais la décrue qui s’amorce pousse plutôt à l’optimisme et montre que le timing semble le bon.

Pour mémoire, le port du masque en extérieur ne sera plus de rigueur à compter de ce mercredi 2 février. Notamment à Lyon et Villeurbanne, où le préfet Pascal Mailhos a toutefois martelé un appel « à la vigilance et au sens des responsabilités de chacun », et donc au « respect des gestes barrières ».

Autre mesure phare, la suppression des jauges dans les stades, salles de spectacle et autres établissements recevant du public. La fin de l’obligation du télétravail, remplacée par une simple recommandation, est aussi au menu de cette première étape qui sera suivie le 16 février d’une autre lot d’allègement (réouverture des discothèques, concerts debout, etc.) Selon le gouvernement, les protocoles scolaires devraient aussi être assouplis à la fin des prochaines vacances.

 

Attention, les contaminations seront encore nombreuses

La France suit le chemin du Royaume-Uni, premier pays à avoir levé ses restrictions malgré des chiffres toujours élevés. Le Danemark a fait de même, ce mardi. Les voyants tendent donc à passer au vert, mais l’embellie doit bien sûr se confirmer. Tout comme l’espoir, entretenu par certains épidémiologistes, que cette vague soit la dernière de l’épidémie. La décrue n’est pas encore effective, et certains préfèrent encore parler de plateau. Chaque jour, des centaines de milliers de Français sont toujours infectés (334 260 le lundi 31 janvier), et le nombre quotidien de contaminations sera encore élevé durant plusieurs semaines.

 

*Parmi les autres départements, la baisse des taux d’incidence se confirme un peu partout. Hormis du côté de l’Auvergne, où ils continuent d’augmenter dans le Puy-de-Dôme (+21,62%, 3461 cas/100 000 habitants au 28 janvier), l’Allier (+17,61%, 3083/100 000) et, surtout, le Cantal (+44,58%, 3109/100 000).

 

À SAVOIR

Auvergne-Rhône-Alpe, au 31 janvier 2022, reste la deuxième région la plus concernée par le nombre d’hospitalisations, derrière l’Île-de-France. 2859 patients sont ainsi pris en charge pour Covid-19 dans les hôpitaux de la région. Le taux d’occupation des services de réanimation ne s’élève toutefois qu’à 77%. Soit le 4eme rang national derrière l’Île-de-France (78%), l’Occitanie (81%) et surtout PACA (94%).

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