Le coronavirus circule toujours à Lyon et dans la région.
Après des semaines de baisse, le nombre de cas de Covid-19 est légèrement reparti à la hausse à Lyon ©Pixabay

Malgré la lente décrue des contaminations, le coronavirus continue de circuler à Lyon et en Auvergne-Rhône-Alpes. Et alors que l’OMS alerte sur une accélération de la pandémie à l’échelle mondiale, les autorités sanitaires pointent un relâchement néfaste et rappellent toute la nécessité de faire preuve d’une vigilance sans faille. Inquiétant, alors qu’un nouveau cas de Covid-19 vient d’être signalé dans une école de Saint-Priest, à l’Est de Lyon.

Le soleil brille, les frontières s’ouvrent et les vacanciers préparent leurs valises. Comme si l’épidémie de coronavirus était circonscrite et le confinement un douloureux, mais lointain souvenir.

Les chiffres ont beau confirmer la tendance (lire À SAVOIR) à Lyon et en Auvergne-Rhône-Alpes, la réalité est toute autre. La semaine dernière, le virologue lyonnais Bruno Lina prévenait déjà sur les risques d’une seconde vague à l’automne ou cet hiver. La France, comme toute l’Europe, ne semble donc tirée d’affaire qu’à très court terme. D’autant que de nombreux foyers de contamination continuent d’être signalés.

En Allemagne, deux cantons de Rhénanie du Nord-Westphalie ont fait l’objet d’un reconfinement, suite à un foyer découvert dans le plus grand abattoir d’Europe. En Angleterre, la ville de Leicester a renvoyé sa population chez elle du fait d’une flambée de cas. “La majorité des gens ici ne porte plus de masque et les regroupements sont nombreux”, confirme une habitante de cette ville des Midlands. Un témoignage qui illustre toute la nécessité à ne consentir aucun relâchement.

 

Un cas de Covid-19 dans une école de l’Est lyonnais

En France, de nombreux clusters (ou foyers épidémiques) sont sous surveillance. L’Agence Régionale de Santé Auvergne-Rhône-Alpes en a ainsi identifié douze dans la région, dont “dix ayant pour origine des regroupements avec transmissions intrafamiliales susceptibles parfois de concerner également des collectivités”.

Les dernières informations font aussi état d’un cas de Covid-19 dans une école de Saint-Priest, dans l’Est de Lyon. Depuis la découverte de ce cas positif chez un élève de CM1, 25 élèves et membres du groupe scolaire Revaison ont été placés en quarantaine.

Tous ces signaux montrent que l’épidémie est encore là et que le virus continue de circuler. Dans la région, une augmentation des hospitalisations a même été constatée ces derniers jours. C’est la raison pour laquelle l’Agence Régionale de Santé rappelle toute l’importance de “poursuivre nos efforts pour éviter la propagation” du virus. Respecter les gestes barrières et éviter les rassemblements sont les deux mesures impératives à faire respecter.

“Si la situation tend à s’améliorer, le virus est toujours présent”, martèle le Dr Anne-Sophie Ronnaux-Baron, responsable de la veille sanitaire à l’ARS AuRA. “Depuis le 10 juin, nous faisons face à l’existence de plusieurs foyers épidémiques et à certaines situations préoccupantes”. La raison ? “Un relâchement dans le respect des mesures barrières et de nombreux rassemblements, de type funérailles. Et s’il y a relâchement, il y a une plus grande circulation du virus”.

 

Covid-19 : doit-on redouter une seconde vague ?

La perspective d’un été festif, avec ses mariages et ses réunions de famille, inquiète l’ARS. “Ce sont souvent les points de départ des foyers de contamination”, confirme le Dr Ronnaux-Baron.

Assisterait-on dès lors aux prémices d’une nouvelle vague? Non, rassure le Dr Ronnaux-Baron: “nous sommes toujours sur la première vague. Le comité scientifique parle bien d’une deuxième vague qui paraît inévitable en France. Soit fin août, soit à l’automne, avec une épidémie qui se mêlerait à celle de la grippe saisonnière. Tout l’enjeu est d’en diminuer l’impact, à travers la stratégie de contact tracing et, bien sûr, du respect des gestes barrières”.

 

L’appli d’alerte StopCovid peine à se généraliser

Le Ministère de la Santé milite également pour un déploiement massif de l’application StopCovid. “Facile d’utilisation, elle permet à chaque utilisateur d’être averti lors d’un contact prolongé avec une personne malade. L’épidémie n’est pas terminée. Et alors que de nouveaux cas groupés sont découverts chaque jour, l’utilisation de StopCovid permet de faire gagner un temps précieux dans la recherche des cas”. L’appli, bien que téléchargée 1,9 million de fois (au 23 juin), peine toutefois à convaincre. Selon les premiers bilans, seules 14 notifications d’alerte n’avaient été envoyées via l’appli durant son premier mois d’utilisation. Le système reste donc perfectible.

 

“La pandémie s’accélère” à travers le monde

En plein déconfinement, l’Europe fait donc face aux dangers du relâchement. Et ce alors que l’épidémie n’a jamais été aussi virulente dans le monde. “Nous voulons tous reprendre nos vies mais la réalité est que c’est loin d’être fini”, prévient Tedros Adhanom Ghebreyesus. Le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé estime même que le pire est même encore devant nous. “La pandémie s’accélère”, confirme-t-il.

Un million de nouveaux cas ont été signalés à travers la planète en une semaine seulement. Soit un total de 10,5 millions de cas depuis le début de la pandémie, pour plus de 500 000 morts. Les États-Unis, avec 127 000 morts pour 2,6 millions de cas, ne parviennent toujours pas à contrôler l’épidémie. De nouveaux records quotidiens, tant en contamination qu’en décès, y sont enregistrés. Le directeur de l’Institut national des allergies et maladies infectieuses américain, Anthony Fauci, a estimé probable que le nombre de cas quotidiens (40 000) grimpe à 100 000 si “on ne renverse pas la tendance”.

La situation reste également dramatique au Brésil, où les mesures de sécurité peinent à être appliquées. Et ce sont sans surprise les plus grandes agglomérations (Rio de Janeiro et Sao Paulo) les plus durement touchées.

 

À SAVOIR

Le nombre de personnes hospitalisées dans la région Auvergne-Rhône-Alpes était de 503 patients, dont 27 en service de réanimation. En France, 8536 personnes restent hospitalisées, pour 602 en réanimation. 74% des patients en réanimation sont d’ailleurs pris en charge en Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France, Grand-Est et Hauts-de-France, les 4 régions les plus touchées. Le nombre de décès en France s’élève désormais à 29843, selon les derniers chiffres publiés par la Direction générale de la Santé. En Auvergne-Rhône-Alpes, le bilan est de 1737 décès.

4 Commentaires

  1. Stop covid, JAMAIS!!! Des applis qui sont surtout élaborées pour êtres exploitées à d autres fins que pour leur utilité première.

    On commence par des Applis et on va finir avec des puces RFID ……

    STOP conneries !

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