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Sur la brèche, le personnel des établissements de santé de la Loire et du Nord-Ardèche a du mal à absorber le flot de malades, Covid ou non. ©Freepik

Confrontées à une hausse inquiétante des cas de coronavirus, plusieurs métropoles d’Auvergne-Rhône-Alpes sont en alerte maximale. C’est le cas à Lyon, à Saint-Étienne et à Grenoble. Mais d’autres zones de la région tirent aussi la sonnette d’alarme. C’est le cas du département de la Loire et du Nord-Ardèche, directement impactés par la situation à Saint-Étienne. Entre déprogrammation d’activités non essentielles, visites restreintes ou encore transferts, le point sur la situation.

La prise en charge hospitalière se complique en Auvergne-Rhône-Alpes, face à l’épidémie de coronavirus. Dans la Loire, la métropole de Saint-Etienne, passée en alerte maximale jeudi dernier, a donc opéré des changements fonctionnels. Changements également adoptés par tous les établissements publics et privés du territoire Loire et Nord-Ardèche. Le coronavirus gagne du terrain et oblige donc à des mesures supplémentaires. Explications.

 

Coronavirus : un flux de patients importants dans la Loire

Dans les hôpitaux de Loire et de Nord-Ardèche, le nombre de patients atteints du Covid-19 grimpe en flèche. Conséquence ? Les hospitalisations se font nombreuses. Gérer l’afflux de personnes contaminés ainsi que les patients non-Covid, déjà nombreux, devient complexe.

Ainsi, dès la semaine prochaine, les établissements concernés effectueront une déprogrammation partielle des activités non-urgentes. L’Agence Régionale de Santé Auvergne Rhône-Alpes ayant demandé ce renforcement sanitaire et ainsi donné son accord, les rendez-vous médicaux, chirurgicaux et d’intervention non-urgents seront réalisés et programmés dans une moindre mesure.

L’objectif est en effet de soulager le personnel soignant ainsi que de libérer des lits dans la perspective d’un accroissement des hospitalisations Covid. À noter que des places supplémentaires seront également ajoutées en service de réanimation.

 

Des patients transférés dans d’autres hôpitaux

Les établissements de santé précisent que des transferts de patients sont également envisagés. Que ce soit dans le service de médecine ou de réanimation, les patients pourront être transférés vers un autre établissement de santé départemental, voire un autre établissement régional. Le but ? Eviter la saturation des établissements hospitaliers.

Enfin, dernière mesure pour l’instant envisagée, une restriction des visites au sein des établissements. Des décisions seront prochainement prises pour contenir l’accès aux différentes structures et limiter ainsi la progression du virus. Les courts-séjours seront les principaux touchés. Restriction forte ou interdiction générale de visites ? Les prochains jours décideront. Les établissements précisent toutefois que cette restriction est laissée à l’appréciation médicale selon les situations.

Les différentes mesures prises sont toutefois temporaires. L’ARS précise que ces dernières sont exceptionnelles et proportionnelles à la situation sanitaire. Ainsi, dans les jours et semaines à venir, l’évolution épidémique sera strictement observée et les mesures adaptées.

 

 

À SAVOIR

Les établissements suivants ont établi un communication commune pour alerter de la situation et prévenir des nouvelles mesures. Il s’agit du CHU de Saint-Étienne, de l’Institut de Cancérologie Lucien Neuwirth, des centres hospitaliers de Roanne, du Forez et d’Ardèche-Nord, de la Clinique du Renaison, de la Clinique Nouvelle du Forez, de la Clinique du Parc, de l’Hôpital Privé de la Loire, de la Clinique Mutualiste, de l’Hôpital du Gier et de l’Hôpital Le Corbusier-Firminy.

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