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Après les hôpitaux du Rhône, de l'Ain et de la Savoie, ceux de l'Ain et de la savoie vont devoir déprogrammer pour cause de coronavirus ©L.de Sousa

Après le Rhône, l’Isère et la Loire, les établissements hospitaliers de l’Ain et de la Savoie doivent aussi se préparer à des déprogrammations d’opérations chirurgicales non urgentes. Une mesure de prévention prise par l’Agence Régionale de Santé alors que les chiffres s’emballent en Auvergne-Rhône-Alpes. Principaux concernés, les hôpitaux publics de Lyon, de Saint-Etienne, Grenoble, de Chambéry et de Bourg-en-Bresse.

Dans tous les hôpitaux de la région, les feux virent progressivement au rouge sur le front du coronavirus. Malgré le couvre-feu instauré à Lyon, Saint-Etienne et Grenoble, l’inquiétude grandit en Auvergne-Rhône-Alpes. Et l’Agence Régionale de Santé, en lien avec la préfecture, tente de freiner l’avancée de l’épidémie.

 

Plus de 2100 patients Covid hospitalisés en Auvergne-Rhône-Alpes

Il est vrai que les derniers chiffres ne sont pas de nature à rassurer. Hier soir, 19 octobre, 2 123 personnes étaient hospitalisées dans la région pour Covid-19 (95 dans l’Ain et 101 en Savoie) dont 311 en réanimation ou en soins intensifs (9 dans l’Ain et 10 en Savoie). Ce lundi soir, 685 lits de réanimation étaient ouverts dans la région contre 559 habituellement. Avec une possibilité d’armer jusqu’à 1 300 lits. Cela supposerait une déprogrammation complète des activités au profit de la Covid-19. Un scénario qui n’est pas envisagé aujourd’hui ni souhaitable selon les autorités de santé.

Par ailleurs, des transferts ont désormais lieu entre établissements des différents territoires de la région. Ainsi, 14 transferts ont été effectués depuis le 13 octobre parmi lesquels 4 patients venant des Hospices civils de Lyon transférés au Centre hospitalier métropole Savoie à Chambéry.

 

Coronavirus et déprogrammations : anticiper la saturation des services hospitaliers

Dans ce contexte, l’Agence Régionale de Santé (ARS)  constate “un risque de saturation des services réel à court terme“. En cause, l’intensification de la circulation du virus de la Covid-19 dans la région. Un coronavirus très actif dans les métropoles de Grenoble, Saint Etienne et Lyon. Mais aussi, dans une moindre mesure, dans la métropole de Clermont-Ferrand. Autant de contaminations qui impactent fortement l’offre de soins. Tant dans les services d’hospitalisation conventionnelle que ceux de réanimation et soins intensifs.

Aussi, pour prévenir et anticiper une saturation des lits, l’ARS AuRA préconise d’augmenter rapidement les capacités d’accueil. Tant en hospitalisation conventionnelle qu’en réanimation. Et, ainsi, de déprogrammer plus largement les activités opératoires et interventionnelles des hôpitaux des territoires concernés pour lutter contre le coronavirus.

 

Déprogrammations sauf en ambulatoire

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Dans les établissement des HCL, à Lyon, les opération chirurgicales non urgentes vont être retardées pour laisser place aux patients coronavirus ©P;Auclair

C’est pourquoi l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes a pris les devants. Ainsi, tous les établissements de santé publics et privés de Loire, Rhône-nord Isère et Alpes Dauphiné procèdent, depuis ce lundi 19 octobre, à des déprogrammations pour cause de coronavirus. Sont concernées, « toutes les activités opératoires et interventionnelles non urgentes et sans préjudice de perte de chance avérée à court terme pour les patients ». Cette mesure, prise pour quinze jours au minimum, a été étendue à partir de demain mercredi 21 octobre aux établissements de santé publics et privés de l’Ain et de la Savoie.

Ces déprogrammations liées à l’épidémie de coronavirus “ne concernent donc pas la chirurgie ambulatoire. Ni les activités de médecine”, précise un communiqué de l’Agence Régionale de Santé.

Sont concernés par cette déprogrammation consécutive à l’exposition de cas de coronavirus, le CH de Bourg-en-Bresse pour le territoire de l’Ain et le CH Métropole Savoie pour le territoire de la Savoie.

L’ARS a également demandé aux établissements de santé d’Auvergne, d’Ardèche et de la Drôme de se tenir prêt à activer des lits de réanimation. En moins de 48 heures si la situation l’exigeait. Meme si, à ce stade, la situation est moins critique.

Plusieurs CHU sont concernés par cette directive de l’Agence Régionale de Santé. Le CHU de Grenoble pour le territoire Alpes-Dauphiné. Le CHU de Saint Etienne pour le territoire Loire intégrant Annonay. Les HCL pour le territoire du Rhône élargi à Vienne et Bourgoin-Jallieu. Le CH de Valence. Enfin, le CHU de Clermont-Ferrand pour le territoire de l’ex-Auvergne.

 

A SAVOIR

Pour protéger les professionnels de santé et les personnes les plus vulnérables , l’ARS rappelle l’importance d’appliquer les mesures barrière pour freiner la transmission du virus. Lavage régulier des mains, distanciation physique, port du masque…

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