Pour la deuxième année consécutive, le CHU de Lyon figure en tête du palmarès des CHU de France choisis par les nouveaux internes en médecine. La région Rhône-Alpes est également à l’honneur avec la troisième place du CHU de Grenoble. Une nouvelle illustration de l’excellence régionale en matière de médecine.

Le CHU de Lyon a toujours une grosse cote auprès des nouveaux internes en médecine. Tel est le principal enseignement de l’enquête réalisée par le magazine What’s up doc ?, le bimestriel des jeunes médecins. Un périodique spécialisé qui, pour la deuxième année consécutive, publie le palmarès des CHU français choisis par les nouveaux internes en médecine à l’issue des épreuves classantes nationales, un classement dans lequel figure les 28 CHU de France.
Comme lors de l’édition 2013-2014, le CHU de Lyon se positionne donc en pole position des CHU les plus sollicités par les jeunes médecins. Outre la qualité de vie de la cité rhodanienne, la proximité des Alpes, de la Méditerranée et de Paris par le TGV, le CHU de Lyon bénéficie aussi d’une bonne réputation dans le milieu médical, tant en termes de pédagogie des stages que de suivi et d’écoute des internes.  Par ailleurs, le centre hospitalier lyonnais peut s’appuyer sur un territoire riche d’une vingtaine d’établissements publics de santé dans le Rhône mais aussi dans les départements voisins de la Drôme, l’Ardèche et la Drôme. Une diversité de nature à satisfaire toutes les demandes de stages des futurs médecins. “Ces résultats sont aussi le fruit d’une collaboration étroite entre le CHU, l’Université, l’Agence Régionale de Santé (ARS) et les médecins qui œuvrent au quotidien pour que l’accueil des plus jeunes en formation soit une priorité, dans le respect des contraintes de chacun“, insiste Dominique Deroubaix, directeur général des HCL.

Grenoble bénéficie de l'”effet Schumacher”

Le classement de What’s up doc ?  fait la part belle à la région Rhône-Alpes puisque, derrière Lyon, le CHU de Grenoble apparaît au troisième rang de ce palmarès national, juste derrière le CHU de Nantes, soit un gain de trois places par rapport à l’édition précédente. “La prise en charge de Michael Schumacher a eu un effet incroyable sur notre notoriété. Cela a mis un coup de projecteur sur notre service de neurochirurgie, notre spécialisation en traumatologie de montagne et en accidentologie“, confie Jacqueline Hubert, directrice du CHU isérois. Quant au CHU de Saint-Etienne, malgré une progression de 4 places, il se traîne en bas de tableau, en 23e position.
Comment expliquer cette suprématie de la région Rhône-Alpes ? “Le premier critère de choix, c’est le prix de l’immobilier“, explique Pierre Falga, spécialiste du classement des villes à la rédaction de L’Express, qui note que les jeunes médecins veulent aussi “une ville qui bouge, avec une vraie offre culturelle“.

L’ophtalmologie toujours très recherchée

Pour sa part, Jérôme Vincent, en charge du classement annuel des hôpitaux de France publié par Le Point, estime que “la région de Lyon comprend des hôpitaux de niveau européen“. Et le journaliste de l’hebdomadaire de louer la “bonne organisation” et le peu de mouvements de personnel au sein d’un CHU lyonnais désormais “entré dans un pôle de compétition avec Turin et Munich“.
Enfin, l’enquête du magazine confirme que l’ophtalmologie demeure la spécialité la plus demandée par les jeunes médecins (et la plus rémunératrice aussi !), devant la dermato/vénérologie et la cardiologie/maladies vasculaires. Deux spécialités en hausse, à la différence de la néphrologie désormais au pied du podium. Un palmarès des spécialités en vogue dans lequel la médecine du travail demeure désespérément en queue de classement…

A savoir

En septembre 2014, plus de 8 300 internes ont prononcé leurs voeux d’affectation vers 30 spécialités différentes. Ils ont été répartis dans 28 CHU en France en fonction de leur place dans le classement national. La prime à la performance…

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