Les champignons ne sont pas tous comestibles : gare aux intoxications alimentaires. ©Pixabay

Avec l’humidité automnale, les champignons prolifèrent, pour le plus grand bonheur des amateurs de cueillette. Gare, toutefois, à la mauvaise pioche : certains sont dangereux et provoquent un nombre croissant d’intoxications plus ou moins graves. Ma Santé vous donne les clés pour réagir en cas d’ingestion d’un champignon vénéneux.

Les risques d’une intoxication aux champignons

Consommer un champignon nocif peut entraîner une intoxication plus ou moins sévère selon l’espèce et la quantité ingérées. Si certains sont inoffensifs et alimentent nos recettes, d’autres peuvent s’avérer très dangereux voire mortels.

Même comestibles, ils peuvent s’avérer toxiques s’ils sont mal cuits, mal lavés ou en mauvais état lors de la cueillette. Il est donc important de respecter certaines règles concernant la cueillette de champignons.

Une intoxication alimentaire de ce type peut engendrer de sérieuses conséquences sur la santé. Elles peuvent avoir des atteintes plus ou moins graves du rein, du foie ou encore du système digestif ou encore des troubles de la circulation sanguine. Dans les cas les plus extrêmes, cela peut aller jusqu’au décès. 

 

Le temps d’apparition des symptômes : une variable à prendre en compte

Après la consommation des champignons, les indigestions survenant avant un délai de 6 heures sont généralement sans gravité. Les personnes fragiles pouvant rapidement se déshydrater sont toutefois à surveiller.

À l’inverse, les intoxications dont les signes apparaissent après un délai de 6 heures peuvent être associées à des pathologies beaucoup plus sévères.

 

Comment reconnaître une intoxication aux champignons ? 

Le premiers signes d’une intoxication apparaissent généralement dans les 12 heures. Ils peuvent parfois survenir rapidement (dans les 30 minutes) ou plus tardivement (les jours suivants). Ils se caractérisent habituellement par l’apparition de troubles digestifs tels que diarrhées, nausées ou vomissements. Certaines espèces toxiques peuvent entraîner des troubles de la vision, des tremblements ou encore des vertiges. D’autres, peuvent engendrer une forte sudation, un écoulement nasal, voire même un ralentissement du rythme cardiaque. 

En cas de consommation de champignons hallucinogènes, le rythme cardiaque peut au contraire s’accélérer, associé à une agitation, de la confusion et un état d’ébriété voire de délire hallucinatoire.

 

Les bonnes attitudes à adopter en cas d’intoxication

Une intoxication alimentaire par un champignon n’est pas à prendre à la légère. L’intensité des symptômes et leur fréquence ne sont pas toujours révélateurs de la gravité de l’intoxication. 

Il est donc primordial de contacter le centre antipoison ou les secours (en composant le 15) immédiatement après une suspicion d’intoxication. Seul un spécialiste peut convenir d’une solution thérapeutique adaptée selon la situation. Celle-ci inclue généralement une réhydratation pour pallier les pertes liées aux troubles digestifs. 

Par précaution, veiller à ne pas donner de champignons de cueillette aux jeunes enfants.

À SAVOIR 

Pour faciliter le diagnostic et la délivrance d’un traitement adapté par les services antipoison, conserver des restes de champignons de la cueillette ou les photographier pour permettre leur identification. Pensez à noter l’heure de l’ingestion et de la survenue des premiers symptômes pour améliorer la qualité de la prise en charge. 

Le numéro de téléphone du CENTRE ANTIPOISON ET DE TOXICOVIGILANCE DE LA RÉGION AUVERGNE-RHÔNE-ALPES, basé à Lyon est le 04 72 11 69 11.  

 

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