Des capteurs pour analyser en direct la qualité de l'air.
75 capteurs seront mis à disposition des habitants dans 3 métropoles de la région. ©Atmo

Et si vous suiviez en direct la pollution atmosphérique de votre territoire ? L’observatoire de surveillance de la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes lance cet automne un nouveau dispositif : la captothèque. Ce système visant à faire participer les habitants aux mesures des polluants dans l’air autour des grandes métropoles est accessible au grand public à partir du 21 septembre. Pour l’instant, l’expérience est lancée à Lyon, Clermont-Ferrand et Grenoble.

Les chiffres ont de quoi fait tousser… Huit habitants sur dix, en Auvergne-Rhône-Alpes, s’inquiètent de la qualité de l’air qu’ils respirent. Ce constat ressort de la récente enquête d’Atmo, l’observatoire régional de la qualité de l’air. Le sondage mène aujourd’hui à une question : comment les habitants peuvent-ils mieux appréhender la qualité de l’air qui les entoure ? Atmo y répond par un dispositif innovant : celui de la captothèque. Explications.

Un dispositif régional à disposition des habitants

La captotèque comprend 75 capteurs mis à la disposition des habitants gratuitement (comptez tout de même 50€ de caution). 3 grandes métropoles de la région participent au projet. La ville de Lyon comptera 15 capteurs, celle de Clermont 15 autres et les 45 derniers seront destinés à Grenoble.

Près de 600 citoyens pourront ainsi utiliser le capteur sur une période de 15 jours. Les données recueillies seront transmises en temps réelles au site de la captothèque et accessibles à tous. Atmo définit ce site comme un “lieu d’échange citoyen.”

Ces micro-capteurs ne prélèvent pour l’instant que les particules fines. Ils évaluent ainsi leur concentration dans l’air mais également leurs diamètres catégorisés en différents “PM”. En effet, les “PM” (Particulate Matter) comportent divers niveaux allant du moins mauvais (PM10) au pire (PM1).

Les inscriptions débutent le 21 septembre sur le site de la captothèque. Le dispositif devrait ensuite s’étendre à d’autres régions.

Une volonté pédagogique

Le capteur d’une quinzaine de centimètres est équipé d’un mousqueton. ©Atmo

Ces prélèvements citoyens “sont des mesures indicatives” explique Stéphane Socquet, le directeur production d’Atmo. “Cela ne participe pas directement à la recherche scientifique chez Atmo mais si beaucoup de personnes l’utilisent, les mesures transmises permettront de donner une information relative intéressante“, ajoute-t-il. Ces données pourraient ainsi permettre de corriger d’éventuels écarts concernant les indications sur la qualité de l’air. Ces informations fournies par Atmo sur leur site et leur application, peuvent en effet manquer de précision en cas de bouchons ou encore de travaux qui ralentiraient la circulation par exemple.

Cependant, le rôle principale de ce dispositif reste d’être “un service citoyen” assure Stéphane Socquet. Le but est ici de “connecter les habitants aux experts“. Mais aussi que “les citoyens deviennent de plus plus acteurs de la qualité de l’air.” En effet, à l’issu de l’emprunt, l’habitant pourra se rendre à des ateliers physiques avec des experts afin d’analyser ses résultats s’il le souhaite.

Enfin, les créateurs du système voit un peu le capteur comme “un audioguide“. Les utilisateurs pourront l’utiliser librement mais ils pourront aussi – s’ils le souhaitent – être plus accompagnés, notamment à travers des challenges. Ces missions sur mesure permettront de croiser des données prises dans des conditions particulières, pour une vision plus globale de la qualité de l’air.

À SAVOIR

Les micro-capteurs de mesure de la qualité de l’air sont des dispositifs connectés qui permettent de mesurer certains polluants dans l’air. Leur précision est moindre que celle des appareils de surveillance réglementaires mais ils sont aussi moins coûteux, peu encombrants et relativement faciles à déployer. Ils permettent ainsi d’envisager la mise en place de larges réseaux de points de mesure.

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