La BPCO est aussi appelée bronchite chronique
Il est aussi important de mentionner que l'on a une BPCO a chaque examen médical. © Freepik

Responsable de près de 17 000 décès par an, la bronchopneumopathie chronique obstructive est une maladie chronique inflammatoire des bronches. Caractérisé par une diminution du souffle respiratoire, ce fléau méconnu ne se guérit pas. Son évolution, comme ses effets secondaires peuvent toutefois être limités. Le point sur une maladie chronique qui frappe principalement les fumeurs, et apparaît aux alentours des 40 ans.

La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie encore méconnue. Elle toucherait pourtant 3,5 millions de Français (chiffre 2010). Souvent associée à d’autres maladies comme le diabète, l’anémie, le cancer du poumon ou la dépression, elle est aussi appellée bronchite chronique.

 

Qu’est-ce qu’une bronchopneumopathie chronique obstructive ?

La BPCO est une maladie chronique inflammatoire des bronches qui se caractérise par une diminution progressive du souffle respiratoire. Celle-ci s’explique par l’addition de différents facteurs. Dans un premier temps, après avoir été inflammées, les parois des bronches et des bronchiolites s’épaississent et entrainent une accumulation importante de mucus. Les voies respiratoires s’obstruent et une gêne apparaît. Les bronches et alvéoles pulmonaires perdent ensuite de leur élasticité. Puis, les alvéoles qui permettent l’échange de gaz lors de la respiration sont détruites.

La BPCO touche plus fréquemment les fumeurs. 80% des cas de BPCO sont en effet liés au tabagisme. Depuis 2000, le taux d’hospitalisation de cette maladie chronique augmente chaque année. Sur la seule année 2017, près de 170 000 hospitalisations dues à la BPCO auraient été recensées. Avec à la clé 17 000 décès.

Les hommes restent les plus touchés par la BPCO, du fait d’une consommation de tabac plus importante. De plus en plus nombreuses à fumer, le nombre de femmes concernées augmente toutefois fortement ces dernières années.

 

40 ans, l’âge fatidique pour la BPCO

Le tabagisme est donc bien considéré comme la première cause d’une bronchopneumopathie chronique obstructive. Mais le risque de la contracter est aussi favorisé par la pollution atmosphérique, ainsi que par une exposition fréquente aux substances chimiques ou à certaines poussières (moisissures, poussières végétales, etc.). Cette maladie chronique peut également être héréditaire.

Les premiers signes d’une bronchopneumopathie chronique obstructive apparaissent aux alentours de 40 ans. En 2016, on estimait à 7,5% le nombre de personnes de plus de 40 ans souffrant d’une BPCO.

Les principaux symptômes de cette inflammation sont une toux chronique, un essoufflement inhabituel (une dyspnée, difficulté respiratoire pulmonaire) et l’expectoration (rejet de salive par la bouche ). Ces symptômes apparaissent progressivement et s’aggravent avec le temps. Un diagnostic précoce de la BPCO est indispensable pour ralentir l’évolution de la maladie.

 

Comment limiter l’évolution de la BPCO ?

La BPCO est une maladie chronique qui ne peut pas être guérie. Les traitements utilisés peuvent uniquement ralentir l’inflammation. Avant toute prescription, le médecin pose aux patients certaines questions (A-t-il déjà fumé ? Est-il anormalement essoufflé ? Des maladies pulmonaires sont-elles présentes dans sa famille ?) afin de définir un diagnostic rigoureux de la maladie. Il évalue également la gravité de l’essoufflement. Pour ce faire, le médecin réalise une spirométrie, un test respiratoire fiable, où le patient doit souffler le plus fort et longtemps possible dans un tube relié à un appareil. Plus les voies aériennes de la personne sont encombrées, plus le volume d’air expiré est faible. Ce test permet donc de mesurer le volume d’air des poumons. Et de définir à quel stade en est la maladie (de 1 à 4).

Une fois les tests (spirométrie et questionnaires) passés, le patient est pris en charge. Le médecin peut prescrire la prise de bronchodilatatoires, médicaments qui améliorent le débit d’air des voies respiratoires. Pour ceux contraints de changer leurs activités quotidiennes à cause d’un essoufflement intense, une réhabilitation respiratoire peut être mise en place. Celle-ci peut passer par la kinésithérapie respiratoire et l’éducation thérapeutique.

Pour traiter des formes de BPCO plus graves, les patients ont parfois recours à l’oxygénothérapie. Cette administration d’oxygène doit être faite au moins 15 heures par jour.

L’arrêt de consommation de tabac et de cannabis est fortement recommandé lorsqu’une BPCO est diagnostiquée.

 

Cohabiter avec une BPCO

Il est possible de vivre avec une BPCO. Pour cela il faut toutefois rester vigilant. Le patient doit donc suivre son traitement convenablement et faire attention à ses éventuels effets secondaires.

Se faire vacciner contre la grippe et le pneumocoque est également vivement conseillé. Pratiquer une activité physique régulière (sans grande intensité), avoir un régime alimentaire équilibré et surveiller attentivement son poids sont autant de conseils pour mieux vivre avec une BPCO au quotidien.

 

À SAVOIR

La bronchopneumopathie chronique obstructive pourrait, selon l’OMS, devenir la troisième cause de mortalité dans le monde d’ici 2030.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here